04 juillet 2009

Voyage au bout de la nuit ; Louis-Ferdinand Céline

resize_2_Folio ; 505 pages.
1932.

Parmi les romanciers qui me terrorisent, Céline occupe une place de choix. Voyage au bout de la nuit est acclamé par à peu près tout le monde, de nombreuses remarques relatives au style ou encore à l'ambiance du livre circulent et contribuent à faire de ce texte un épouvantail. Quant à la bête en elle même : 500 pages écrites en tout petit (d'ailleurs, si Folio réduit encore la police, je propose Voyage au bout de la nuit pour une prochaine chaîne de livres)...
Toutefois, vous me connaissez, je suis une blogueuse de parole, et je mets un point d'honneur à réaliser les défis que je me lance (hum), donc j'ai pris une grande inspiration, et je me suis lancée à la découverte de cette oeuvre.

Résumer cette oeuvre est très difficile. Disons simplement que nous suivons Bardamu, un jeune homme qui correspond à l'idée que l'on se fait d'un raté, dans la nuit humaine.

Il m'a fallu deux semaines pour achever cette lecture, mais quelle fin ! Ne vous en faîtes pas, je vais vous barber avec le style de Céline, mais la fin de Voyage au bout de la nuit m'a tellement impressionnée que c'est par là que je vais commencer. Les pérégrinations de Bardamu à la guerre, puis en Afrique et en Amérique se déroulent et s'achèvent de façon parfaitement naturelle. Mais à partir du moment où Bardamu s'installe à Rancy, même si la misère humaine est toujours décortiquée avec autant de brio, je voyais la fin se rapprocher dangereusement, en me demandant si j'allais avoir droit à une conclusion qui ne me laisserait pas sur le trottoir. Non seulement ça n'a pas été le cas, mais en plus les derniers événements donnent une telle puissance et un tel sens à tout le reste que Voyage au bout de la nuit restera un immense souvenir debbd82ed50350bb3597933445577434d414f4541_1_ lecture pour moi. En fait, à ce moment là, je me suis sentie un peu comme face à Lumière d'août il y a un an. Le texte de Céline est linéaire, mais à l'image de celui de Faulkner, on ne peut l'apercevoir qu'une fois la lecture achevée.
Attention, je ne suis pas en train de dire que j'ai compris le quart du tiers de la moitié de ce qui est contenu dans Voyage au bout de la nuit. Il va même falloir que je me documente sérieusement, parce que je veux en savoir plus à propos de ce texte. Toutefois, j'ai suffisamment goûté ma lecture pour me prendre une formidable gifle.
Outre les aspects de la construction que je viens d'évoquer, j'ai savouré la prose de Céline comme je l'avais rarement, voire jamais fait. Le texte semble avoir été écrit à la va vite, le récit de Bardamu est parsemé de fautes de langue qui le rendent parfois difficilement compréhensible, mais tout a en réalité été soigneusement pensé. J'ai voulu noter les phrases qui me frappaient, mais j'ai vite réalisé qu'il me faudrait recopier le texte en intégralité. Voyage au bout de la nuit est un livre qui transpire d'intelligence. Chaque phrase fait mouche, l'argot devient poésie, le sombre devient comique. Dans le même esprit, Bardamu, ce raté, et même Robinson, ce double raté, semblent finalement les seuls à avoir pris la mesure de la situation.
On m'avait dit que Céline vomissait le monde des hommes avec ce livre, je me suis contenté de le trouver vrai. L'absurdité de beaucoup de choses dans l'existence, la recherche de l'habitude et de la conformité plutôt que du bien être, la politique de l'autruche, ça ne vous rappelle vraiment rien ?
Je vais m'arrêter là, parce que j'ai vraiment honte de mon billet. Je vous livre quelques unes des citations que je n'ai pu m'empêcher de relever :

"Mentir, baiser, mourir. Il venait d'être défendu d'entreprendre autre chose. On mentait avec rage au-delà de l'imaginaire, bien au-delà du ridicule et de l'absurde, dans les journaux, sur les affiches, à pied, à cheval, en voiture. Tout le monde s'y était mis. C'est à qui mentirait plus énormément que l'autre. Bientôt il n'y eut plus de vérité dans la ville."

