21 novembre 2008

Délivrez-moi ! ; Jasper Fforde

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Il y a presque deux ans, j'avais dévoré le premier tome de la série des Thursday Next. Je m'étais immédiatement jetée sur Délivrez-moi ! , mais comme je suis une parfaite illustration du proverbe disant qu'il ne faut pas abuser des bonnes choses, mon élan avait été coupé net. J'ai réouvert ce livre parce que j'avais besoin d'un bon divertissement, et j'ai eu un énorme choc : j'avais complètement oublié que Thursday avait un cousin qui s'appelait Wilbur ! Je ne comprends pas comment c'est possible tellement je trouve ce prénom abominable.

Mais passons, puisque l'heure est grave. Thursday croit nager dans le bonheur depuis son mariage avec Landen. Ils viennent juste d'apprendre qu'ils vont avoir un enfant, et seules les interviews auxquelles est conviée Next afin de raconter son aventure dans Jane Eyre apportent une ombre au tableau.
L'ennui est que Goliath n'apprécie pas du tout que l'un de ses agents ait été coincé dans Le Corbeau d'Edgar Allan Poe, que la ChronoGarde est toujours à la recherche du père de Thursday, et que les coincidences très étranges qui entourent la jeune femme sont de plus en plus menaçantes.
Quand Landen est éradiqué par la ChronoGarde, qui le fait mourir à l'âge de deux ans dans l'accident de voiture auquel il avait pourtant survécu, Thursday est prête à tout pour le ramener.
Elle nous emmène donc au Japon, puis se retrouve dans la bibliothèque dont nous rêvons tous, celle où sont rangés tous les livres jamais publiés, gardés par le chat de Alice au pays des merveilles (entre parenthèses, si ma swappeuse du Victorian Swap passe par là, je meurs d'envie de le lire maintenant). De là, elle commence son apprentissage pour entrer dans les textes avec Miss Havisham (que j'étais ravie de revoir), toujours vêtue de sa robe de mariée en lambeaux, mais délicieusement hargneuse.

Je ne vais pas vous raconter tout le livre, mais j'en meurs d'envie parce que je me suis régalée ! Fforde est vraiment un génie, le monde qu'il a créé est drôle, incroyablement loufoque, et fantastique pour toute personne qui aime les livres. On apprend que Heathcliff a passé trois ans à Hollywood (où il a également mijoté sa vengeance donc), Mrs Fanny Dashwood a presque l'air sympathique, et avance des arguments pour sa défense qui sont très convaincants. Les personnages des romans évoqués sont encore une fois des personnages qui ont une existence hors de celle que les auteurs leur ont offerte, et tout le monde trouve cela normal que la découverte d'une nouvelle pièce de Shakespeare puisse avoir des conséquences incalculables, ou que l'on se piétine dans une foire aux livres.
Et puis, Pickwick. J'adore cette bestiole !
Le tout est servi par la plume dynamique de Fforde, qui nous fait trembler et enrager. Les rebondissements sont légion, et le plus incroyable est que plus Fforde s'enfonce dans le fantastique et plus il est crédible. Lorsqu'il décrit le monde réel à la fin du livre, c'est nous qui nous paraissons complètement absurdes...

Le quatrième tome étant sorti en poche il y a peu, je sens que je ne vais pas tenir longtemps avant de retrouver Thursday Next !

L'avis de Karine :). Je tiens aussi à dénoncer le fait que Lou n'a pas aimé L'affaire Jane Eyre (comme ça je suis fâchée avec les DEUX organisatrices du Victorian Swap. J'aurais sans doute mieux fait d'attendre que les swappeuses et swappées soient déterminées, mais je suis une téméraire ! ).

10/18 ; 444 pages.
Traduction de Roxane Azimi.
Titre Original : Lost in a Good Book. 2002.

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15 novembre 2007

His Dark Materials : The Subtle Knife ; Philip Pullman

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Scholastic Press ; 1024 pages.
V.F. : La Tour des anges.

Je vous préviens, ça fait trois semaines que j'essaie d'écrire ce billet, et comme j'en ai marre de ne pas y arriver mais que je veux quand même vous parler de ce livre, je poste !

Après avoir dévoré le tome 1 de A la croisée des mondes, je me suis donc ruée sur le second opus. Je n'ai pas vraiment été déçue, même si je suis moins sous le charme que lors de ma lecture du premier volet (le fait que ma lecture ait été très éparpillée y est sans doute pour quelque chose).

L'histoire : Nous retrouvons Lyra, toujours en compagnie de son daemon Pantalaimon. A la fin du premier volet, ils venaient d'emprunter le pont entre plusieurs mondes construit par Lord Asriel. Cela les a conduits dans un monde où il ne semble y avoir personne. Les maisons sont vides, et certaines choses (comme les frigos) sont totalement inconnues de Lyra.
Finalement, elle recontre Will, un jeune garçon venant également d'un autre monde (le nôtre je suppose) et qui recherche son père. Ensemble, ils vont tenter d'en apprendre plus sur la destinée de Will, tandis que dans les autres mondes, les adultes recherchent Lyra, et se préparent à un grand bouleversement.

