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lilly et ses livres
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19 septembre 2006

Acide Sulfurique ; Amélie Nothomb

2226167226Édition Albin Michel ; 192 pages.
15,90 euros.

Imaginez un jeu de télé réalité dans un camp de concentration et d'extermination.

Sans être une fan d'Amélie Nothomb, j'aime bien lire ses livres, et elle ne m'a jamais déçue. Acide Sulfurique a fait beaucoup de bruit lors de sa sortie. C'est normal, tous ses romans font couler beaucoup d'encre et déchaînent les passions. Mais cette fois, le contenu de ce roman était directement visé, c'est pourquoi j'ai voulu me faire une idée.
Certes, c'est un sujet délicat que l'auteur a choisi, et qui a pu en choquer plus d'un. Mais je ne vois pas du tout ce livre comme quelque chose d'irrespectueux. Amélie Nothomb a choisi de dénoncer la télé-réalitétélé-réalité, et pour donner du poids à son argumentation, elle a pris un exemple très dur. Pour ma part, je trouve que le pari est plutôt réussi, et que l'histoire n'est pas si invraisemblable que cela (ce qui est très inquiétant d'ailleurs).

En fait, ce livre est un produit 100% Nothomb, avec sa plume excentrique et provocatrice. Ça se lit vite, ça s'oubliera vite aussi sans doute, mais pour ma part j'ai passé un très bon moment. 

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15 octobre 2006

North and South ; Réalisé par Sandy Welch

B0007N1BBCRéalisatrice : Sandy Welch.

Musique : Martin Phipps.

Acteurs : Richard Armitage (John Thornton), Daniela Denby-Ashe (Margaret Hale), Sinead Cusack (Mrs Thornton), Leslie Manville (Mrs Hale), Tim Pigott-Smith (Mr Hale), Pauline Quirke (Dixon), Brendan Coyle (Mr Higgins), Anna Maxwell Martin (Bessy Higgins).

"C'est le choc de deux Angleterre que le roman nous invite à découvrir : le Sud, paisible, rural et conservateur, et le Nord, industriel, énergique et âpre. Entre les deux, la figure de l'héroïne, la jeune et belle Margaret Hale. Après un long séjour à Londres chez sa tante, elle regagne le presbytère familial dans un village du sud de l'Angleterre. Peu après son retour, son père renonce à l'Eglise et déracine sa famille pour s'installer dans une ville du
Nord. Margaret va devoir s'adapter à une nouvelle vie en découvrant le monde industriel avec ses grèves, sa brutalité et sa cruauté. Sa conscience sociale s'éveille à travers les liens qu'elle tisse avec certains ouvriers des filatures locales, et les rapports
difficiles qui l'opposent à leur patron, John Thornton."

L'adaptation de ce roman est enchanteresse. Les acteurs sont iréprochables, Richard Armitage possède un visage expressif et une voix envoûtante qui en font un John Thorton indiscutable. Quant à Daniela Denby-Ashe, elle correspond parfaitement à la jeune fille fière et bien élevée, totalement étrangère au monde du Nord de l'Angleterre, décrite dans le roman. Mrs Thorton est une mère aimante pour son fils, et une femme froide pour le reste du monde, tout comme elle l'est dans le roman. J'aime aussi beaucoup Nicholas Higgins et Dixon.

Un effort particulier semble avoir été accordé aux décors, la ville industrielle où les saisons ne sont pas marquées, l'usine de Mr Thorton qui nous dévoile le dur travail des ouvriers. Et le cimetière, qui symbolise à la fois tous les malheurs qui arrivent et la sensation pour ceux du Sud d'être dans une ville maudite, où ne vivent que des damnés. Ceci contraste parfaitement avec Helstone, village extrêmement lumineux et fleuri qui nous donne la sensation d'être dans un rêve. La présence très importante du chemin de fer, invention de la Révolution industrielle, marque aussi les liens entre le nord et le sud de l'Angleterre.

Les dialogues sont très bien adaptés. A la courtoisie parfois hypocrite du sud s'oppose la franchise parfois violente du nord.

Quant à la musique, elle est absolument magnifique, et correspond très bien à l'histoire, alliant des passages d'une grande douceur avec d'autres plus rapides, plus assurés, et plus violents.

Le seul repproche que je pourrais faire à cette adaptation est la scène finale. Bien que magnifiquement interprétée et d'une grande poésie, elle ne peut pas nous empêcher de regretter celle du roman, pleine d'humour et de tendresse... Mais sinon, rien à redire. La BBC a une nouvelle fois prouvé qu'elle produisait les plus belles adaptations !

N.B : Le coffret de North and South n'existe qu'en VOST. Mais lorsque l'on a lu le livre et que l'on a un minimum de notions en anglais (comme moi ;-)), cela n'est pas dérangeant. Et puis, je vous assure que la voix de Richard Armitage est inimitable...

"I wish I could tell you Edith, how lonely I am, how harsh and cold it is here." "I think god has forsaken this place, I believe I have seen Hell, and it's white, it's snow white."

29 septembre 2006

Je me souviens de tout ; Isabelle Desesquelles

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"Dans sa chambre d'hôpital, Laure se souvient de tout. De la grande maison l'été, la grange, le torrent, un royaume pour son imagination fantasque. De l'échappée belle à Cassis et du sable sur sa peau. De sa mère, à laquelle elle n'a pu dire au revoir. De Paule et Fanny, ses bienfaitrices, qui s'aimaient en silence. De Lucas le musicien, l'homme d'une vie. Et de leur première nuit. Intacte. Laure, enfin, se remémore le terrible secret qui brutalement l'éloigna de lui, les séparant pour de longues années. Mais Lucas est en route, il revient... Laure l'attend."