"Le monde ne sait que vous tuer comme un dormeur quand il se retourne le monde, sur vous, comme un dormeur tue ses puces. Voilà qui serait certes mourir bien sottement, que je me dis, comme tout le monde, c'est-à-dire. Faire confiance aux hommes, c'est déjà se faire tuer un peu."

"La vérité, c'est une agonie qui n'en finit pas. La vérité de ce monde c'est la mort. Il faut choisir, mourir ou mentir. Je n'ai jamais pu me tuer moi."

"Elle leur cache tout la vie aux hommes. Dans le bruit d'eux-mêmes ils n'entendent rien. Ils s'en foutent. Et plus la ville est grande et plus elle est haute et plus ils s'en foutent. Je vous le dis moi. J'ai essayé. C'est pas la peine."

"Le train est entré en gare. Je n'étais plus très sûr de mon aventure quand j'ai vu la machine. Je l'ai embrassée Molly avec tout ce que j'avais encore de courage dans la carcasse. J'avais de la peine, de la vraie, pour une fois, pour tout le monde, pour moi, pour elle, pour tous les hommes.
C'est peut-être ça qu'on cherche à travers la vie, rien que cela, le plus grand chagrin possible pour devenir soi-même avant de mourir.
Des années ont passé depuis ce départ et puis des années encore... J'ai écrit souvent à Detroit et puis ailleurs à toutes les adresses dont je me souvenais et où l'on pouvait la connaître, la suivre Molly. Jamais je n'ai reçu de réponse.
La Maison est fermée à présent. C'est tout ce que j'ai pu savoir. Bonne, admirable Molly, je veux si elle peut encore me lire, qu'elle sache bien que je n'ai pas changé pour elle, que je l'aime encore et toujours, à ma manière, qu'elle peut venir ici quand elle voudra partager mon pain et ma furtive destinée. Si elle n'est plus belle, eh bien tant pis ! Nous nous arrangerons ! J'ai gardé tant de beauté d'elle en moi et pour au moins vingt ans encore, le temps d'en finir.
Pour la quitter il m'a fallu certes bien de la folie et d'une sale et froide espèce. Tout de même, j'ai défendu mon âme jusqu'à présent et si la mort, demain, venait me prendre, je ne serais, j'en suis certain, jamais tout à fait aussi froid, vilain, aussi lourd que les autres, tant de gentillesse et de rêve Molly m'a fait cadeau dans le cours de ces quelques mois d'Amérique. "

"Derrière la Pérouse, c'est la grande ruée du ciel. Une abominable débâcle, il en arrive tournoyants des fantômes des quatre coins, tous les revenants de toutes les épopées... Ils se poursuivent, ils se défient et se chargent siècles contre siècles. Le Nord demeure alourdi longtemps par leur abominable mêlée. L'horizon se dégage en bleuâtre et le jour enfin monte par un grand trou qu'ils ont fait en crevant la nuit pour s'enfuir."

" Mais si! qu'il lui a répondu. Que j'en ai du courage! et sûrement bien autant que toi !... Seulement moi si tu veux tout savoir... Tout absolument... Eh bien, c'est tout, qui me répugne et qui me dégoûte à présent ! Pas seulement toi !... Tout!... L'amour surtout !... Le tien aussi bien que celui des autres... Les trucs aux sentiments que tu veux faire, veux-tu que je te dise à quoi ça ressemble moi ? Ça ressemble à faire l'amour dans des chiottes! Tu me comprends-t-y à présent ?... Et tous les sentiments que tu vas chercher pour que je reste avec toi collé, ça me fait l'effet d'insultes si tu veux savoir... Et tu t'en doutes même pas en plus parce c'est toi qui es une dégueulasse parce que tu t'en rends pas compte... Et tu t'en doutes même pas non plus que tu es une dégoûtante!... Ça te suffit de répéter tout ce que bavent les autres... Tu trouves ça régulier... Ça te suffit parce qu'ils t'ont raconté les autres qu'il y avait pas mieux que l'amour et que ça prendrait avec tout le monde et toujours... Eh bien moi je l'emmerde leur amour à tout le monde !... Tu m'entends ? Plus avec moi que ça prend ma fille... leur dégueulasse d'amour !... Tu tombes de travers !... T'arrives trop tard ! Ça prend plus, voilà tout !... Et c'est pour ça que tu te mets dans les colères ?... T'y tiens quand même toi à faire l'amour au milieu de tout ce qui se passe?... De tout ce qu'on voit?... Ou bien c'est-y que tu vois rien ?... Je crois plutôt que tu t'en fous !... Tu fais la sentimentale pendant que t'es brute comme pas une... Tu veux en bouffer de la viande pourrie ? Avec ta sauce à la tendresse ?... Ça passe alors ?... Pas à moi !... Si tu sens rien tant mieux pour toi ! C'est que t'as le nez bouché ! Faut être abrutis comme vous l'êtes tous pour pas que ça vous dégoûte... Tu cherches à savoir ce qu'il y a entre toi et moi ?... Eh bien entre toi et moi, il y a toute la vie... Ça te suffit pas des fois ? "

