Premier Amour ; Ivan Tourgeniev
Édition J'ai Lu (Collection Librio) ; 96 pages.
2 euros.
" Quelle fille excitante que Zinaïda ! " écrit Flaubert à Tourgueniev à propos de son roman.
" C'est une de vos qualités de savoir inventer les femmes. Elles sont idéales et réelles. Elles ont l'attraction et l'auréole. " Irrésistible du haut de ses vingt et un printemps, la capricieuse et attirante Zinaïda fait chavirer le cœur du jeune Vladimir Petrovitch, seize ans à peine. Premier amour et premiers tourments d'un enfant épris de la jolie princesse pour l'avoir vue par-dessus la palissade de son domaine...
Mais lorsque Zinaïda devient froide et mystérieuse, d'étranges soupçons envahissent l'esprit de Vladimir. Quel est donc ce rival secret qui l'éloigne de lui ? "
Si j'ai peur de lire des romans russes c'est parce que ça finit toujours très mal... Mais quand j'ai vu le titre de ce livre chez Tamara, j'ai décidé de tenter le coup. Bon, ça ne se finit pas de façon très joyeuse. Mais lorsque l'on regarde bien l'histoire, ça se finit le moins mal possible.
Vladimir Petrovich est un garçon attachant, naïf, innocent. Et comme toute personne qui découvre l'amour, il est à la merci de toutes les désillusions amoureuses. En tombant amoureux d'une jeune fille comme Zinaïda, il ne peut que souffrir. Elle a besoin qu'on l'admire, mais elle ne donne rien en retour, méprisant d'ailleurs ceux qui se jettent à ses pieds au lieu de la dompter comme elle le voudrait. Elle manipule Vladimir, lui tord le coeur. Lui, éperdument amoureux, ne peut que l'aimer davantage. Quand un coeur à vif rencontre une jeune fille cruelle, il ne s'en remet pas. Mais pour Vladimir, il y a plus. Il y a le fait qu'elle lui a préféré un autre homme, et pas n'importe lequel.
Lorsqu'il raconte cette histoire plus de vingt ans après, il est facile de voir que ses blessures ne sont pas refermées. Mais lui s'en est sorti à moindres frais. Tourgeniev nous plonge au milieu de la petite société qui entoure Zinaïda. En peu de pages, il parvient à nous décrire l'éveil des sentiments et les tourments de l'amour chez ses personnages. Une lecture très agréable.
Commentaires sur Premier Amour ; Ivan Tourgeniev
- Je connaissais, mais je n'avais jamais eu le cran de le prendre pour le lire (un peu pour les mêmes raisons que toi, je pense !).
Et justement je parlais d'un livre de W. Trevor qu'il fallait que je lise AUSSI très prochainement, le titre est "En lisant Tourgueniev" !..
Tout est indiqué, je pense. C'est un signe ! ! ! - Quel hasard, ce livre est un des prochains dans ma PAL! Je n'ai pas lu ta critique pour pouvoir aborder le livre de façon objective, je reviendrai la lire après!
(Je crois que j'ai déjà écrit un commentaire sur ton blogue sous le nom de Geneviève, j'ai changé mon pseudo pour éviter la confusion avec une autre blogueuse du même nom!) - C'est en effet un très joli roman. Je l'ai étudié cette année avec mes élèves de 4ème et c'est très bien passé : l'histoire d'amour, la jalousie...
Quant aux autres romans russes, je ne crois pas pouvoir un jour l'enseigner, même au lycée... Boulgakov est trop sulfureux et complexe. Sans doute Gogol...












