10 décembre 2014

La soif primordiale - Pablo de Santis

product_9782070455294_195x320Buenos Aires, années 1950. Santiago, jeune réparateur de machines et homme à tout faire d'un journal, se retrouve propulsé enquêteur spécialisé dans la recherche de personnes en lien avec l'occulte. Envoyé à la recherche d'informations sur les "antiquaires", il rencontre un professeur d'université et sa fille Luisa, dont il tombe amoureux. Mais celle-ci est fiancée à Montiel, un disciple de son père, et lorsque les deux hommes sont mêlés à un interrogatoire d'antiquaire qui s'achève par la mort de ce dernier, la vie de Santiago prend une tournure découlant entièrement de cet événement.

Autant le dire tout de suite, cette lecture a été pour moi un échec total. J'ai mis des semaines à terminer cette histoire manquant cruellement de rythme.
C'est vraiment une question de forme, car le fond y est. Le fantastique arrive de façon impromptue pour le héros, il assiste à un meurtre, passe de l'autre côté de la barrière. Avec la transformation vient la soif primordiale, mais aussi le métier de bouquiniste, l'amour des vieilles choses, et la quête d'un livre permettant à un vampire d'aimer une mortelle. Ces thèmes font généralement mouche tant ils sont indémodables ou précieux pour les boulimiques de lecture, mais ici ça ne fonctionne pas. Les événements, pourtant violents parfois, semblent déconnectés les uns des autres, les personnages ressemblent à des automates, rien n'est familier.
Impossible donc d'éprouver la moindre empathie pour les personnages, à commencer par Santiago. Il est jeune, passionné par les livres, mais complètement spectateur de sa propre vie. Pour le lecteur, relegué spectateur d'un spectateur, ça devient dur de se sentir impliqué.

Le thème de la soif primordiale, celle des vampires, m'a rappelé un film récent, Only lovers left alive. Le rythme y était pourtant très lent aussi, mais il possédait ce truc qui fait qu'on entre dans une histoire (non, je ne parle pas de Tom Hiddleston).

Les seuls passages qui m'ont plu sont ceux qui évoquent les livres et ce qu'ils révèlent de nous.

Pablo de Santis m'aura quand même permis, contre toute attente, de réaliser mon challenge Myself, qui consistait à lire un livre de langue espagnole cette année.

Merci à Anna pour cette lecture.

Vous pouvez trouver ici un avis dithyrambique et très intéressant sur ce livre.

Folio. 273 pages.
Traduit par François Gaudry.
2012 pour l'édition originale.

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01 novembre 2008

Stolen ; Kelley Armstrong

13705842_1_480 pages ; Plume Books.
V.F. : Capture. 2002.

Cet été, j'ai fait la connaissance d'Elena, la seule femme loup-garou, et puis surtout de son fiancé, l'irrésistible Clay. Le premier tome de la série Women of the Otherworld m'avait d'ailleurs tellement charmée que je me suis procuré immédiatement les trois tomes suivants. J'ai très vite commencé Stolen, mais comme d'habitude quand je passe trop de temps avec des personnages, je finis par vouloir souffler un peu avant de les retrouver (sauf cas particuliers bien sûr).
Après ma lecture de Thomas Hardy, j'avais envie de lire quelque chose de léger, alors je l'ai repris.

On y retrouve Elena, Clay et Jeremy, mais aussi de nouveaux être surnaturels, comme les sorcières Ruth et Paige, ou le demi-démon Adam (qui possède lui aussi un charisme indéniable). Ruth et Paige ont pris contact avec Elena, qui ignorait jusque là l'existence d'autres créatures surnaturelles, parce qu'elles ont appris que des individus capturent ces dernières. Après une réunion au sommet, alors qu'elle a encore voulu faire un jeu stupide avec Clay, Elena se fait attraper, emmener dans un centre plein de gens comme elle, et enfermer dans une cellule.

