19 septembre 2006

Les Heures ; Michael Cunningham

Sans_titreEdition Pocket ; 226 pages.
5,70 euros.

Même si je n’ai pas lu grand chose d’elle (d’ailleurs, je n’ai jamais réussi a lire Mrs Dalloway), Virginia Woolf est un personnage exerce sur moi une très grande fascination. J’avais entendu parler du film au moment de sa sortie, mais c’est surtout la couverture du roman qui m’a attirée.

Michael Cunningham nous raconte une journée dans la vie de trois femmes, Virginia Woolf en 1923, à Richmond, Clarissa, éditrice à New York à notre époque, et Laura, femme au foyer à Los Angeles en 1949. Le lien qui unit ces trois femmes ? Un livre. Mrs Dalloway. La première l'écrit, la seconde porte le prénom de l'héroïne, et la troisième le lit. Il bouleverse leur vie à toutes les trois, en leur montrant une vision assez déprimante de la vie.

Une fois n'est pas coutume, j’ai regarde le film avant de lire le roman. J’avais pris ce dernier dans mes bagages, mais ma cousine a insisté pour que l’on voit ce film lorsque je me suis arrêtée chez elle. Je n’aime pas vraiment lire un livre quand j’en connais déjà l’histoire par le biais d’un film. L’adaptation de Les heures est en plus l’un des films que je préfère désormais, et elle est très fidèle au roman. En lisant ce livre quelques jours seulement après avoir visionne le film, j’avoue que j’ai d’abord eu un peu de mal. Heureusement, il se trouve que j’étais justement en Angleterre, a Londres, vraiment dans l'ambiance idéale pour faire cette lecture.

Le rythme de ce livre est assez lent, l’ambiance est plutôt lourde, mais c’est parfaitement lisible. Tout d’abord, nous avons trois récits. Même si c’est parfois frustrant de quitter notre personnage préféré a la fin de chaque section, cela permet au lecteur de reste accroche au récit bien plus aisément qu’avec Mrs Dalloway. Pour ma part, j'attendais avec impatience les paragraphes sur Virginia Woolf, tandis que l'histoire de la mère au foyer m'a moins plu. Mais, peu à peu, on est pris dans l'ambiance, et les liens entre les trois femmes, leur fatigue et leur mélancolie s'éclairent peu à peu.
De plus, ce livre est vraiment très bien écrit. Quant à la lettre d’adieu de Virginia Woolf à son mari qui ouvre le roman, elle m’a harponnée à ce dernier.

Un bel hommage selon moi, je le relirai très certainement.

"Tu m'as rendue parfaitement heureuse. Tu as été pour moi ce que personne d'autre n'aurait pu être. Je ne crois pas que deux êtres eusses pu connaître si grand bonheur, jusqu'à ce que commence cette affreuse maladie. Je ne peux plus lutter davantage, je sais que je gâche ta vie, que sans moi tu pourrais travailler. Et je sais que tu le feras." (Virginia Woolf)

Posté par lillounette à 13:48 - - Commentaires [15] - Permalien [#]
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Commentaires sur Les Heures ; Michael Cunningham

    Loam : j'aime beaucoup ton analyse, je la trouve très juste.

    Posté par Lilly, 17 octobre 2007 à 20:38 | | Répondre
  • Rebonjour, pour moi, ce roman a été difficile à lire. J'ai eu du mal à avancer dans les trois récits pourtant intéressants. Mais le style a été vraiment un problème. L'adaptation cinéma m'avait au contraire enthousiasmée. Bonne après-midi.

    Posté par dasola, 05 mai 2011 à 16:46 | | Répondre
  • Dasola : je n'ai gardé que peu de souvenirs du livre, donc j'aurais du mal à argumenter, mais on est d'accord sur l'adaptation.

    Posté par Lilly, 05 mai 2011 à 22:36 | | Répondre
  • J'ai été très déçue par le livre ! Autant le film est d'une beauté époustouflante (à voir à tout prix), autant le livre est mal écrit et sans âme. Les plus beaux moments du film, qui prennent aux tripes tant ils sont forts sont résumés en quatre misérables lignes dans le roman... Très très décevant.

    Posté par Faustine, 23 décembre 2006 à 14:20 | | Répondre
  • Faustine : J'ai beaucoup aimé l'ambiance de ce livre pour ma part. Et c'est vrai que le film est aussi très très bien. Surtout les scènes avec Virginia Woolf (je l'adore).

    Posté par Lilly, 23 décembre 2006 à 15:30 | | Répondre
  • J'avais énormément aimé le film, je le trouve émouvant à couper le souffle.... J'ai acheté le livre assez récemment d'ailleurs (en fait de fil en aiguille, car Cunningham avait écrit de façon tout à fait élogieuse sur un livre que je lisais à l'époque "Mother of Sorrows")... J'espère l'aimer autant que toi !

    Posté par lily, 11 janvier 2007 à 17:35 | | Répondre
  • Lily : j'adore le film, c'est une vraie merveille. Il retranscrit de façon très fidèle l'ambiance du livre. Bonne lecture en tout cas !

    Posté par Lilly, 11 janvier 2007 à 19:38 | | Répondre
  • J'ai trouvé ce roman bouleversant, surtout les chapitres consacrés à Laura. Parvenir à retranscrire tant d'émotions avec si peu de mots, c'est un véritable exploit.

    Posté par Caroline, 21 janvier 2007 à 17:43 | | Répondre
  • Caroline : Laura est très touchante, c'est vrai. Même si pour ma part j'ai préféré les passages avec Virginia Woolf...

    Posté par Lilly, 21 janvier 2007 à 18:01 | | Répondre
  • J'ai bien aimé le film, reste à découvrir le livre!

    Posté par Tanja, 13 avril 2007 à 17:10 | | Répondre
  • Tanja : c'est vrai que ce film est vraiment sublime ! Tu verras, le livre a été presque totalement repris.

    Posté par Lilly, 13 avril 2007 à 19:21 | | Répondre
  • En fait je suis déçue d'avoir vu le film avant d'avoir lu le livre... L'adaptation est si soignée que j'ai ressenti moins d'émotion. J'ai cependant particulièrement aimé l'écriture de M. Cunningham, et c'est vrai que les références à Mrs Dalloway sont plus claires et plus explicites dans le livre.

    Posté par alice, 15 août 2007 à 18:22 | | Répondre
  • Une question qui me brûle les lèvres depuis longtemps : de quel film est tirée la première photo dans ton bandeau d'accueil ?

    Posté par alice, 15 août 2007 à 18:24 | | Répondre
  • Alice : c'est vrai que l'adaptation est particulièrement belle, moi aussi j'ai lu le livre après avoir vu le film. Pour la photo, c'est "Chambre avec vue" de James Ivory (adapté de Avec vue sur l'Arno de Forster), un de mes films préférés.

    Posté par Lilly, 17 août 2007 à 19:33 | | Répondre
  • à lire sans modération

    Au début j'avoue je ne le trouvais pas convaincant mais en lisant en profondeur j'ai été absorbée par ce roman qui d'écrit une sorte de dégout à la vie que ressentent certains personnes qui n'ont pas la capacité de le dire

    Posté par loam, 13 octobre 2007 à 02:02 | | Répondre
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