Les avis de Wictoria, Roxane, Julien et Thom.
Lu dans le cadre du défi Blog-o-trésors que j'achève ainsi.


17 février 2009

La cloche de détresse ; Sylvia Plath

resize_4_Gallimard ; 270 pages.
Traduction de Michel Persitz.
V.O. : The Bell Jar. 1963.

« Un mauvais rêve.

Pour celui qui se trouve sous la cloche de verre, vide et figé comme un bébé mort, le monde lui-même n’est qu’un mauvais rêve.

Un mauvais rêve. »

Je ne sais pas vraiment comment aborder ce roman. L’histoire racontée par La cloche de détresse est  tellement vraie que j’ai même du mal à parler de « roman ». Après tout, les critiques s’accordent à dire que l’auteur y a mis énormément d’elle-même. Un mois seulement après la publication du livre, elle se donnait la mort. Je crois qu’on peut aller encore plus loin. Dans ce livre, Sylvia Plath a mis énormément de nous tous.

Erzébeth disait de ce livre qu’il l’avait blessée. Je suis dans la même situation. Je n’ai jamais été dépressive, je n’en suis jamais arrivée aux mêmes extrémités que l’héroïne, mais je pourrais être elle. Ce livre nous fait réaliser à quel point on est vulnérable, à quel point on marche sur des œufs sans même le réaliser. Esther se sent nulle, qui n’en a jamais fait autant ? Il ne se passe rien de particulier, et l’on comprend difficilement comment la situation d’Esther, qui semble pourtant assez commune, peut dégénérer comme cela. Je trouve que c’est effrayant. Est-ce que tout dérape quand Esther réalise à New York que l’on est qui l’on est où que l’on soit ?

« Des filles comme ça me rendent malade. Je suis tellement jalouse que j’en perds la parole. Pendant dix-neuf ans je n’ai pas mis les pieds hors de la Nouvelle-Angleterre si ce n’est pour une ballade à New York. C’était ma première grande chance, mais j’étais là, vautrée dans mon fauteuil, la laissant filer comme de l’eau entre mes doigts. »

Etre un individu qui aime le calme et qu’il faut traîner ou piéger pour l’attirer dans les endroits branchés n’est pas toujours facile à vivre, j’en sais quelque chose. Et partir à l’aventure, changer de décor, ne modifie rien. Les jeunes filles lauréates du concours sont chouchoutées, on leur ouvre des portes, mais contrairement aux autres, Esther ne voit là que des futilités. Sa dernière soirée à New York, elle la passe à offrir au vent ces vêtements qui ne sont pas elle.

Elle pense là où les autres prennent ce qui vient, et voilà son drame. Elle cherche à définir ce qu’est le bonheur, et elle réalise que ses souhaits sont en totale contradiction :

« Névrosée ! ah ! ah ! ah ! … J’ai laissé échapper un rire plein de dédain : ‘Si c’est être névrosée que de vouloir au même moment deux choses qui s’excluent mutuellement, alors je suis névrosée jusqu’à l’os. Je naviguerai toute ma vie entre deux choses qui s’excluent mutuellement… »

Esther est un être à part, hors de son époque et de son sexe. J’ai lu que ce livre était considéré comme féministe. Je rejette ce terme pour parler de ce livre, parce qu’il est réducteur, et pourrait donner lieu à une interprétation stupide du parcours d’Esther. Elle veut vivre et n’y parvient pas, elle veut avoir le droit de choisir même si elle ne sait pas le faire. Elle refuse la maternité, le rôle de la gentille épouse, mais elle ne pense qu’à son propre bien être.