J'ai bien aimé ce tome, mais vraiment sans plus. C'est très long, plein d'invraisemblances (la transformation de Bauer se déroule étonnamment vite), et si j'avais très envie qu'Elena s'échappe enfin, c'était surtout parce que ça tourne beaucoup en rond dans le centre où elle est enfermée. Elle n'y reste pas longtemps, mais nous avons droit à tous les détails.
A l'inverse, certains personnages, comme Adam, Ruth, ou même Savannah, sont très peu développés. Pour ceux qui le peuvent, ils seront sans doute davantage mis en avant dans les prochains tomes, mais il n'empêche que je suis restée sur ma faim à certains moments quand d'autres me paraissaient interminables.
Alors, pourquoi est-ce que je dis que j'ai quand même aimé ? D'abord, Clay. Je sais que c'est un argument qui peut paraître discutable, mais allez voir l'avis de Karine, elle insiste encore plus sur ce point.
Ensuite, Elena a vraiment le don de croquer les situations dans lesquelles elle se retrouve avec beaucoup d'humour. Je ne trouve pas que Kelley Armstrong écrive particulièrement bien, mais au moins elle sait donner un ton extrêmement agréable à son histoire. Clay (encore lui) est toujours aussi impossible, et les échanges entre Paige et Adam sont tout aussi délicieux (surtout quand ils menacent de changer l'autre en crapaud ou de le réduire en poussière).
En fait, Stolen reste un très bon divertissement malgré les longueurs, et je pense que je lirai les tomes suivants (d'autant plus que c'est Paige qui en est la narratrice). Mais ce n'est pas le livre du siècle. 

Les avis de Bladelire et Stéphanie.

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12 juillet 2008

Bitten ; Kelley Armstrong

215237x_1_Time Warner Books ; 464 pages.

Comme vous le savez, depuis ma rencontre avec un certain vampire, j'ai quelques crises qui m'amènent à me jeter sur des romans dont les thèmes ne m'intéressent pas le moins du monde la plupart du temps. Je m'étais calmée depuis un bon moment, mais Fashion est sournoise...
Pour me donner bonne conscience (et faire des économies) j'ai commandé le tome 1 de la série Otherworld en anglais.

Le résumé de l'histoire est assez simple. Elena, la seule femme loup-garou, vit à Toronto avec son nouveau compagnon. Elle essaie de mener une vie normale, malgré son besoin d'aller régulièrement chanter au clair de lune. Les problèmes surgissent lorsque Jeremy, le chef du "Pack", laisse un message inquiétant sur son répondeur. Afin que Philip (le nouveau copain qui ignore tout) ne s'imagine pas qu'elle laisse son "cousin" dans l'embarras sans rien tenter, Elena le rappelle. Finalement, elle doit retourner là où elle a passé ses dix premières années en tant que loup-garou.

J'aimerais bien vous dire que ce livre est vachement intéressant parce que les loups-garous ne sont jamais utilisés de cette façon dans les romans de ce genre. Malheureusement pour mon honneur, non seulement je n'y connais rien, mais en plus je m'en tamponne. Je pense que les amoureux du genre trouveront ça téléphoné, guimauve, et je ne sais quoi d'autre. Pour ma part, j'ai complètement adoré ce livre, à tel point que j'ai déjà acheté les trois tomes suivants.
Deux tous petits trucs qui m'ont fait tilter quand même : les personnages censés être trentenaires ont un comportement qui me paraît plus adapté à des gens qui sont dans la vingtaine. Sinon, même si j'ai totalement adhéré au côté guimauve du livre, les "je le hais", puis "je ne l'aime pas, je ne me la joue pas héroïne qui réalise qu'elle aime le type quand il est en danger, mais en fait je réalise encore plus tard que je l'aime effectivement", ça m'agace. J'aime beaucoup les gens plein de mauvaise foi (la dernière édition du Club des Théières m'a bien fait rire), mais là Elena a davantage l'air longue à la détente qu'autre chose.

