04 octobre 2008

Der Andere ; Bernhard Schlink

41ZPZLLAl_2BLFolio Bilingue ; 171 pages.

Lisa vient de mourir d'un cancer, laissant ainsi son mari seul. Celui-ci est complètement désorienté. Un jour, il reçoit une lettre adressée à sa femme provenant d'un homme qu'il ne connaît pas. Il apprend ainsi que son épouse, avec laquelle il croyait être très complice, a eu un amant. En colère et jaloux, il décide de démasquer cet amant en correspondant avec lui, puis en lui rendant visite.

Il fut un temps où j'étais capable de lire l'allemand sans trop de difficultés. Comme j'aime bien Bernhard Schlink d'ordinaire, je me suis dit qu'il était tout désigné pour faire un nouvel essai.
C'était la première fois que je lisais un texte de Schlink qui n'avait aucun lien avec la Seconde Guerre mondiale, même s'il s'agit une nouvelle fois d'une histoire de secret de famille.
En fin de compte, je n'ai pas trop aimé. Le ton employé par Bernhard Schlink est comme toujours assez neutre, mais cette fois cela crée une distance gênante entre le lecteur et l'histoire. Je n'ai ressenti aucune empathie pour le mari trompé, d'autant plus qu'il est du genre à avoir du mal à exprimer ce qu'il ressent. Quant à l'amant, il est tout ce qu'il y a de plus méprisable.
Même en ce qui concerne la construction de la nouvelle, je n'ai pas été convaincue. Il n'y a pas vraiment de chute, il s'agit plutôt d'une sorte de retournement de situation un peu bizarre. En fait, je crois aussi que j'ai de plus en plus de mal à apprécier les nouvelles.

Tant pis, je lirai plutôt les romans de Schlink qui ont une dimension historique... En ce qui concerne la lecture en allemand, je dois avouer que, n'étant pas convaincue par l'histoire, j'ai adopté le texte français au bout de quelques dizaines de pages afin d'aller plus vite.

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21 septembre 2008

Son absence ; Justine Augier

9782234061644_G_1_Stock ; 169 pages.

J'avais repéré très tôt ce titre de la rentrée littéraire, parce qu'il était chaudement recommandé par ma librairie. Je l'ai donc ouvert avec enthousiasme, même si l'avis de Clarabel m'avait intriguée.

Aria a disparu depuis de longs mois, alors sa mère fait appel à un écrivain public, le narrateur de l'histoire, afin qu'il reconstitue le passé de sa fille.

Je dois dire que ce livre est une déception pour moi. La première chose que l'on remarque est l'écriture de Justine Augier. Elle est très travaillée, de façon à la rendre chantante pour qu'elle accompagne le récit en le dynamisant et en créant une atmosphère de délicatesse.
Le gros souci est qu'il n'y a pas grand chose à accompagner. L'écrivain public chargé de raconter l'histoire d'Aria nous livre un récit complètement superficiel. Soit il nous parle d'Aria comme si nous la connaissions depuis des années quand ce n'est naturellement pas le cas, et elle nous paraît de ce fait très lointaine. Soit il nous livre des anecdotes inintéressantes, qui la laissent également dans le brouillard. Je n'ai rien contre les personnages énigmatiques, mais Aria n'a rien de quelqu'un de fascinant, et l'obsession qu'elle provoque chez l'écrivain à qui sa mère a fait appel est difficile à comprendre.
D'ailleurs, cet homme antipathique ne sert pas à grand chose en fin de compte. Je pensais qu'il devrait faire des recherches, mais il se contente de nous livrer son travail final.
J'ai lu ce livre jusqu'à la dernière page, mais le ton employé n'a pas changé. Ce n'est pas chargé d'émotion comme Justine Augier l'avait manifestement prévu, mais monotone, lassant, et alors que livre s'achève sur la déception d'un personnage que nous n'avons pas appris à connaître, impossible d'être touché. Même Aria ne m'intéressait plus à ce stade. Avec ce livre, j'ai eu l'impression de lire des pages vides, que j'oubliais au fur et à mesure que je les tournais. Tant pis. 

Merci à Clarabel pour le prêt.

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17 septembre 2008

Le vampire de Ropraz ; Jacques Chessex

9782253122814_G_1_Le Livre de Poche ; 96 pages.

Au début de l'année 1903, Rosa, la fille du juge de paix, est sortie de sa tombe, violée, et affreusement mutilée. Elle était connue pour son attitude irréprochable, et personne ne parvient à imaginer qu'un être humain ait pu lui faire une telle chose. Deux autres cadavres de jeunes femmes subiront le même sort, plongeant toute la région dans l'effroi. Les suspects se succèdent, sans résultat, jusqu'à ce qu'un jeune homme présentant le profil idéal pour servir de bouc émissaire soit arrêté.

Ce livre me tentait depuis pas mal de temps, mais les avis assez mitigés trouvés sur les blog m'avaient refroidie. Après ma lecture, je suis moi aussi assez perplexe.
Le début est prometteur. L'ambiance est lourde, un peu effrayante, et Jacques Chessex écrit vraiment très bien.
Mais l'ensemble ne m'a pas convaincue. Aucun personnage ne ressort vraiment du lot, du coup on a plus l'impression d'avoir affaire à une bande de cinglés qu'à une véritable énigme. Alors oui, c'est certain que mettre tous les crimes commis depuis des années sur le dos d'un seul homme permet aux "honnêtes" gens d'oublier leurs propres crimes, mais il n'y a rien de bien original là-dedans. Le premier chapitre laisse espérer une histoire passionnante, effrayante, pleine de faits inexpliqués. En fait, l'auteur se contente de décrire des faits, sans susciter un quelconque questionnement. Même la question de la culpabilité de Favez ne semble pas être si importante. Il y a beaucoup d'ébauches d'idées, mais rien n'est creusé.
J'imagine que la dernière page avait pour but de provoquer l'intérêt sinon l'indignation du lecteur, mais dans mon cas, c'est raté. C'est beaucoup trop court, beaucoup trop froid, et finalement sans importance.

Une déception donc, même si je pense que je relirai Jacques Chessex.

Les avis de Lou, Tamara, Patch, Sylvie, Sentinelle

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