C'est un roman plein de simplicité et de sensibilité que nous offre Isabelle Desesquelles, à travers Laure, son héroïne, qui est en train de mourir d'un cancer du sein, et qui ne s'accroche à la vie plus que pour revoir l'amour de sa vie, Lucas. Elle nous raconte sa vie, faite de drames, la mort de sa mère, le secret qui l'a entourée et qui a brisé le bonheur de deux enfants, le départ de Lucas. Mais une vie aussi faite de voyages et d'attente. Toujours pour la même personne, Lucas. Ce Lucas qui a fuit, dévasté par la découverte d'une vérité insupportable, qu'il n'a jamais pu surmonter. C'est pourquoi il revient, vingt ans après, auprès de Laure.

"J'ai porté le coquillage à mon oreille, une dernière fois j'ai écouté la mer avant de le déposer aux pieds de l'ange.

Quand je suis revenue près de la tombe, elle était refermée, la terre balayée, ma rose, elle, s'était perdue non loin d'une tombe étincelante." (Laure ; page 54)

"J'ai retrouvé le coquillage, reconnu l'inscription, Ici repose un ange, à demi effacée par le temps. Dans le soleil, le cimetière semblait un vaste jeu de dames. L'ombre jouait d'une tombe à l'autre, marquant des points, ôtant leur lumière aux corps ensevelis sous la pierre. J'ai aimé le chiendent courant sur la stèle, son vert tendre, vivace et tenace. J'ai débarrassé le ventre rose du coquillage de sa poussière et, dans ce petit cimtière, poussé au milieu des vignobles, j'ai écouté la mer." (Lucas ; page 161)

27 octobre 2006

La circoncision ; Bernhard Schlink

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Edition Folio 2 euros ; 84 pages.
2 euros.

"Cinquante ans après la Seconde Guerre mondiale, Andi, un jeune Allemand, et Sarah, une juive dont la famille est rescapée d'Auschwitz, tentent de vivre leur amour malgré le poids du passé."

Bernhard Schlink est le porte-parole de la génération d'après-guerre en Allemagne, et de ses difficultés à trouver sa place dans un monde où le souvenir effroyable du nazisme est très présent. Une fois de plus, il met en scène un Allemand, dont le père a eu des activités floues pendant la guerre. Andi se sent mal à l'aise avec sa fiancée, qui l'aime, mais qui ne peut s'empêcher de le voir comme un "Allemand", dans le mauvais sens du terme. Je m'explique. Pour elle, être Allemand, c'est devoir accepter le passé de ce pays. Elle est révoltée de voir toutes ces reconstructions en Allemagne, pour elle c'est une négation de l'hitlérisme et de ses atrocités. Il est certain que l'on ne peut pas fermer les yeux sur son passé, surtout lorsqu'il est d'une grande noirceur. Mais de son côté, Andi, qui se sent blessé, n'a pas totalement tort. Etre mis sur le même plan que ses parents ou ses grands-parents, ce n'est pas forcément compréhensible. Il refuse de porter la responsabilité de ce qui s'est passé. Et en effet, pourquoi les descendants de meurtriers seraient-ils responsables d'actes commis avant même leur naissance ?

Pour Andy, c'est difficile d'être regardé par sa fiancée, sa famille, ses amis, qui cherchent son côté "typiquement allemand" dans chacun de ses gestes. Il se questionne, et se demande s'ils n'ont pas raison. Mais renier sa culture, son identité, est-ce possible ? Et surtout, n'est-ce pas se plonger à nouveau dans l'oubli ?

" - Si, c'est ce que fait Tina, et d'autres le font aussi. Votre préjugé est comme tous les préjugés ; il a un peu à voir avec la réalité, et un peu avec la peur, et il simplifie aussi un peu la vie, comme tous les petits casiers ou les tiroirs où l'on classe les autres. Vous trouverez toujours chez moi quelque chose qui confirmera votre préjugé, un jour ma façon de penser, une autre fois ma façon de m'habiller, et là, le fait que j'ai ri de tes trous." (page 68)

25 octobre 2006

Le libraire ; Régis de Sa Moreira

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Edition Le Livre de Poche ; 190 pages.
5,50 euros.

"Vous l'avez lu ? Oui, dit le libraire. Moi aussi, répondit le jeune homme. Le libraire lui sourit. Le jeune homme prit confiance : Mais je l'ai offert à quelqu'un... à qui je n'aurais pas dû l'offrir. C'est difficile d'être sûr de ces choses-là, répondit le libraire. Oui, dit le jeune homme. Ne désespérez pas, dit encore le libraire. Certains livres sont à retardement..."

Lorsque l'on voit ce livre, on se demande pourquoi sa couverture nous montre un iceberg. C'est vrai, n'est-il pas question d'un libraire dans ce livre ? En fait, si. Mais ce libraire a une phrase fétiche, "Il y a beaucoup de choses à apprendre sur les icebergs." La raison ? Et puis, quel est le rapport entre le prologue et le livre lui-même ? Car le livre, il nous parle d'une personne, le libraire, qui n'a pas de nom, parce qu'il est libraire sept jours sur sept et vingt-quatre heures sur vingt-quatre (ça devrait faire rêver certaines bloggueuses). Il nous raconte son métier, sa passion. Il ne vend que les livres qu'il a aimés, et donc lit tous les livres de sa bibliothèque. Quand il aime trop un livre, il peut refuser de le vendre. S'il sent que son livre ne se plaira pas avec la personne qui veut l'acheter, il ne le vend pas.

Il a d'autres manières très bizarres ; il prend une tisane dès qu'un client entre dans sa librairie, il arrache souvent une page d'un livre, puis l'envoie à l'un de ses nombreux frères et soeurs... Quelque part, ce livre est terrifiant pour nous, grands lecteurs. Car cet homme qui lit tout le temps vit dans un monde fait uniquement de livres. Il ne sort jamais de sa librairie, ne mange que des livres, n'a plus aucun ami, ni aucune personne à aimer. Ses seuls contacts sont ses clients, ceux qu'il met à la porte, et ceux qu'il aime bien. Il a aussi son facteur, et puis les témoins de Jéhovah pour relations.