« C’était une des raisons pour lesquelles je ne voulait pas me marier. La dernière chose que je souhaitais, c’était bien la sécurité infinie et être l’endroit d’où part la flèche… Je voulais des changements, du nouveau, je voulais tirer moi-même dans toutes les directions, comme les fusées du 4 Juillet. »

Un tel être ne peut qu’étouffer quand il est confronté à une existence morose. Il erre de déception en déception, jusqu’à ce que qu’il en arrive à un point où il ne peut même plus être déçu. Car il n’a plus la moindre chose à attendre. Quand Esther rentre de New York, elle a une réponse négative à sa demande de cours d’été. Puis, plus rien. Triomphe alors l’impression d’être totalement inutile, qui est née à New York :

« J’ai commencé par additionner les choses que je ne savais pas faire. »

Cette phrase semble banale, mais lorsque l’on commence à s’engager sur cette voie, il est impossible que tout s’achève bien. Surtout quand on est Esther, et que l’on pense sérieusement ce que l’on fait :

« - Comme les cadavres que tu dissèques ! Comme les gens que tu te figures guérir ! Ils sont aussi poussière qu’il est possible d’être poussière. Je suis persuadée qu’un bon poème dure plus longtemps qu’une centaine de tes clients mis bout à bout…

Et bien sûr, Buddy ne trouvait rien à répondre à ça, parce que c’était l’absolue vérité. Les gens ne sont faits avec rien de plus que de la poussière, je ne voyais pas du tout pourquoi soigner ces tas de poussière vaudrait mieux qu’écrire des poèmes dont les gens se souviendraient, qu’ils se réciteraient quand ils seraient tristes, malades ou insomniaques… »

Esther sombre, tombe tellement bas qu’elle ne peut plus descendre encore. On l’emmène, on la soigne avec les moyens du bord (les électrochocs, un peu comme si elle était une criminelle, et c’est d’ailleurs ce qu’elle est pour les autres, sa mère en tête). 

On la recolle, on la rafistole, on l’aide à se persuader que tout va bien. J’ai peur que ce ne soit pas le cas :

« Il y aurait un trou noir de six pieds de profondeur, creusé dans la terre dure. Une ombre en épouserait une autre, le sol étrangement jaune de notre localité refermerait la blessure ouverte dans sa blancheur. Une autre chute de neige effacerait toutes les traces récentes sur la tombe de Joan.

J’ai respiré un grand coup, et j’ai écouté le vieux battement de mon cœur.

Je vis, je vis, je vis. »

 

La cloche de détresse n’est pas un livre qui vous fait sombrer de bout en bout. C’est un livre qui ne plonge dans aucun extrême. Je ne sais pas comment l’exprimer correctement, mais le lecteur ne passe pas un sale quart d’heure. Il trouve des refuges qui ne sont d’aucun secours à Esther, mais qui permettent au lecteur de l’accompagner, et de ressentir les choses peu à peu. On en ressort sonné, nauséeux, parce que l’on n’a rien vu venir, et c’est ce qui fait les grands livres.

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Sylvia Plath et son mari, Ted Hughes (1956)

Un immense merci à Erzébeth pour cette découverte (si tu arrêtes tes bêtises avant ce soir, je ne te dénonce pas). Fashion et Levraoueg, j’espère que vous tremblez maintenant…

Anne aussi a aimé.

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08 février 2009

La nuit des temps ; René Barjavel

resize_5_Pocket ; 381 pages.
1968.

Je m'épate vraiment depuis le début de l'année. On est début février, et j'ai déjà lu six livres sur les trente que j'avais pré-sélectionnés ! J'ai aussi réalisé que j'avais réussi un challenge pour la première fois de ma vie, celui du 1% littéraire. Bref, tout ce blabla a surtout pour but de me motiver, donc je m'arrête.
En ce qui concerne La nuit des temps, j'en ai toujours ou presque entendu parler comme d'un chef d'oeuvre avec une superbe histoire d'amour, et c'est donc avec beaucoup d'enthousiasme que je l'ai ouvert.