Bref, pour en revenir à nos moutons, comme je vous l'ai dit, je n'y connais rien aux créatures fantastiques. Du coup,les découvrir avec ce genre de romans est un régal. Comme Fashion, j'aime beaucoup la façon dont Elena nous présente le fait que les loups-garous ont des comportements animaux en permanence (à se mordiller les oreilles, faire des bruits animaux). Même leur organisation a un côté animal : Clay est quand même bien dressé, l'honneur du chef de la meute est remis en cause par d'autres mâles...
Car même si Bitten n'échappe pas à certains clichés (dont l'auteur a pleinement conscience), les personnages ne sont pas plats. Ils ont chacun un caractère bien trempé, et ils ne manquent vraiment pas d'humour (dans le volume 2, c'est encore plus accentué pour mon plus grand bonheur).
Et puis Clay. Surtout Clay en fait. Rien à voir avec Edward niveau caractère, mais ce n'est pas à son désavantage. Parce que le petit vampire paraît assez lisse quand on jette un oeil à Clay. Ce dernier fonctionne essentiellement par instinct, et n'est absolument pas troublé à l'idée de torturer ou de tuer quelqu'un qui le menace. D'un autre côté, son comportement avec ceux qu'il aime est irrésistible.

Bref, je suis atteinte d'une nouvelle obsession, et vous risquez de beaucoup entendre parler de Kelley Armstrong dans les semaines et les mois à venir.

Virginie et Stéphanie aussi ont lu ce livre.

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08 février 2008

Rebel Angels ; Libba Bray

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Delacorte Press Books for Young Readers ; 592 pages.

Rebel Angels est le second opus de la trilogie Les sorcières de Spence, par Libba Bray. Cet été, j'avais adoré le tome 1, qui m'avait été conseillé par une fan des romans de Stephenie Meyer. Du coup, j'avais immédiatement commandé le tome 2, qui n'a pas encore été traduit en français.

Nous retrouvons Gemma, qui rentre chez elle pour les vacances de Noël. Gemma retrouve son père, dont l'état de santé est préoccupant, ainsi que son lourdingue de frère et sa grand-mère. Par un étrange concours de circonstances, elle fait également la connaissance de Simon, un jeune homme de très bonne famille et ami de son frère. Avec ses amies, elle le revoit au cours de soirées de la haute société londonienne.
Elle doit cependant consacrer une partie de son temps à accomplir une mission ordonnée par les Rakshanas. Kartik est là pour la guider, tout comme ses amies Ann et Felicity. 

J'ai plutôt bien aimé ce livre, mais cela est très fortement dû au fait que j'étais ravie de retrouver Gemma, Ann, et surtout Kartik. Autant j'avais vraiment été très agréablement surprise par les qualités du tome 1, autant j'ai trouvé que Libba Bray tombait un peu dans la facilité avec ce second opus. Même l'apparition de nouvelles créatures manque un peu d'intérêt et les ficelles utilisées sont à plusieurs reprises assez énormes. Les trois jeunes filles manquent vraiment de clairvoyance, leur comportement est exaspérant par moment, du coup j'avoue avoir été régulièrement inattentive au cours de ma lecture. 
Après, les thèmes de l'adolescence, le poids des conventions, s'ils manquent un peu d'originalité à mon goût, m'ont beaucoup plu. En fait, j'ai été beaucoup plus intéressée par les scènes de la vie "normale" que par l'enquête de Gemma et de ses amies.

Quand même une déception donc, on verra si je succombe au troisième tome...

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11 septembre 2007

Eclipse ; Stephenie Meyer

41RXZZRtuXLLittle ; 640 pages.

Je sais, je suis peu présente sur mon blog depuis un certain temps. J'ai pas mal de boulot, donc ça risque de durer encore un moment. Mais j'attendais ce livre avec tellement d'impatience (et je sais que je ne suis pas la seule) que je ne pouvais pas ne pas venir vous en parler. Attention, ce billet contient des spoilers, ne lisez que le premier paragraphe de mon avis si vous ne voulez rien savoir !

L'histoire : Pour ceux qui ne connaissent pas encore, il s'agit du Tome 3 de la série Twillight de Stephenie Meyer.
Dans ce tome, la fin de l'année scolaire et du lycée approche pour Bella et Edward. Bella est toujours confinée chez elle par son père pour avoir utilisé une moto et disparu trois jours. Afin d'obliger sa fille à voir d'autres gens que son petit-ami qu'il déteste ouvertement, Charlie lève la punition à la condition que Bella voit ses amies, ainsi que Jacob (qui refuse pourtant de lui adresser la parole).
Tout ceci alors qu'un vampire s'amuse à tuer des gens à Seattle...