Ce livre est assez étrange. Cependant, je l'ai apprécié, parce que l'on se croirait dans une librairie comme on en rêve, avec ses étagères en bois, le bureau du libraire croulant sous les livres, le libraire connaissant toute sa librairie par coeur, la lampe à pétrole le soir...

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20 octobre 2006

Ces livres que l'on ne trouve nulle part...

Je ne sais pas si vous rencontrez le même problème que moi, mais c'est assez courant que les livres que je recherche soient non seulement indisponibles à la vente, mais en plus absents des bibliothèques... J'en ai encore fait deux fois l'amère expérience ces deux derniers jours.

Ainsi, après avoir été séduite par Charlotte Brontë, j'ai voulu continuer mon exploration de cette auteure en lisant Villette, la seule édition disponible en français est à plus de vingt-cinq euros, et comprend trois livres des soeurs Brontë, dont un que je possède déjà.

Aujourd'hui, en furetant sur le blog d'Allie, j'ai lu son commentaire de Miles et Isabel, puis j'ai lu le premier chapitre en ligne. Mais dès que j'ai voulu l'acheter, je me suis aperçue qu'il n'existait pas en France...

2752900031J'ajouterai la même chose pour tous les livres ou presque d'Elizabeth Goudge, ainsi que pour Route des Indes de E.M. Forster.

Certes, la joie n'en est que plus grande lorsque l'on met la main sur le livre tant désiré, comme cela s'est produit avec Sanditon de Jane Austen (l'édition achevée du Livre de Poche). Il n'empêche que cela me fait pester pendant des jours et des jours ce genre de choses.

C'est vrai que l'on pourrait me dire qu'à vue d'oeil, ma PAL est suffisamment haute pour être pleine de bons livres, mais quand je ne peux pas obtenir ce que je veux, je fais une fixation, et je ne peux pas m'empêcher d'être frustrée... Je me dis que je rate quelque chose, que c'était forcément LE bouquin à avoir lu...

19 octobre 2006

Alcools ; Apollinaire

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Les trois arbres, automne ; Claude Monet


Automne Malade

Automne malade et adoré
Tu mourras quand l'ouragan soufflera dans les roseraies
Quand il aura neigé dans les vergers

Pauvre automne
Meurs en blancheur et en richesse
De neige et de fruits mûrs
Au fond du ciel
Des éperviers planent
Sur les nixes nicettes aux cheveux verts et naines
Qui n'ont jamais aimé

Aux lisières lointaines
Les cerfs ont bramé

Et que j'aime saison que j'aime tes rumeurs
Les fruits tombant sans qu'on les cueille
Le vent et la forêt qui pleurent
Toutes leurs larmes en automne feuille à feuille
Les feuilles
Qu'on foule
Un train qui roule
La vie
S'écoule

Guillaume Apollinaire

13 octobre 2006

Jane Eyre ; Charlotte Brontë

9782253004356_G_1_Orpheline, Jane Eyre est élevée jusqu'à l'âge de dix ans par une tante qui la hait, et qui finit par l'envoyer à Lowood, une école où elle passe huit ans. Sa seule amie, Helen, y meurt du typhus lors d'une épidémie. Bien que timide, Jane parvient à devenir institutrice à Lowood, avant d'être recrutée comme gouvernante à Thornfield, la demeure d'un certain Mr Rochester.
Elle ne tarde pas à être témoin d'événements inquiétants que tout le monde tait, et à se prendre d'affection pour son maître torturé et lunatique.

Je me demande comment j'ai pu ne pas lire ce livre avant cette semaine... Il s'agit de l'un des plus beaux romans que j'ai lus. Aucune mièvrerie dans ce livre, tout est vrai, simple, pur. Les héros ne sont pas des personnes parfaites, ils ne sont pas beaux, ni à l'abri de tous les vices. L'un a un passé trouble et possède un caractère très sombre de prime abord. L'autre semble frêle et timide, mais est en fait très sûre de ses opinions, et d'une grande franchise. 
L'ambiance est incroyable. Il y a du brouillard, une demeure immense et pleine de secrets, de la violence et une sensualité certaine. Certaines scènes ont été jugées scandaleuses lorsque le livre est sorti (celles où Jane Eyre et Mr Rochester expriment physiquement la tendresse qu'ils éprouvent l'un pour l'autre). C'est certain qu'il fallait que l'auteur ait une grande indépendance d'esprit pour décrire ces gestes d'affection, mais c'est surtout très heureux, car ce sont les moments les plus forts et les plus touchants du roman. Tout comme avec le livre d'Emily Brontë, on se demande comment une fille de pasteur a pu écrire un roman si flamboyant.
Je pensais lire un livre extrêmement sombre et déprimant, mais Jane Eyre a été un enchantement du début à la fin.

Un énorme coup de coeur !

NB : Si vous possédez l'édition du Livre de poche, ne lisez pas la quatrième de couverture, elle révèle la principale énigme du roman, ce qui est extrêmement dommage.

10 octobre 2006

Danger. Com Nom de code : Gemini 7 ; Jordan Cray

129_1_"Certaine personnes ont un don pour se compliquer la vie. Demandez à Jonah. Il avait tout pour être heureux. L'été approchait et il s'entendait à merveille avec sa copine. Mais voilà, il a fait cette rencontre sur internet. Cette rencontre avec une créature superbe. Une fille comme on n'en voit que dans les magasines. Mais derrière les visages d'ange se cachent parfois des démons...Des démons prêts à tuer ! "

J'avais adoré ce livre au collège, et l'année dernière, j'ai voulu le relire. Et là, j'ai réalisé que je ne le possédais plus. L'ennui, c'était que je ne me souvenais pas du titre du livre. Après une (très) longue recherche sur internet, j'ai fini par le retrouver. Et j'ai même déniché une librairie qui le vendait toujours ... Cette histoire est destinée aux adolescents, mais finalement, je trouve que les thèmes qu'elle traite ne sont pas si au-dessous de nous que cela. Le fait de ne jamais se contenter de ce que l'on a, de refuser de voir sa chance, son bonheur, cela arrive à tous les âges. Et puis, cette histoire est vraiment charmante. On s'attache à Jonah, et surtout à Jen. Un livre vraiment très sympathique, avec une histoire bien ficelée.

