Canalblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
lilly et ses livres
Publicité
Newsletter
Derniers commentaires
11 novembre 2010

Une lueur de paradis ; John O'Hara

9782253129202_GLe Livre de Poche ; 181 pages.
Traduit par H. Bokanowski et A. Neuhoff.
1938
.

Je sais, ce blog n'a pas été mis à jour depuis deux mois. J'ai eu beaucoup de mal à trouver du temps pour mes lectures plaisir, et j'ai mis longtemps à me résigner à laisser La Fortune des Rougon de côté. Pour me faire pardonner, je vais vous proposer une plongée dans la littérature américaine (d'accord, trois billets... si je suis motivée), et on commence avec John O'Hara.

Nous sommes à Hollywood à la fin des années 1930. Jim écrit et connaît un certain succès. Il couche avec Peggy, une jeune fille un peu jolie qui travaille dans une librairie, et qui vit avec son jeune frère, Keith. Il aimerait bien l'épouser parfois, mais elle a "son mot à dire sur la question".
Lorsqu'un homme originaire du même endroit que lui, et qui se présente comme un ami de son frère, vient lui demander de l'aide, Jim débute une drôle d'amitié avec cet escroc un peu dépassé par la situation dans laquelle il s'est lui-même mis.
Au même moment, le père de Peggy, disparu dans la nature depuis des années, réapparaît. Ses activités ne sont pas claires, et il est difficile pour Keith et Peggy de savoir comment réagir face à ce père qui est surtout un étranger.

Une lueur de paradis est un sympathique roman, mais je pense qu'il ne s'agit pas d'une lecture marquante.
Les personnages sont désabusés, pommés et dissimulés derrière des masques. Le monde qu'ils fréquentent n'a rien d'excitant. Certains passages sont très beaux car l'écriture de John O'Hara est faite de dialogues désinvoltes et souvent drôles qui contiennent une dimension plus grave. L'ambiance est désuète et l'on a l'impression d'avancer dans une histoire en noir et blanc. C'est sans doute ce qui m'a le plus plu dans ce livre. 
Malheureusement, et sans doute en partie à cause de la brièveté du livre, j'ai également trouvé la plupart des personnages un peu plats, trop lointains.  Cette distance a du charme, mais elle m'a aussi tenue à l'écart. La relation entre Jim et Peggy est belle, mais j'attendais davantage de cette lecture. Le récit lui même manque d'épaisseur et de maîtrise, alors qu'il aborde de nombreux genres comme le souligne la quatrième de couverture. La chasse engagé par le père de Peggy n'a suscité aucune tension dans mon esprit, pas plus que le drame final, que j'ai seulement trouvé incompréhensible. Les personnages semblent bien plus las que bouleversés, et même si je les comprends dans une certaine mesure, je suis un peu restée sur ma faim.

Mon avis est donc en demi-teinte, mais je pense que ce livre vaut malgré tout le détour. En navigant sur d'autres blogs, j'ai cru comprendre que l'auteur (que je rencontre pour la première fois) a écrit d'autres romans qui ont beaucoup plu. J'y jetterai un œil à l'occasion.

Publicité
Commentaires
L
Manu : oui, tu peux aller chez Nanne je crois si tu veux de plus amples informations. <br /> <br /> Sopadeajo : personne de bonne volonté n'est excommunié par ici ;o) Il n'y a aucun problème sinon. C'est vrai que la littérature hispanophone n'est pas dans mes priorités, mais les conseils sont toujours les bienvenus.<br /> <br /> Emjy : il te plairait sans doute. En soi, j'ai bien aimé, c'est juste que je croyais vraiment que ça allait être un livre incroyable.
Répondre
E
Contente de te relire ! :)<br /> <br /> Je lirai peut-être cet auteur une fois que ma PAL aura un peu baissée, je suis toujours attirée par les romans se passant à cette époque ...
Répondre
S
"Des étrangers qui aimèrent, injustement peut être, la France, qui ne les comprit pas"<br /> <br /> Autocorrigé.
Répondre
S
Je viens de me rendre compte de l´immonde , de l´inpardonnable faute d´ortograff (pas de grammaire) que je viens de commettre involontairement; je ne m´en suis rendu compte qu´en regardant dans le dico. Mais je ne suis pas françois et je n´ai pas asez vécu en France pour ne jamais en faire. Dois-je m´attendre au pire, à une excomunion ?
Répondre
S
Que Stendhal soit francophile, bien sûr Lily, il était français et n´échoua à entrer en Polytechnique, que parce qu´il tomba malade.Nous aurions alors eu un pur scientifique, pas un écrivain, probablement. Je vous parle de LLosa ,un péruvien ¿peu connu (en Suède)?, que je n´aime pas outre mesure moi non plus, mais qui écrit assez bien et le grand (1m 95) argentin Julio Cortázar que, lui, me plaît beaucoup. Des étrangers qui aimèrent, injustement peut être, la France, qui ne <br /> les compris pas. Ils ont vaicu tous les deux à Paris, des bilingues. Mais ils écrivirent en <br /> Castillan.<br /> Castillan.
Répondre
Publicité