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lilly et ses livres
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16 décembre 2008

Le portrait de madame Charbuque ; Jeffrey Ford

untitledLe Livre de Poche ; 354 pages.
Traduction de Jacques Guiod. 2002.
Titre Original : The Portrait of Mrs Charbuque.

Ma merveilleuse swappeuse avait mis ce livre dans mon colis (que vous découvrirez le 20 décembre). Je l'avais repéré chez Lou, alors j'ai sauté de joie quand je l'ai trouvé. En fait, l'action de ce livre ne se déroule pas en Angleterre mais aux Etats-Unis. Cela dit, je n'en voudrais jamais à ma swappeuse de m'avoir offert un livre qui me tentait autant^^.

Nous sommes donc à New York, à la fin du XIXe siècle. Piambo est un peintre reconnu, qui reçoit de nombreuses commandes de portraits de la part de l'aristocratie. Un soir qu'il rentre ivre et troublé chez lui, un homme aveugle lui apporte un message le priant de se rendre chez une dame inconnue, qui désire recourir à ses services. Lorsqu'il la rencontre, elle est dissimulée par un paravent, et lui fait une étrange requête : réaliser son portrait sans qu'il la voit jamais.
Dans le même temps, des jeunes femmes sont retrouvées mortes, après avoir pleuré du sang, et la police a bien du mal à étouffer l'affaire.

Etant donné que je ne suis pas une spécialiste en matière de science-fiction (c'est peu de le dire...) et que j'étais très curieuse de découvrir le steampunk (et non chipmunks, mes associations d'idées sont toujours assez surprenantes), je suis ravie de cette lecture. En cette période de Noël, me retrouver dans une histoire où l'on parle des flocons de neige, dont deux très spéciaux, m'a beaucoup plu. Tout comme Piambo, je me suis imaginé divers portraits de Mme Charbuque, et sa personnalité demeure un mystère jusqu'à la fin. Le récit de ses jeunes années m'a beaucoup touchée, et ses erreurs de jugement qui ont brisé l'enfant qu'elle était ne peuvent laisser indifférent. J'ai vraiment eu du mal à ne pas aller regarder les dernières pages du livre, mais j'ai résisté. En tout cas, l'auteur m'aura bien fait enrager, et c'est une chose que j'apprécie dans un livre.
A part Mrs Charbuque, il y a aussi Watkin, son serviteur terrifiant, qui m'a beaucoup plus. Sa personnalité complexe et sa situation, difficile à comprendre au premier abord, le rendent détestable. Mais lui non plus n'est pas le monstre qu'il parait.
Nous rencontrons aussi des peintres amis de Piambo, ainsi que Samantha, sa compagne, ce qui permet au récit de rester ancrer dans l'époque à laquelle se déroule l'histoire, même si Jeffrey Ford se contente de dresser les grandes lignes de la société new-yorkaise de la fin du XIXe siècle, et de quelques remarques sur ses codes et ses hypocrisies.   
En fait, je dirais que certains aspects auraient mérité d'être davantage développés. J'attendais mieux de Mrs Reed par exemple (même si j'adore voir les ordures s'empêtrer dans leurs mensonges pour ne pas se faire étriper par leur femme). De même, si tout n'est pas rationnel, l'aspect fantastique du livre n'est pas ce qui ressort le plus.
Par ailleurs, les scènes sensuelles impliquant Mrs Charbuque manquent de naturel, ce qui m'a davantage fait rire que percevoir en quoi Piambo pouvait avoir les sens en éveil au contact de cette femme.

Pas un coup de coeur, mais j'ai quand même beaucoup apprécié cette lecture. Cela me rappelle une fois de plus que j'aimerais vraiment développer mes connaissances en matière de fantastique/science fiction.

Encore merci à ma swappeuse pour le cadeau !

Nanne a adoré. 

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Commentaires
L
Manu : c'est injuste, tu me l'offres et tu dois te le racheter :S
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M
Voilà, j'ai craqué et je l'ai acheté :p .
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L
Chiffonnette : c'était mon premier, mais j'en ai déjà relevé trois autres qu'il me faut absolument !<br /> <br /> Erzébeth : oui, Manu est un inspecteur hors pair ! Et re-oui, je me vante si je veux, c'est chez moi ici !! ;o))<br /> <br /> Fashion : c'est dommage, parce que je pense que je m'y perdrais volontiers assez régulièrement...<br /> <br /> Allie : je pense en effet que tu aimerais !<br /> <br /> Florinette et La Liseuse : merci pour le lien vers Nanne, mes recherches de billet au sujet de ce livre n'avaient rien donné.<br /> <br /> Yue yin : alors n'hésite pas !<br /> <br /> Karine :) : c'est bizarre ce mot, hein ? Et bonne lecture ;o)<br /> <br /> Manu : tu veux me faire culpabiliser encore plus, c'est ça ? ;o))) Merci infiniment pour ce livre en tout cas, je n'aurais jamais soupçonné que Le Livre de Poche l'avait publié !
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M
Bon, je peux commenter sans me dévoiler maintenant hihi.<br /> <br /> Pour le fait que ça se passe à NY, ça ne m'a pas du tout fait tilt !!!! En fait, je me suis dit : il lui plaît", je me jette dessus ;-) . Et si tu savais les péripéties pour me le procurer !!!! <br /> <br /> Maintenant, il ne me reste plus qu'à me l'acheter pour moi !
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K
Même si je sais maintenant ce qu'est le steampunk, on dirait que je ne peux tout simplement pas associer ce mot à ce style! J'ai toujours une vision étrange de personnages aux cheveux verts et dressés sur la tête (genre "Bibi" dans "Bibi et Geneviève" qui sont en train de se faire cuire à la vapeur comme des saucisses à hotdog... des associations d'idées surprenantes, tu disais???<br /> <br /> Mais tout de même, malgré tes réserves, c'est très, très tentant!! Même que je vais noter!!
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