28 septembre 2006

La passagère ; Barbara Ewing

2253111252"Londres, 1849. L'épidémie de choléra fait rage. Sir Charles Cooper, éminent parlementaire et homme d'affaires, décide d'envoyer sa plus jeune fille, l'étrange et très belle Harriet, à la campagne, loin de Mary, sa sœur bien-aimée. A Rusholme, Harriet découvrira un monde bien différent. Elle y rencontrera Edward, son cousin, qui rêve de partir pour la Nouvelle-Zélande, sa tante Lucretia, si dépendante de son laudanum, ainsi que la formidable lady Kingdom et ses fils, deux des plus beaux partis du royaume. Pourtant, la jeune fille n'aspire qu'à retrouver sa sœur. Quand Harriet regagne enfin son foyer, Londres est devenu pour elle plus dangereux que jamais. Sa santé tant physique que mentale et sa liberté sont en jeu. Fuir semble être son unique salut. Seule et sans ressources, Harriet arrivera-t-elle à survivre ? Parviendra-t-elle à se construire une nouvelle vie ? La Passagère nous entraîne dans les recoins les plus sombres du Londres de l'Angleterre victorienne, puis sur les mers jusqu'en Nouvelle-Zélande, aux premières heures pleines d'espoir de la colonisation. "

En tant qu'admiratrice de l'Angleterre du XIXème siècle, j'ai une certaine exigence en ce qui concerne les romans écrits sur la période (mes critères sont bien entendu purement personnels, et ne sont donc valables que pour moi). J'étais attirée par le résumé de ce livre, mais j'avais vu que l'auteur était contemporaine, et qu'il s'agissait d'une actrice américaine. Je n'ai rien contre les actrices américaines, cependant j'avais du mal à concevoir que l'on puisse écrire un bon livre sur l'époque victorienne sans être Anglais et contemporain de la période. Mais quelle agréable surprise ! Barbara Ewing s'est de toute évidence beaucoup documentée sur la période. C'est à la fois l'histoire d'Harriet qu'elle nous propose, mais aussi celle de la vie londonienne avec ses différentes classes sociales qui ne se comprennent pas, de ces migrations un peu à l'aveugle vers la Nouvelle-Zélande, pays plein de promesses pas toujours tenues... C'est bien écrit, il y a beaucoup de détails, les personnages sont attachants. On sent que l'auteur a aimé écrire ce livre, et ce plaisir est contagieux.

28 septembre 2006

Giorgia Nicolson ; Louise Rennison

9782070508198_1_"Georgia Nicolson a 14 ans et trouve que sa vie est un enfer ! Son chat se prend pour un rottweiler, son père voudrait aller vivre en Nouvelle-Zélande, sa mère porte des jupes trop courtes pour son âge, sa meilleure amie ne perd pas une occasion de lui casser le moral et le garçon le plus canon du quartier sort avec une cruche aux oreilles décollées au lieu de comprendre que Georgia est la femme de sa vie. Enfin, s'il n'y avait que ça, elle pourrait survivre, mais il y a cette chose gigantesque au milieu de son visage, son nez ! "

Ainsi commencent les aventures de cette adolescente à moitié folle, qui nous fait rire par ses bourdes et ses idées totalement délurées. Giorgia est une caricature poussée à l'extrême de l'adolescente d'aujourd'hui, obsédée par les garçons, le Top Gang (ses copines), et son apparence (mettre des chaussures taille 37 quand vous faites du 41, il faut vraiment le vouloir très fort !!! ). Ajoutez à cela des parents qui refusent de se voir vieillir, une petite soeur terrifiante, et un chat qui ne l'est pas moins, des expressions bien à elle, et vous obtiendrez cette série pleine de piquant dont on ne se lasse pas. J'ai connu Giorgia au lycée, bien qu'un peu rebutée au début par les couvertures aux couleurs criantes des livres, et j'achète depuis le tome qui sort chaque année.9782070537990_1_

Un petit conseil, évitez de lire Louise Rennison dans un lieu public, vous risqueriez de vous retrouvez dans des situations assez embarrassantes (éclats de rire non contrôlés et autres)...

27 septembre 2006

Une grande fille comme toi ; Lorraine Gance

6541494_1_" Franchement ! Une grande fille comme toi, tu ne devrais pas faire des choses pareilles... " Et bien si. Justement. Ces femmes-là peuvent tout. Libérées du carcan du mariage, ou n'y ayant jamais goûté, Tiphaine, Julia, Laure et Chloé osent tout. Tout plaquer pour un pianiste cubain, aimer les hommes dans toutes les positions et comparer, essayer les filles et les préférer, refuser de faire des enfants, militer contre le mariage hétéro, dépenser tout son salaire en chaussures... Touchantes, drôles, mateuses, branchées, sexy, idéalistes, ces quatre célibattantes nous font partager leurs rêves et leurs secrets comme un gros macaron de Ladurée. Vous voulez savoir ce que se disent les femmes ? Vous vous demandez si l'orgasme féminin est un fantasme ou une réalité, comment elles rentrent dans du trente-huit alors qu'elles font du quarante, comment elles ne font que du quarante avec tout ce qu'elles mangent et ce qu'elles boivent et quelle est la variété des concombres qu'elles se mettent... sur le visage ? Ce livre est pour vous. Vous ne voulez rien savoir de tout cela, ce livre est pour vous aussi... Il n'est jamais trop tard pour combler ses lacunes ! Chaussez vos " Manolo " et suivez-les dans les rues de Paris. Vous les croiserez peut-être au bar à eau chez Colette, à la piscine de l'hôtel Costes, aux soldes chez Gucci. Ce Sex in the City séduira toutes les Bridget Jones françaises, parce que nous aussi, on le vaut bien.