Une mission française au Pôle Sud découvre l'existence d'une civilisation perdue depuis neuf cent mille ans. Nous sommes en pleine Guerre Froide, et les grandes puissances vont toutes s'allier, à l'aide de la Traductrice, afin de découvrir ce que renferme une sphère qui témoigne d'une civilisation que les hommes actuels n'avaient jamais soupçonnée.
A l'intérieur, deux individus endormis sont découverts. Les scientifiques présents sur la base vont alors tenter de les réveiller.

La nuit des temps n'est pas un livre abominable. J'ai beaucoup aimé le début de l'histoire, ainsi que certains passages. Il y a beaucoup de références dans ce livre, et il s'agit d'un aspect que j'apprécie de trouver dans un livre. J'ai aussi aimé la fin. Je l'ai vue arriver à des kilomètres, mais elle contient plus d'action que dans les trois cents pages précédentes, et il s'agit des seules pages où le romantisme de l'histoire m'a fait de l'effet. Peut-être garderais-je d'ailleurs un bon souvenir de La nuit des temps grâce à ces cinquante dernières pages.
Sinon, j'avoue avoir trouvé le temps long. J'ai très été vite rebutée par le style de Barjavel. Quelques formules m'ont vraiment surprises. Parler de "raison raisonnable" me fait le même effet que lorsque j'entends "orienté à l'ouest". Il n'y a par ailleurs pas seulement ce genre de formules maladroites dans ce livre. Les rares effets de style tentés tombent à plat. Quant aux scènes romantiques, Lou en parle bien mieux que je ne saurais le faire, mais je les ai trouvées consternantes (et je suis une fille qui vénère La belle au bois dormant de Disney). L'histoire d'amour de Païkan et Elea m'a fait bailler plus d'une fois, je l'ai trouvée exagérée, dégoulinante, et surtout insuffisante à soutenir l'intrigue. A aucun moment je ne suis parvenue à me sentir 900 000 ans en arrière, ou dans un monde totalement différent du nôtre.
Je n'ai pas non plus reconnu le monde actuel. Le roman date de 1968, et donc de la Guerre Froide, et j'ai l'impression que Barjavel l'a rendu trop caractéristique de cette période pour lui permettre de bien vieillir. Il écrit comme si tout ce dont il parle devait être une évidence pour le lecteur, ce qui n'est plus le cas aujourd'hui. Les parallèles qu'il fait entre passé et présent sont datés. Il était souvent nécessaire que je me rappelle le contexte dans lequel Barjavel avait écrit.

Je ne sais pas comment formuler exactement mon ressenti. Cette lecture n'a pas été horrible, j'ai réussi à me raccrocher à quelques idées, à quelques passages, à quelques personnages aussi. Mais La nuit des temps n'a pas pour moi la carrure d'un chef d'oeuvre, juste celle d'une lecture que l'on fait par curiosité, ou d'un livre pour adolescents (j'aurais certainement été comblée il y a quelques années).

Les avis de Majanissa, Carolyn Grey et Lou.   

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09 janvier 2009

Defi blog-o-trésors

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Je n'ai pas participé à la conception de la liste de ce défi, et j'ai un énorme Challenge ABC, mais je ne résiste pas à l'envie de choisir quatre livres parmi les 785 proposés. Voici mon choix :

Oscar Wilde, Le Portrait de Dorian Gray.
René Barjavel, La nuit des temps.
Louis-Ferdinand Céline, Voyage au bout de la nuit.
Sylvia Plath, La cloche de détresse.

J'ai donc un an pour lire ces livres et les commenter sur mon blog. Ca commence dès aujourd'hui ou demain, avec Le Portrait de Dorian Gray.

17/02 : Il ne me reste donc plus que Voyage au bout de la nuit à découvrir, celui qui me fait le plus peur. Pour le moment, j'ai découvert un livre qui sont à la porte de mon panthéon littéraire (Sylvia Plath et Oscar Wilde), et un livre décevant (René Barjavel).

04/07 : Challenge bouclé, et de très belle manière ! 

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