ne_le_disRéalisateur : Guillaume Canet.

Acteurs : François Cluzet (Alexandre Beck), Marie-Josée Croze (Margot Beck), André Dussolier (Jacques Laurentin), Krinstin Scott Thomas (Helene Perkins), Nathalie Baye (Elisabeth Feldman), Jean Rochefort (Gilbert Neuville), Guillaume Canet (Philippe Neuville).

Durée : 2 heures et 5 minutes.

L'histoire : "Sa femme Margot a été sauvagement assassinée par un serial killer. Totalement détruit, Alex ressasse jour après jour le souvenir bouleversant de son amour perdu.
Huit ans ont passé. Alex reçoit un e-mail anonyme. Il clique : une image... le visage d'une femme au milieu d'une foule, filmé en temps réel. Celui de Margot..." (résumé Allociné).

Confier l'adaptation du best-seller de Harlan Coben à un jeune réalisateur français (que j'apprécie pourtant beaucoup), cela me semblait être très risqué. Pourtant, je vais me joindre à l'immense majorité des critiques, et déclarer que ce film est une vraie réussite. Le mot qui me vient pour qualifier cette adaptation est "intelligente".

Le film ne suit pas le roman à la lettre. Pourtant, l'excellent François Cluzet parvient sans peine à nous faire oublier qu'il n'a pas l'âge du "vrai" Beck. C'est bien un homme poussé par un fol espoir qui agit, et qui nous rappelle que l'amour et le chagrin n'ont pas d'âge. Je donne également une mention spéciale à Nathalie Baye, sublime en avocate sûre d'elle et classe à souhait. Kristin Scott Thomas rayonne en confidente dévouée. Jean Rochefort, André Dussolier et François Berléand aussi sont très bien choisis, et nous rappellent que le cinéma français possède de grands acteurs.

Même la transposition de l'histoire en France ne passe pas trop mal, grâce à une habile modification de l'histoire (le côté mafieux du livre ne pouvait pas passer en France).

Seulement quelques petits regrets, des phrases "cultes" qui manquent. L'absence du tueur à gages du livre (invraisemblable en France il me semble) , la modification de la fin s'expliquent très bien. Le fait d'expliquer la mort du fils Neuville de façon différente était indispensable, puisque Beck ignore que sa femme a été battue. Le temps limité d'un film ne permet pas de tout adapter dans son ensemble, et oblige donc le réalisateur à bouleverser quelques aspects de l'histoire. 

Vous l'aurez compris, je me suis régalée, et je n'ai qu'une envie, me replonger dans le livre...