Voilà un livre pour se détendre, lorsque l'on est à la plage, ou que l'on a un petit coup de blues. Ce livre ressemble fortement à Sex and the City, même si je n'en ai pas regardé beaucoup d'épisodes, avec quatre copines qui ont chacune un peu de la personnalité de leur "double" américain. Toutes, elles veulent vivre leur vie comme elles l'entendent, ne plus être traitées comme des enfants, dont elles ont pourtant gardé la gaité de vivre. Souvent elles nous font sourire, parfois même rire, et quand on referme ce livre (assez bref), on a passé un bon moment en leur compagnie, même s'il ne faut pas en attendre plus.

27 septembre 2006

Anges et Démons ; Dan Brown

article__ANGES_ET_DEMONS_1_"Une antique confrérie secrète : les Illuminati. Une nouvelle arme dévastatrice : l'antimatière. Une cible invraisemblable : le Vatican. Robert Langdon, le célèbre spécialiste de symbologie religieuse, est convoqué au CERN, en Suisse, pour déchiffrer un symbole gravé au fer rouge retrouvé sur le corps d'un éminent homme de science. Il s'agirait d'un crime commis par les Illuminati, une société secrète qui vient de resurgir après une éclipse de quatre siècles et a juré d'anéantir l'Eglise catholique. Langdon ne dispose que de quelques heures pour sauver le Vatican qu'une terrifiante bombe à retardement menace ! Après le succès international du Da Vinci code, cette nouvelle enquête de Robert Langdon nous entraîne à Rome, dans ses églises et ses catacombes, au cœur même du Vatican où les cardinaux sont réunis en conclave."

Au début, on a l'impression de relire le Da Vinci Code, avec le réveil de Robert Langdon en pleine nuit, un assassin fanatique, un mystérieux "cerveau", et une jeune et jolie fille, étroitement liée à la victime de l'assassin, et disposant d'une connaissance parfaitement adaptée à la situation. Au bout de cent pages, on se dit qu'on ferait mieux de reposer ce livre, mais on continue. C'est long, c'est assez mal écrit (ou traduit). Et puis, dans les cinquante dernières pages, tout s'accélère, et c'est finalement au moment où l'on commence à être pris dans l'histoire que celle-ci s'achève. Un peu dommage tout de même. Je pense que si je n'avais pas lu le Da Vinci Code, j'aurais aimé, mais deux fois la même chose, lorsque l'on ne possède pas un bon style, c'est trop.   

31 mars 2009

Bilan trimestriel

Nous voilà arrivés à la fin mars, et je dois dire que je suis très satisfaite côté lectures :

Commençons par les challenges :

- j'ai lu 3 des 4 livres de mon Challenge Blog-o-trésors : La nuit des temps m'a beaucoup déçue, mais j'ai énormément apprécié Le portrait de Dorian Gray et surtout La cloche de détresse.
Il me reste donc à découvrir Voyage au bout de la nuit, celui qui me fait le plus peur, mais aussi celui que j'avais le plus envie de lire au départ.

- Mon Challenge ABC est lui aussi bien parti. J'ai lu 9 des livres prévus : un seul titre a été modifié, en gardant le même auteur. Trois autres ne correspondent pas aux lettres, mais j'avais prévu de ne pas me forcer. Et jusque là, seulement des lectures qui vont de l'agréable au chef d'oeuvre.

Pour l'instant, les lectures que j'ai le plus appréciées cette année sont Last Exit to Brooklyn et Le Général du Roi. Deux livres très différents qui m'ont captivée différemment. Je voulais faire un top 3, mais il y a déjà beaucoup trop de candidats.
Des auteurs que je continue à découvir et qui me passionnent toujours autant : Ishiguro, Huston, Faulkner et McEwan notamment.
J'ai terminé His Dark Materials, et commencé une nouvelle trilogie qui s'annonce passionnante, celle de Gormenghast.
Seulement deux déceptions (plus une petite dont je n'ai pas eu envie de vous parler ici) : A moi pour toujours et La nuit des temps.

Je vais essayer de continuer sur cette bonne lancée !

1 juillet 2009

Bilan trimestriel

Avec la fin juin arrive le deuxième bilan trimestriel de l'année.

Niveau challenge, ça se profile toujours bien :
- j'ai un peu beaucoup triché, mais j'en suis à seize livres de lus en ce qui concerne mon Challenge ABC, et toujours aucune déception.
- quant à mon Défi blog-o-trésors, je suis en train de le terminer.
Autant vous dire que je suis très fière de moi ^^

En ce qui concerne les livres qui m'ont le plus plu, les votes ont été à nouveau très serrés. Mon top 3 se compose finalement de :
- Le Maître de Ballantrae, de R.L. Stevenson. Je ne l'aurais pas cru si on me l'avait dit il y a quelques semaines, mais cette lecture s'est révélée très marquante.
- Une vie, de G. de Maupassant. Ce livre m'a fait partir dans une phase de lecture des classiques français, ce qui n'était pas gagné d'avance.
- Les Maîtres de Glenmarkie, de Jean-Pierre Ohl. Parce que depuis le début de l'année, je découvre de très beaux livres français actuels. Même si j'ai sans doute été plus chamboulée par d'autres, les auteurs tels Ohl, Ladjali, et plus récemment (et certes dans une moindre mesure) Sylvie Doizelet, me procurent un plaisir que je ne pensais plus pouvoir éprouver face à cette littérature.
Il y avait d'autres candidats très sérieux, et si je refaisais cette liste demain elle serait peut-être (sans doute) différente...   

Niveau déceptions, j'en connais certaines qui vont encore avoir mal au coeur, mais Madame Bovary restera un grand échec pour moi. La Fille des Louganis ne m'a pas non plus convaincu. Cela dit, pas de grands moments de solitude face à un livre ce trimestre, je suis loin d'avoir été aussi perplexe face aux deux livres que je viens de citer que je l'aie été face à La nuit des temps.

