27 mars 2007

Le crime de Paragon Walk et Resurrection Row ; Anne Perry

2264035293Édition 10/18 ; 316 pages.
7,30 euros.

" Un crime sordide vient troubler la quiétude huppée de Paragon Walk. Tandis que l'inspecteur Pitt, chargé de l'affaire, se heurte à l'hostilité et au mutisme des résidents du quartier, son épouse Charlotte, assistée de sa sœur Emily, la charmante Lady Ashworth, ne se laisse pas intimider par cette omerta de classe. De garden-parties en soirées, elles font tomber un à un les masques de l'élite. Les façades respectables de Paragon Walk se lézarderont peu à peu pour exposer à cet infaillible trio de détectives leurs inavouables secrets et mensonges. "

Choupynette avait raison. Anne Perry, ça se boit vraiment comme du petit lait. Alors que je m'étais dit qu'il fallait passer à autre chose quelques temps, j'ai été attirée de force vers ma PAL, où trônait encore des enquêtes de l'Inspecteur Pitt, toujours aussi mal fagotté.

Dans ce troisième opus, Thomas Pitt est appelé à Paragon Walk, après le viol et l'assassinat d'une jeune fille de très bonne famille. Il est d'autant plus bouleversé par cette affaire que cette adolescente a été tuée alors qu'elle revenait de chez Lady Ashworth, sa voisine, qui n'est autre que la soeur de la femme de Pitt, Charlotte. De plus, le mari d'Emily Ashworth, George, est incapable de dire où il était le soir du meurtre. Il n'en faut pas plus pour faire ressurgir les vieux démons de l'époque de Cater Street. Emily s'interroge sur son mari, les grandes dames jasent, les hommes tentent de garder une contenance.
Dans la haute société victorienne, se faire violer est la preuve que l'on n'était pas aussi chaste qu'on le prétendait. Encore une fois, chacun tente de se disculper en pointant le doigt sur son voisin.
Et encore une fois, j'ai dévoré ce livre en quelques heures à peine, incapable de le poser avant de l'avoir achevé. La fin est surprenante (surtout pour les naïves dans mon genre...). J'aime beaucoup la façon qu'a Anne Perry d'achever ses romans, en laissant une ouverture pour nous obliger à fondre sur le tome suivant. Surtout, j'ai trouvé ce livre très drôle, beaucoup plus que les précédents tomes dans lesquels il y avait surtout des pointes d'humour par moments.

Édition 10/18 ; 313 pages.2264035137
7,30 euros.

"Bas les masques", tel paraît être le mot d'ordre d'Anne Perry dans la série de romans où elle met en scène son couple de héros "victoriens", l'inspecteur Thomas Pitt et son épouse Charlotte, les personnages de roman policier les plus pittoresques et attachants qui nous aient été donnés à découvrir ces dernières années. Dans le Londres de la fin du XIXè siècle qui sert de cadre à leurs exploits, c'est en effet le code hypocrite de bonne conduite de la société anglaise de l'époque qui se trouve singulièrement mis à mal, sa corruption et sa fausse respectabilité. Anne Perry ou le polar au vitriol : décapant ! "

Qui donc s'amuse à déterrer les morts ? L'inspecteur Pitt ne peut pas emmener sa femme Charlotte au théâtre sans qu'un cadavre tombe d'un cab à la sortie. La stupeur est d'autant plus grande qu'il s'agit d'un Lord vivant dans un quartier très chic de la capitale anglaise. Le scandale ne fait qu'enfler lorsque le mort est déterré pour la deuxième fois. Cet homme sexagénaire n'est-il pas mort de façon naturelle ? Son épouse, très jeune, était-elle lassée de cet ennuyeux personnage ? L'inspecteur Pitt découvre avec stupeur qu'elle a un admirateur, qui n'est autre que Dominic Corde, ancien beau-frère et (surtout) ancien amour de Charlotte. Jaloux et soucieux de ne pas tourmenter son épouse, il aimerait régler cette affaire au plus vite. Mais les choses se compliquent avec la découverte d'un second cadavre, lui aussi déterré.

Je vais vous lasser, mais j'ai encore une fois succombé au charme des aventures de Charlotte et Thomas Pitt. J'ai particulièrement apprécié le fait de retrouver la Tante Vespasia, qui continue à bouleverser les conventions sans rien perdre de son allure de grande et belle dame. En l'absence d'Emily Ashworth, qui vient d'accoucher d'un garçon, son aide est plus que précieuse pour infiltrer la haute société de Gadstone Park. De plus, Anne Perry ancre son histoire dans les réalités sociales de l'époque. On découvre (même si ce n'est qu'en surface) la misère de Londres, qui côtoie le luxe de la bourgeoisie et de la noblesse.
Et encore une fois, Anne Perry brouille complètement les pistes, si bien que l'on ne découvre le fin mot de l'histoire qu'à la toute dernière page. Avec une touche d'humanité, qui rend l'inspecteur Pitt encore plus sympathique.

Posté par lillounette à 08:00 - - Commentaires [19] - Permalien [#]


Commentaires sur Le crime de Paragon Walk et Resurrection Row ; Anne Perry

    J'ai lu ces deux romans, j'aime beaucoup Anne Perry, c'est vrai que son talent est impressionnant, et sa documentation aussi !