Je l'ai dévoré en deux jours. L'histoire est prenante, il se passe beaucoup de choses dans ce tome, à la fois pour les vampires, pour les loups-garous et pour Bella. On passe du temps avec la famille Cullen dans ce livre, ce qui est extrêmement plaisant. Emmett est particulièrement drôle, tout comme l'enthousiasme un peu trop prononcé d'Alice en ce qui concerne les soirées ou autres à organiser. Cet humour, présent tout au long du livre, lui donne une ambiance plutôt conviviale (dans l'ensemble) et le rend extrêmement agréable à lire.
Rosalie et Jasper, pour leur part, racontent à Bella leur histoire, ce qui lui permet de peser davantage le pour et le contre de sa décision de devenir un membre de la famille d'Edward.
Les loups-garous ont également un grand rôle à jouer. On en apprend davantage sur les "frères" de Jacob, leur origine, et le pourquoi de certaines choses.

Mais j'avoue que ce livre m'a beaucoup contrariée quand même pour une chose. Comme les tomes précédents, Eclipse est basé sur un livre très connu que Bella lit et apprécie. D'habitude, c'est l'un des points positifs du livre. Ici, Stephenie Meyer a choisi d'intégrer certaines choses de Wuthering Heigts à son histoire (de façon légère et remaniée naturellement). J'ai beau adorer le roman d'Emily Brontë, je trouve qu'il passe mal dans Eclipse. L'héroïne de Wuthering Heights est capricieuse, égoïste et même détestable par moments.
Cela se répercute sur le caractère de Bella dans Eclipse, et ça ne la rend pas du tout attachante. Bien que son histoire avec Edward gagne en intensité dans ce tome, jouer à nouveau le coup du triangle amoureux Jacob-Bella-Edward avec en plus des histoires d'âmes soeurs et compagnie, m'a donné envie de gifler Bella un certain nombre de fois. Jusque là, je n'avais aucun problème pour m'identifier à elle, son histoire avec Edward était de celles qui font rêver toutes les petites filles. Dans ce tome, tout le monde souffre, alors c'est tout le contraire.

Certes, c'est plus subtil quand on lit l'explication de Stephenie Meyer. Selon elle, cela permet de montrer à quelle point l'amour de Bella pour Edward est fort. Contrairement à Cathy Earnshaw, elle ne choisit pas la voie de la facilité (qui pourrait pourtant la rendre heureuse dans une certaine mesure), mais celle qui lui fera tout abandonner de sa vie humaine pour une seule personne. Ce choix est naturellement difficile pour elle, il n'empêche que pour le lecteur, c'est difficile de comprendre certaines actions de Bella dans Eclipse

Malgré cela, j'ai dévoré ce livre et j'attends déjà avec impatience la sortie de Breaking Dawn, le dernier tome de la série qui sortira dans un peu moins d'un an.

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31 août 2007

Les sorcières de Spence Tome 1 : L'oeil du destin ; Libba Bray

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Editions du Rocher ; 354 pages.
14,90 euros.

Vous avez du le remarquer, je lis beaucoup de romans jeunesse ces derniers temps. En fait, j'attends avec beaucoup d'impatience la sortie d'Eclipse de Stephenie Meyer, et Gladys*** m'avait conseillé ce roman en attendant. D'ailleurs, je tiens beaucoup à la remercier pour cette belle découverte.

L'histoire : Gemma Doyle vit en Inde où elle s'ennuie à mourir. Le jour de ses seize ans, elle est furieuse contre sa mère qui refuse de l'envoyer à Londres faire ses débuts dans le monde et se trouver un mari. La jeune fille, qui déplore la dégradation de ses relations avec sa mère depuis son entrée dans l'adolescence, est terrifiée à l'idée de finir vieille fille si elle reste en Inde.
En allant chez une amie, elles se disputent. Puis, elles croisent un homme étrange, dont les paroles dénuées de sens provoquent une attitude étrange de Mrs Doyle. Cette dernière donne son collier à Gemma et lui ordonne de rentrer immédiatement. Vexée, Gemma jette des méchancetés à la figure de sa mère et tourne les talons. Tout se passe alors très vite. Gemma a une vision de sa mère, poursuivie par une ombre, qui s'enfonce un poignard dans la poitrine.
Après la mort de sa mère, la jeune fille part pour l'Angleterre, où son frère la confie à Spence, un établissement pour jeunes filles. Elle y rencontre des amies et découvre avec elles qui elle est réellement.