On se dit à dans trois mois ? (pour le prochain bilan, pour le reste j'essaie de vous faire au moins un billet avant la fin de la semaine)

4 mars 2007

Mon choix de parutions poches...

J'attends souvent les sorties en poche de certains romans. Soit parce que je les ai lus et adorés en grand format de la bibliothèque et que je souhaite les acquérir. Soit parce que je ne les ai pas trouvés en grand format, et donc, je compte me jeter dessus dès leur sortie. Soit parce que je les ai lus et adorés, et que je compte bien vous les faire lire...

J'ai donc fait un petit tour chez les éditeurs, et voici mes trouvailles :

Chroniques de l'asphalte ; Samuel Benchétrit (Pocket)
La lanterne des morts ; Frédéric Fajardie (Le Livre de Poche)
La touche étoile ; Benoîte Groulte (Le Livre de Poche)
L'infortunée ; Wesley Stace (J'ai Lu)
Pauline ; George Sand (Folio 2 euros)
Les amants d'Avignon ; Elsa Triolet (Folio 2 euros)
De la maladie ; Virginia Woolf (Rivages)
Mansfield Park. Ou les trois cousines, Édition revue et augmentée ; Jane Austen (Archipoche)

29 juin 2007

C'est moi le chat...

Mélanie, La Liseuse et Margoulette m'ont touchée. Ignorer la première était possible, mais il semblerait que je sois victime d'un complot.
Comme j'ai refusé de révéler 5 secrets dernièrement, me voilà contrainte de vous dire 7 choses sur l'être absolument formidable que je suis (non, pas de smileys, c'est la vérité).

1- Je suis très mauvaise joueuse, du coup je n'aime pas être le chat... 2 - d'ailleurs, je déteste ces bestioles : voilà, vous vouliez des révélations choquantes, soyez satisfaits. Là je sens que tout le monde va me détester, si j'en crois la dernière étude de Flo...

3- Je suis très rancunière. Qui que vous soyez pour moi, si vous me faites un sale coup, je vous rayerais définitivement et sans aucun état d'âme de mes fréquentations du jour au lendemain. J'ai trop souffert quand j'étais plus jeune "d'amis" (et même plus) qui me prenaient pour une idiote...

4- Je vais me faire taper, mais je lis parfois la dernière page des livres en cours... C'est mon côté "j'aime pas les histoires tristes". Il m'est arrivé de laisser tomber un livre parce que la fin ne me plaisait pas plus d'une fois d'ailleurs... (je précise que je ne fais quand même jamais ça quand je lis un roman policier, à moins de le laisser tomber juste après).

5- J'adore les musiques de film. J'en possède un certain nombre, et il m'est parfois arrivé de voir un film uniquement parce que sa bande originale me plaisait. 6- D'ailleurs, en ce moment, je me passe ce morceau assez souvent.

7- Je déteste parler de moi, j'ai toujours peur d'ennuyer les gens.

Vu que j'ai mis quinze jours à m'y mettre, tout le monde l'a fait sauf La Renarde (on l'oublie toujours celle-là...).

27 janvier 2007

Mes liens

Billet pas du tout à jour, j'ai quand même enfin supprimé les liens morts et rajouté quelques liens (13/04/2011).

J'ai vu que Allie avait créé un annuaire des blogs qu'elle visitait. Depuis quelques temps, ça m'ennuie beaucoup de ne pouvoir, par souci de clarté, mettre dans mes liens tous les blogs sympathiques que je découvre. J'ai donc décidé de copier Allie en créant la liste des blogs qui peuplent mon Google Reader. Si j'en ai oublié (et il y en a sûrement), je m'en excuse. Je corrigerais cela tout de suite si vous me le signalez.

Evénements :

Blog-O-Book

Le Blog du Read-A-Thon

Sites de lecture :

Critiques libres

Lecture/Ecriture

Les chats de bibliothèque

Librairies :

Neverland (chez Lamousmé)

Blogs essentiellement centrés sur les livres :

1001 livres (Maggie)

Actu-Livres (Alicia)

Aimez-vous lire ? (Hélène)

Amanda Meyre

Au fil des livres (LN)

Cathulu

Chaplum (Manu)

Chez Clarabel (suite Chez Clarabel 2)

Chez Clarabel (2)

Cunéipage

Dame Yseult (Beloved). On la retrouve sur Au fil de mes lectures

Eireann (chez Yvon)

Happy Few (fashion victim)

Insatiable lectrice (Anne)

In Cold Blog

Je (ne) lis (pas) (Cécile) : des chroniques fantastiques débordant d'humour. (blog en sommeil)

Journal d'une lectrice (Papillon)

Karine et ses livres

La bibliothèque d'Allie

La bibliothèque de Cléanthe

La Lettrine (Anne-Sophie)

Le blog bleu (Céline)

Le dévore tant (Eiluned)

Le Golb de Thom et le Golb 2

Le livroblog d'Hilde

Le monde dans les livres

Le terrier (Chiffonette)

Les chroniques de Chrestomanci (Virginie)

Les fanas de livres

Les jardins d'Hélène (Laure)

Les lectures de Caro[line] et Cinquième de couverture.

Les lectures de Kalistina

Lily et ses livres

Lire et écrire (Emeraude). On la retrouve Là où les livres sont chez eux.

Lire oui, mais quoi (Yue yin)

Ma bibliothèque (La conteuse)

Mon coin lecture (Karine)

My Lou Book (Lou)

N.u.l.l.e (Erzébeth) et Camélia sur mousse.

Plaisirs à cultiver (Titine)

Pralineries (Praline)

Près de la plume... au coin du feu (Romanza)

Qu'importe le livre, pouvu qu'on ait livr'esse (Morwenna)

Sylire : La vie est un roman

Tamaculture (Tamara)

Un renard dans une bibliothèque (Céline). On la retrouve sur Casa Nova.