    Posté par Schlabaya, 11 juillet 2009 à 21:55 | | Répondre
  • Schlabaya : j'avoue m'être lassée d'Anne Perry, les deux derniers que j'ai lus ne m'ont pas plu.

    Posté par Lilly, 20 juillet 2009 à 15:07 | | Répondre
  • je vois que tu ne te lasses pas de la compagnie de Thomas et Charlotte Pitt, peux-tu nous faire une listes des 10 meilleurs en commencant par le mieux que tu notes 10/10 puis le 2° 9/10...?

    Posté par pom', 27 mars 2007 à 08:45 | | Répondre
  • Hihihi ! Quand tu es mordue, toi ... tu ne fais pas semblant ! )
    C'est très bien !
    A propos de Lady Vespasia, j'avais lu le petit livre "La disparue de Noël" où justement c'est Vespasia, âgée de 30 ans, qui est l'héroïne de cette histoire et conduit l'intrigue !...
    Si jamais tu croises ce livre sur ta route ... !

    Posté par Clarabel, 27 mars 2007 à 09:30 | | Répondre
  • Chouette de nouveau Anne Perry, tu me donnes vraiment envie de reprendre mes lectures !

    Posté par Florinette, 27 mars 2007 à 11:27 | | Répondre
  • ça doit être sympa un livre avec Vespasia à 30 nas, j'aime bien le personnage c'est une bonne idée de lui consacrer un livre

    Posté par Gachucha, 27 mars 2007 à 11:30 | | Répondre
  • Un plat qui se mange froid

    J'ai commencé la semaine dernière avec Anne Perry avec un tout petit livre mais j'aime bien l'écriture.

    Posté par majanissa, 27 mars 2007 à 14:21 | | Répondre
  • Je n'ai pas encore tenté cet auteur, bien qu'elle soit dans ma LAL... Allez, voilà encore une piqûre de rappel !

    Posté par Tamara, 27 mars 2007 à 18:00 | | Répondre
  • Pom' : pour l'instant, je n'en ai lu que quatre...

    Clarabel : oh ! Merci beaucoup pour le titre, je vais me jeter dessus. J'adore Tante Vespasia !

    Florinette : j'espère que tu le feras

    Gachucha : je suis bien de ton avis

    Majanissa : j'espère que tu vas continuer à lire cet auteur !

    Tamara : je ne peux que te conseiller de la rajouter à ta PAL maintenant )

    Posté par Lilly, 27 mars 2007 à 19:29 | | Répondre
  • Si les réalités sociales de l'époque t'intéressent il faudra un jour que tu lises l'autre série de Anne Perry, celle des aventures de William Monk. L'infirmière Hester Latterly descend beaucoup plus dans les bas-fonds que Charlotte.

    Posté par agnès, 27 mars 2007 à 19:40 | | Répondre
  • Ahhh une fana de Perry! ca fait plaisir à voir! J'ai également beaucoup aimé ces deux tomes... mais enfin, il n'y en que très peu qui m'ont un peu déçue...!!! Tu me diras ce que tu penses de Devil's Acre!

    Posté par choupynette, 27 mars 2007 à 19:44 | | Répondre
  • Agnès : j'y compte bien, j'y compte bien...

    Choupynette : J'en ai encore quelques uns à lire avant, mais je n'y manquerais pas

    Posté par Lilly, 27 mars 2007 à 21:23 | | Répondre
  • Bon lilly tu ne m'en voudras pas mais là...je fais comme si je n'avais rien vu sinon je suis vraiment foutue!!! ))))

    Posté par lamousmé, 28 mars 2007 à 01:09 | | Répondre
  • Lamousmé : mais si, je t'en veux beaucoup )

    Posté par Lilly, 28 mars 2007 à 11:01 | | Répondre
  • "j'espère que tu vas continuer à lire cette auteure"

    Comment faire autrement en le voyant sur tant de blogs ? Et vous en parlez si bien (Toi, Kalistina ...) qu'il est difficile de ne pas essayer et continuer

    Posté par majanissa, 30 mars 2007 à 08:55 | | Répondre
  • j adore me plonger dans cette époque et Anne Perry m y enmène en voyage avec délices je les ai tous lus et oui quand on aime ..........

    Posté par beat, 30 mars 2007 à 17:01 | | Répondre
  • Beat : je te comprends, je n'arrive pas à me décrocher de ses romans depuis la semaine dernière

    Posté par Lilly, 30 mars 2007 à 17:18 | | Répondre
  • Le charme des vieilles choses...

    Avec le temps, Anne Perry est devenue ma bonne amie ; celle qui me libère des littératures pesantes, de ces lectures qui restent collées à vous et qui vous rongent.
    Rien à faire, c'est le meilleur remède que je connaisse.

    Une intrigue simple, des personnages simples également. Quelque chose de suranné, mais qui vous emmène pendant quelque temps ; juste assez pour vous laver l'esprit et vous rendre disponible pour d'autres choses, plus abouties...

    Une truc addictif pour se désyntoxiquer en quelque sorte : ou soigner le mal par le mal...

    Posté par Dorham, 30 juillet 2007 à 09:07 | | Répondre
  • Dorham : c'est vrai que Anne Perry est très agréable à lire.

    Posté par Lilly, 17 août 2007 à 19:07 | | Répondre
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