Ce livre n'est absolument pas le banal roman pour adolescentes que j'imaginais. Il est, je pense, difficile d'accès en dessous de treize-quatorze ans, sauf pour les très bons lecteur. Et je suis la preuve que l'on peut être très agréablement surpris par ce roman même lorsque l'on n'est plus tout à fait adolescent^^.

J'ai trouvé l'écriture de Libba Bray vraiment mature, dense, bien que la traduction soit assez pénible pendant les dialogues. Les "marmonné-je", "grogné-je" et compagnie rendent très mal en français. Et j'ai également noté plusieurs fautes d'orthographe assez énormes. Mais Libba Bray n'est pas responsable de cela, et hormis ces petits détails, son style est étonnament maîtrisé. Le rythme est rapide, et le suspens présent très tôt dans le récit.

Quant au fond, je l'ai trouvé très bien construit. L'histoire débute en Inde à la fin du XIXe, lieu entouré de mystères dans notre imaginaire, et se déroule ensuite dans une école assez étrange bien que réservée aux jeunes filles convenables. Si certaines choses peuvent sembler ne pas correspondre à une reconstitution historique exacte, Libba Bray nous donne des repères temporels et spatiaux tout à fait suffisants pour se mettre dans l'ambiance de l'époque tout en ouvrant son histoire au monde de la sorcellerie. Ce dernier est intrigant, ceci d'autant plus que Libba Bray ne nous donne les explications qu'au compte-gouttes et le crée de toutes pièces à partir de personnages mythologiques.
Les personnages de Libba Bray ne sont pas lisses. Chacune des filles a ses (gros) défauts, et l'amitié qui les lie est pour le moins surprenante. Un peu comme dans la vraie vie en fait. A seize ans, elles sont totalement inexpérimentées (sans être des oies blanches non plus), et recherchent de nouvelles sensations qu'elles vont parvenir à trouver. Les personnages secondaires, pour leur part, ne servent pas à faire tapisserie. Tous ont un côté étrange, des secrets enfouis, qui contribuent à créer des interrogations chez le lecteur.

A la fois conte, roman à suspens et roman sur l'adolescence, ce livre mêle tous ces genres de façon parfaitement cohérente et m'a tenue en haleine de bout en bout. J'ai vraiment hâte d'en connaître la suite.   

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25 août 2007

Tentation ; Stephenie Meyer

41KGKK92EYLHachette ; 570 pages.
18 euros.

Après avoir lu Fascination, j'ai dû lutter pour ne pas me ruer sur ce livre, le second tome des aventures de Bella, l'héroïne de Stephenie Meyer. Comme le tome 3 sort dans quelques jours sur Amazon et que j'allais à la mer, j'ai décidé que je pouvais cesser d'être raisonnable.

Dans ce tome, Bella doit faire face au brusque départ d'Edward, qui a décidé de ne plus revenir à Forks. Après des mois d'apathie, elle reprend goût à la vie aux côtés de son ami Jacob, et son habitude à s'attirer des ennuis lui fait découvrir de nouvelles choses sur le monde de son ancien petit ami.

Je n'ai pas du tout été déçue par ce livre, même si je l'ai trouvé un peu en dessous de Fascination. Bizarrement, alors que Edward n'est que très peu présent, il imprègne complètement l'histoire. Je pense que c'est voulu, mais cela allourdit un peu le récit par moments et lui donne un aspect un peu nunuche qu'il n'y avait pas du tout (selon moi) dans le tome 1. La "plaie béante" de Bella est un peu trop évoquée à mon goût, même si je comprends qu'elle souffre.
A part ça, je n'ai rien à redire. On en apprend davantage sur les vampires, de nouvelles créatures fantastiques apparaissent, les personnages sont toujours aussi sympathiques, "humains", c'est bourré d'humour, percutant. Bref, on ne s'ennuie pas une seconde. Autre élément que j'adore, les nombreuses références littéraires que contiennent les romans de Stephenie Meyer. Dans celui-ci, Roméo et Juliette est beaucoup évoqué, et le choix de l'Italie pour le dénouement de l'action est sans doute un écho à ce livre.
Au final, Stephenie Meyer est parvenue à créer un univers qui tient parfaitement la route et duquel on n'a pas envie de ressortir.