Voyager... Lire... (Cryssilda)

Charme, poésie et convivialité :

A l'heure du thé (Allie)

Des livres et des champs (Bellesahi)

L'air de repos de Mélanie

La maison de vie de Lamousmé

Magique Irlande (Maeve)

Vivre à la campagne (Allie)

Y'a d'la joie (Choupynette)

 

11 juillet 2007

Comment je choisis mes livres...

Hélène m'a gracieusement conviée à vous révéler comment je choisis mes livres. Voici donc (encore) des scoops :

- Les auteurs qui m'ont déjà plu : ça ne marche pas toujours, mais pour Kazuo Ishiguro, Jane Austen, ou encore E.M. Forster, c'est toujours un plaisir de les lire. Quand j'ai épuisé leur bibliographie, je cherche des auteurs qui leur sont associés. Ça m'a fait découvrir plus d'une fois des romans absolument fantastiques.

- Les médias : c'est très rare, mais c'est après une émission que j'ai couru acheter Les jours fragiles de Philippe Besson, dont je n'avais jamais entendu parler. Je l'ai lu sur les bancs de la fac tellement j'ai aimé (très sérieux, je sais...).

- Les blogs : si je note beaucoup de livres que je ne lis finalement pas, ça arrive régulièrement que j'achète un livre vu sur un ou plusieurs blogs. Ça m'a permis de faire de très belles découvertes comme Léviathan de Paul Auster, L'ancre des rêves de Gaëlle (lui, je n'en aurais probablement jamais entendu parler autrement), ou Lignes de faille de Nancy Huston.

A force, je sais avec quels blogueurs j'ai des goûts en commun, donc je ne me trompe pas trop. Mais c'est vrai que la plupart du temps, je suis moins enthousiaste au final que le blogueur qui a conseillé le livre.
Et puis, je lis quand même pas mal de livres qui sont peu (voire pas) évoqués dans la blogosphère. Par exemple, les "classiques", genre assez peu prisé parmi nous (sauf quelques exceptions comme Céline, mais elle ne poste pas suffisamment !! ).

- Je suis aussi la "mode" . Par exemple, la sortie de l'adaptation de La duchesse de Langeais m'a donné envie de me remettre à Balzac. Celle de Une vieille maîtresse m'a fait acheter du Barbey d'Aurevilly.

- J'ai également mes éditeurs chouchous. Quand un livre est édité chez Folio, Phébus ou 10/18, je lui porte beaucoup plus d'attention que s'il l'est chez un autre éditeur. Leur ligne éditoriale me convient mieux, et puis j'aime beaucoup leurs couvertures.

- Et oui, la couverture est très importante pour moi. D'ailleurs, quand un livre existe chez plusieurs éditeurs, je prends presque toujours celui qui a la plus belle couverture. Le titre également a un grand rôle. Même si on ne peut pas se fier à ce seul critère...

- Enfin, le hasard, l'envie du moment y sont beaucoup dans mes choix de livres. Quand je passe à la librairie et que je farfouille, si mon regard est attiré par un livre dont je n'ai entendu parler nulle part mais qui me tente, j'ai plus de chances de le prendre que s'il est surligné sur ma LAL car j'ai tendance à remettre l'achat.

Je passe la main à La Renarde (qui n'échappera plus à aucun questionnaire désormais, je saurais y veiller), Clarabel (là, je suis très très curieuse), Anne (qui a osé nous montrer sa PAL et qui a sûrement plein d'astuces à nous confier), et Choupynette (on va enfin savoir si sa LAL en quarante-cinq tomes lui sert à quelque chose...).

25 mars 2007

Le questionnaire des Quatre

Merci à Beloved et à Virginie/Chrestomanci de m'avoir désignée...

Les quatre livres de mon enfance :

- Les malheurs de Sophie/Les petites filles modèles/Les vacances de la Comtesse de Ségur.
- Les Sylvain et Sylvette.
- La petite sirène de Disney.
- Les aventures de Oui-Oui d'Enid Blyton.

Les quatre écrivains que je lirai et relirai encore :

- William Makepeace Thackeray.
- Kazuo Ishiguro.
- Nancy Huston.
- Jane Austen.

Les quatre auteurs que je n’achèterai (ou n'emprunterai) probablement plus :

- Paolo Coelho.
- Tania de Montaigne.
- Jean-Paul Dubois.
- Michel Houellebecq.

Les quatre livres que j’emmènerais sur une île déserte :

- La foire aux vanités ; William Makepeace Thackeray.
- Persuasion ; Jane Austen.
- Avec vue sur l'Arno ; Edward Morgan Forster.
- Les Hauts de Hurle-Vent ; Emily Brontë.

Les quatre premiers livres de ma liste à lire :

- la suite de la série "Charlotte et Thomas Pitt".
- L'ancre des rêves de Gaëlle Nohant.
- La duchesse de Langeais ; Honoré de Balzac.
- Si c'était si évident, je ne ressortirais jamais de la librairie avec des livres qui n'étaient même pas sur ma LAL...

Les quatre x quatre derniers mots d’un de mes livres préférés :

" Il attendit un moment dans l'allée, puis s'en retourna vers la maison corriger ses épreuves et songer au moyen de dissimuler la vérité à sa femme. "

Maurice ; Edward Morgan Forster

Les quatre lecteurs ou lectrices dont j’aimerais connaître les quatre :

- Choupynette (tu as le choix entre publier ta LAL et ça...).
- Allie
- Céline/La Renarde
- Anne (pour te souhaiter un bon retour...).

23 décembre 2006

Le questionnaire du 7

Florinette m'a aimablement refilé le bébé...

7 choses que vous faites bien :

- Râler
- Acheter des livres
- Mettre les gens en boîte
- Plaisanter
- Bavarder
- Bouquiner
- Rêver

7 choses que vous ne pouvez/savez pas faire :

- Pardonner
- Garder mon porte-monnaie fermé
- Dire aux gens combien je les aime
- Cuisiner
- Admettre que j'ai tort
- Supporter les pleurs et les cris des enfants
- Aller vers les autres

7 choses qui vous attirent dans le sexe opposé :

- La franchise
- La galanterie
- La taquinerie
- Le sentiment d'être en sécurité
- L'impression d'être quelqu'un de bien quand IL me regarde
- La façon de comprendre les choses différemment
- L'humour

7 choses que vous dites souvent :

- P..... !
- Mon Dieu ! (sans aucune implication religieuse)
- C'est pas vrai !
- Mais euh...
- J'en sais rien
- Au revoir !
- Je suis occupée là !

