07 avril 2007

La rose et la bague ; William Makepeace Thackeray

2842301188Édition Hoëbeke ; 179 pages.
14,94 euros.

" La Rose et la Bague, le meilleur des contes de Noël de William M. Thackeray, écrit en 1854, met en scène rois usurpateurs et mesquins, princesse stupide et imbue d'elle-même, affrontements entre royaumes voisins. Manipulés à distance par la fée Réglisse, personnage capital du récit, tous les interprètes de cette pantomime opèrent de brusques et grotesques palinodies sous l'emprise de deux objets magiques : une rose et une bague. Dans cette fable sur l'exercice du pouvoir, W. M. Thackeray use de tous les ressorts du conte de fées (apparitions, métamorphoses, destinées et amours contrariées) pour dépeindre avec humour et dérision un univers où tout est possible, où l'imagination et l'inventivité peuvent se débrider avec allégresse. "

Depuis que j'ai lu La foire aux vanités, je voulais lire un autre roman de William Makepeace Thackeray. Je suis tombée sur ce conte, qui possède une couverture toute mignonne et est édité dans la collection "Bibliothèque elfique". C'est futile, je sais, il n'empêche que j'ai été bien inspirée.

Cette histoire pourrait être une de celles que l'on lit aux enfants avant qu'ils ne s'endorment. Une petite femme de chambre, enfant trouvée, qui tombe amoureuse d'un prince privé de son trône par son oncle, amour qui ne tarde pas à devenir réciproque. Ajoutez à cela une fée appelée Réglisse, une bague et une rose servant de filtres d'amour, ainsi que des méchants vraiment méchants, et vous aurez en effet tous les ingrédients pour faire un conte de fées.
Sauf qu'il y a derrière tous ces clichés, la patte de William Makepeace Thackeray. Avec un ton sarcastique, délicieusement méchant même, l'auteur ridiculise l'importance accordée à l'apparence, au pouvoir, à la beauté, au détriment de l'instruction et de la sincérité.
Ce que j'aime chez Thackeray, c'est cette habitude qu'il a de se moquer de ses propres héros, d'en faire des gens possédant des faiblesses qu'il se permet de ridiculiser. Il se moque par exemple de Giglio et de son ignorance. Mais lorsque celui-ci a comblé les lacunes de son instruction, il le fait prononcer un discours qui dure trois jours, durant lesquels il se rafraîchit en suçant des oranges...   

Pour faire court, ce livre est un petit bijou, drôle et charmant, dont la cruauté de ton peut, par moments, rappeler un certain Oscar Wilde...

Posté par lillounette à 19:39 - - Commentaires [13] - Permalien [#]

Commentaires sur La rose et la bague ; William Makepeace Thackeray

    Je viens de lire "Ivanhoé à la rescousse" et aimerais bien lire celui-ci à l'occasion... je le renote !

    Posté par Lou, 13 décembre 2011 à 21:51 | | Répondre
  • Un petit coucou en passant pour te souhaiter un bon week-end de Pâques Lilly !
    Bizzz

    Posté par Florinette, 07 avril 2007 à 22:23 | | Répondre
  • Oh! Celui-là vient de prendre place sur ma LAL! Je crois bien que ça me plairait! Il faut VRAIMENT que je lise Thackeray moi!

    Posté par Allie, 08 avril 2007 à 01:55 | | Répondre
  • Comme Allie, j'ai très envie de découvrir cet auteur moi aussi. Il m'a longtemps fait peur, mais maintenant je suis prête ! (Je crois !! )

    Posté par Cuné, 08 avril 2007 à 06:34 | | Répondre
  • Je ne connaissais pas ce titre : ça a l'air formidable!

    Posté par fashion victim, 08 avril 2007 à 09:05 | | Répondre
  • Florinette : Merci beaucoup ! Toi aussi )

    Allie et Cuné : Si vous en avez le courage, lisez d'abord "La foire aux vanités", il est incontestablement meilleur (et très différent). Cuné, tu as lu le pavé "Middlemarch" et dévoré les Jane Austen, je pense que tu es prête !

    Fashion Victim : C'est très différent de "Vanity Fair", mais on retrouve bien le ton de Thackeray !

    Posté par Lilly, 08 avril 2007 à 10:54 | | Répondre
  • Tu me tentes avec ce commentaire. Il faut donc plutôt commencer par "la foire aux vanités" ? pourtant le thème de celui là m'inspire...
    Joyeuses Paques

    Posté par Gambadou, 08 avril 2007 à 12:28 | | Répondre
  • Bon week-end de Pâques Lilly ! Depuis que j'ai lu "la foire aux vanités" moi aussi je suis en quête du moindre roman de Thackeray, de la moindre nouvelle, et force est de dire qu'il n'y a pas grand chose à se mettre sous la dent en traduction française..; aussi suis-je enchantée que tu nous aies dégotté ce conte qui m'a l'air irrésistible. J'y cours, les yeux fermés. Thackeray m'a conquise une fois pour toutes.

    Posté par Gaelle, 09 avril 2007 à 10:54 | | Répondre
  • Gambadou : C'est toi qui vois Bonnes fêtes de Pâques également !

    Gaëlle : Merci, toi aussi ! J'espère que ce livre te plaira J'en ai encore quelques uns à lire pour ma part, je vais les économiser (ou apprendre l'anglais ).

    Posté par Lilly, 09 avril 2007 à 11:33 | | Répondre
  • Chouette ! J'ai ce livre et je comptais le commencer ... avec ma fille ! C'est une très belle idée, merciii d'en parler !
    J'aime beaucoup la couverture, rose et pis tout ça, plus qu'un chouia et on replonge dans la Bibliothèque ROSE !!! )

    Posté par Clarabel, 10 avril 2007 à 09:57 | | Répondre
  • Clarabel : J'ai hâte de voir ce que Miss C. et toi en avez pensé !

    Posté par Lilly, 10 avril 2007 à 14:29 | | Répondre
  • Et encore une petite merveille. Celui là il a fait une grande tournée de lecteurs, ados et adultes (et tout le monde a aimé) avant de rentrer sagement à la maison. Je vais enfin pouvoir le relire.

    Posté par Isil, 17 juin 2007 à 14:12 | | Répondre
  • Isil : il est vraiment sympa, c'est sûr. Même si c'est quand même moins bien que "Vanity Fair"

    Posté par Lilly, 19 juin 2007 à 10:38 | | Répondre
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