L'avis d'Allie (dont je partage l'avis, également en ce qui concerne les nombreuses coquilles présentes dans ce livre).

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28 avril 2007

Fascination ; Stephenie Meyer

31VHVMNGY4LÉdition Hachette ; 525 pages.
18 euros.

" Bella, seize ans, décide de quitter l'Arizona ensoleillé où elle vivait avec sa mère, délurée et amoureuse, pour s'installer chez son père, affectueux mais solitaire. Elle croit renoncer à tout ce qu'elle aime, certaine qu'elle ne s'habituera jamais ni à la pluie ni à Forks où l'anonymat est interdit. Mais elle rencontre Edward, lycéen de son âge, d'une beauté inquiétante. Quels mystères et quels dangers cache cet être insaisissable, aux humeurs si changeantes ? A la fois attirant et hors d'atteinte, au regard tantôt noir et terrifiant comme l'Enfer, tantôt doré et chaud comme le miel, Edward Cullen n'est pas humain. Il est plus que ça. Bella en est certaine. Entre fascination et répulsion, amour et mort, un premier roman... fascinant. "

Depuis quelques temps, je vois un engouement se créer autour des livres de Stephenie Meyer. Après lecture de Fascination, je dois bien avouer que cet enthousiasme me paraît plus que justifié. C'est une lecture dont je me suis délectée. Quitter mon livre seulement quelques heures a été très difficile, et je me suis ruée dessus dès que je suis rentrée.

Difficile de parler de ce livre sans vendre la mèche (même si on se doute rapidement de ce qui se passe, mieux vaut préserver le suspens), mais je vais quand même essayer de vous tenter, parce qu'il en vaut vraiment le coup.
C'est un récit fantastique, mais qui tient extrêmement bien la route, grâce à un bon dosage entre le surnaturel et le réel. Je ne possède aucune connaissance du genre de toute manière, donc je pense que je suis assez facile à toucher. 
En fait, je n'ai eu aucun mal à me mettre dans la peau de Bella, à partager son amour passionné pour Edward. En plus, elle aime Jane Austen et Emily Brontë, ce qui prouve que c'est une fille bien... Non ?
C'est une adolescente comme les autres, peut-être un peu plus gauche que la moyenne, qui manque d'assurance, mais qui sait ce qu'elle veut.
Comme elle, j'ai été irrésistiblement attirée vers les Cullen. Les mystères qu'ils renferment m'ont captivée. Edward, jeune garçon obstiné et tourmenté, est le genre de garçons qui fait craquer toutes les filles dans une cour de récréation. Bella y compris. Et bien évidemment, la jeune fille ne va avoir aucun mal à exercer sur lui une fascination aussi grande que celle qu'il lui inspire.
Mais, même si la principale ligne du roman est la relation entre Bella et Edward, je n'ai pas eu l'impression de lire uniquement un roman à l'eau de rose. Il s'agit de l'éveil des sentiments de deux jeunes gens, de leurs doutes, de leurs craintes face à un avenir qui semble compromis malgré leur très jeune âge. 
Tout ceci dans un environnement fascinant (c'est vraiment le mot), créé par Stephenie Meyer, qui a reconstitué à sa façon certains personnages "spéciaux" pour mieux les fondre dans la masse. Grâce à Bella, on entrevoit un monde différent du nôtre, aussi attrayant qu'effrayant. Car il y a aussi une intrigue bien menée, avec de vrais méchants, dont une qui risque de prendre de l'ampleur dans les prochains tomes.

Les dialogues sont plein d'humour (les taquineries entre Bella et Edward, deux têtes de pioche, sont vraiment craquants), l'écriture est aérée, aucune longueur n'est à déplorer. Les cinq cents pages passent à toute allure. C'est un de ces livres dont j'ai une terrible envie de connaître la fin tout en redoutant d'en tourner la dernière page. Heureusement, le tome 2 est sur ma PAL. En revanche, il va falloir attendre un peu pour le tome 3...

Les avis d'Elfe et de Margoulette. Le site de Stephenie Meyer ici.

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