7 béguins pour une célébrité :

- Colin Firth
- Hugh Grant
- L'acteur de Coup de foudre à Bollywood
- Eric de La petite sirène
- Robbie Williams
- Philippe de La Belle au bois dormant
- Le dernier, je peux pas vous le dire, c'est trop gênant...

7 personnes dont vous voudriez qu'elles répondent à ce questionnaire :

Hum, je ne sais pas. Céline peut-être. Choupynette ne s'y est pas encore collée ? Non, sérieusement, qui veut...

2 novembre 2006

La Bibliothèque Idéale

En furetant sur le site du magazine Lire, j'ai trouvé un lien vers bibliothaeca idealis. Quand on cherche des idées de lectures, on est toujours un peu perdu. Ce site recense les livres préférés toutes époques et tous genres confondus, selon un classement des lecteurs.

Il donne également des liens vers une liste spécialisée dans la littérature anglophone ici.

Pour la littérature russe, cliquez ici.

Et j'ai également trouvé un palmarès allemand ici.

Je sais, ce n'est pas très significatif, les livres adorés par le public ne sont pas forcément des chefs d'oeuvre. Mais ces listes peuvent attiser notre curiosité, elles ne donnent pas que des références de romans "classiques" (Amélie Nothomb, Umberto Eco, ou Paolo Coelho font partie du classement). Et puis, je pense que pour aller voter sur un site pour les livres que l'on aime, il faut être quelqu'un qui aime la lecture, et qui a envie de partager ses coups de coeur. A voir donc !

8 octobre 2006

Une rubrique un peu spéciale dans mon monde de livres...

Certains des livres que je vous présente, notamment les "classiques", ont fait l'objet d'adaptations pour la télévision ou le cinéma. Cela permet de faire découvrir notre patrimoine littéraire à ceux qui n'ont pas toujours le temps ou l'envie de lire. Mais cela a aussi un autre intérêt, celui de confronter notre propre interprétation et représentation d'un livre avec celles des réalisateurs et des spectateurs. Le choix des acteurs, des dialogues, des costumes, de la musique sont très intéressants à étudier.

Vous verrez que je peux être très virulente lorsque je considère que l'on a écorché un de mes livres préférés... J'espère que vous ne m'en tiendrez pas rigueur, et que vous argumenterez pour me faire apprécier davantage ces adaptations que je considère malheureuses.

29 mai 2007

Elisez votre livre préféré...

C'est chez Virginie/Chrestomanci. Vous vous souvenez peut-être avoir été sollicités pour dresser la liste de vos dix livres préférés. A partir des votes, Virginie a établit une liste. Maintenant, à nous de choisir notre favori.

Je sais qu'on vote beaucoup ces derniers temps, mais ça ne prend pas de temps, alors au boulot !

10 décembre 2006

Marine, je me souviendrai de toi ; Jacqueline Mirande

Édition Le Livre de Poche ; 151 pages.

" 1789. Marine, jeune fille de quinze ans du Paris populaire, découvre l'amour en la personne de François-Régis de Sénanque. Attirée par l'homme, elle se sent pourtant repoussée par ses manières aristocratiques. Fidèle à ses convictions révolutionnaires, pure, mais sans fanatisme, elle préfère épouser un homme qu'elle n'aime pas, issu du peuple, comme elle.
Quand sonnera l'heure de la Grande Terreur, c'est pourtant François-Régis, l'aristocrate, qui sauvera la tête de Marine. Au long de ces jours amères faits de luttes contradictoires, de douleurs, de reniements, d'intolérance, les deux héros inconciliables découvrent peu à peu la seule cause qui vaille d'être défendue : l'amour. "

Parmi mes lectures d'enfants, j'ai retrouvé ce petit livre, que j'ai dévoré ce matin pour la je-ne-sais-combientième fois. Et à nouveau, je suis tombée sous le charme de ce marquis de Sénanque, qui tombe amoureux fou de cette miséreuse aux yeux violet, Marine, dans le contexte troublé de la Révolution. Un amour qui symbolise les changements de la société, la chute des barrières sociales espérés. Si la Révolution n'apporte pas ce que tout le monde attendait, et s'achève par un retour en arrière très rapide, Marine et François-Régis auront eu le temps de faire leur propre révolution et de s'aimer.
Si le suspens n'est pas très grand en ce qui concerne la relation entre nos deux héros (pourtant je marche à chaque fois...), je trouve que Jacqueline Mirande a très bien su utiliser cet amour pour nous parler de la Révolution. Nous pénétrons dans le monde du petit peuple, de la Noblesse qui n'avait plus que ses titres et qui se retrouve ruinée et souvent obligée de fuir, mais aussi de la société très instable des années 1792/1794. La guerre avec les monarchies étrangères, la guerre civile, la Terreur, les rivalités entre les députés sont abordés, sans donner détails sanguinolents (c'est un livre pour 11 ans et plus...), mais sans non plus cacher les atrocités commises (viols, guillotine qui marchent en permanence, corruption...).
En seulement 151 pages, Jacqueline Mirande nous dresse le constat des abus de la Révolution, de ses contradictions. Dans les prisons révolutionnaires se mêlent anciens nobles, nouveaux bourgeois, députés déchus, gens du peuple, et même généraux révolutionnaires triomphants, symbolisant ainsi les dérives et l'échec de la Révolution. Si celle-ci a permis la naissance de nouvelles idées qui devront désormais être prises en compte, à la fin du livre, la République est déjà instable et prête pour un coup d'Etat...

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