Il y a une chose que j'ai aimée en particulier dans ce livre, c'est la multitude des points de vue. Ils nous permettent d'envisager l'intrigue à travers les yeux de différents personnages pas toujours au même endroit. Grâce aux informations récoltées, on peut commencer à reconstituer avant même Lyra et les autres, quelques éléments du puzzle créé par Philip Pullman.
En fait, ce tome est une vraie transition entre le premier et le troisième tome. Il s'y passe relativement peu de choses, à part sur la fin, mais on sent que des choses importantes se préparent. Des anges en très grand nombre traversent le ciel, les gens commencent à choisir leur camp... Surtout, ça ne rigole plus du tout. Autant certaines choses étaient plutôt amusantes dans le premier volet, autant cette fois-ci les personnages n'ont plus la tête à plaisanter. En même temps, on peut comprendre que quand on essaie de comprendre l'organisation de l'univers (surtout celui du livre, avec plusieurs dimensions et des créatures fantastiques dans tous les coins), il est difficile de penser à autre chose... De plus, Lyra et Will mènent une vie dangereuse qui les isole du reste des enfants qu'ils peuvent rencontrer. Philip Pullman continue en effet à ne pas être tendre avec ses personnages, ni avec la nature humaine.
Malgré cela, on passe quand même un bon moment de lecture. J'ai eu un peu de mal au début du livre, car Philip Pullman va assez lentement et est beaucoup plus dans la théorie que dans le tome précédent. En plus, ni mon cher Lord Asriel (au passage, je n'arrive pas à imaginer Daniel Craig dans le rôle de ce type censé incarner l'élégance anglaise... et je ne vous parle même pas de Nicole Kidman en Mme Coulter...) ni Iorek Byrnison n'apparaissent dans ce tome.  Heureusement, l'intérêt revient au galop quand on se met à suivre le parcours des sorcières ou de Lee Scoresby, et quand l'action reprend.

Il ne me reste plus qu'à lire le dernier tome...

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29 septembre 2007

A la croisée des mondes, Tome 1 : Les royaumes du Nord ; Philip Pullman

51QWQVF2H7LFolio SF ; 533 pages.
6,60 euros.

Pour me faire pardonner cette longue absence, je reviens avec un très bon roman à vous conseiller. Je l'ai acheté lors d'une de mes flâneries à la librairie. Il me semblait avoir lu des billets dessus il y a déjà un certain temps, et le résumé me tentait bien.
Les avis de Papillon et de Thom m'ont poussée à le lire tout de suite, et bien m'en a pris.

L'histoire : Elle se déroule dans un monde qui pourrait être le nôtre, mais ce n'est ni tout à fait notre époque, ni tout à fait la réalité. Le siège de l'Église dominante n'est pas à Rome mais en Suisse, les Tartares sèment la terreur dans l'imaginaire collectif, et chaque être humain possède un "daemon", qui prend la forme d'un animal de sexe opposé au sien. Tant qu'une personne est enfant, son "daemon" peut changer de forme à sa guise, un peu comme un jeune humain fait des choix variés avant de devenir la personne qu'il veut être.  Une fois l'humain adulte, son daemon ne peut plus se transformer, et garde la forme d'une créature qui reflète une part de sa personnalité.
Lyra est l'une des enfants de l'univers créé par Philip Pullman. Curieuse, têtue et effrontée, elle vit à Jordan College au milieu des Érudits, jusqu'au jour où une envoûtante jeune femme vient la chercher. Ce même jour, Roger, le meilleur ami de Lyra, est enlevé par les Enfourneurs, qui capturent des enfants sans que personne ne sache vraiment ce qu'il advient d'eux.
Peu après, Lyra décide de partir à la recherche de son ami Roger. Cela la mène dans le Nord, où vivent également des ours guerriers terrifiants, qui détiennent Lord Asriel, l'oncle de Lyra. 

Mon avis : En ce moment, j'ai besoin d'évasion dans mes lectures. En cela, Les royaumes du Nord est tombé à merveille. Philip Pullman mêle les légendes et les époques avec une habileté remarquable. L'univers qu'il construit est parfaitement crédible, et lui permet à la fois de nous faire voyager dans un monde passionnant et de critiquer habilement la fragilité des institutions et des esprits humains quand ils sont manipulés par une personne habile.
Car si cette histoire est parsemée de touches d'humour et de merveilleux qui la rende très agréable à lire, le sujet en lui même n'a rien de léger. D'ailleurs, je trouve étrange que l'édition jeunesse soit "à partir de 10 ans". Certains éléments abordés dans ce livre me semblent plutôt difficile à comprendre pour des enfants. Sans parler de ce qu'il advient des plus jeunes dans ce roman... Au début de ma lecture, j'ai pensé aux Chroniques de Narnia, mais ce sentiment s'est très vite estompé. Pour en revenir au livre, j'ai trouvé que Philip Pullman allait beaucoup plus loin que je ne le pensais au premier abord. Comme je l'ai déjà dit, il utilise le merveilleux pour introduire des questions très sérieuses et toujours d'actualité comme des autorités fermant les yeux sur des drames touchant des gens considérés comme en marge de la société, ou sur les activités de certaines personnes très puissantes.
Toutefois, il ne nie pas la complexité de ces choses. Quand le Maître de Jordan College verse du poison dans le vin de Lord Asriel au tout début du livre, qui est le vrai méchant ? Ce genre de mystère permet par ailleurs de rendre le récit captivant et de créer un rythme très soutenu. En effet, chaque personnage est un mystère en lui même, et tient le lecteur curieux en haleine. Qui est gentil et qui est méchant sont des questions auxquelles Philip Pullman se garde d'ailleurs bien de répondre à la fin du tome 1. Au contraire, il s'amuse même à brouiller les pistes. Si un tel est méchant, pourquoi refuse t-il de prendre ce que Lyra lui tend ?

A peine avais-je refermé ce livre que les personnages me manquaient déjà. Trop de questions restent en suspens, du coup j'ai couru acheter la suite de cette trilogie !

L'avis de Chrestomanci.

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18 février 2007

Auprès de moi toujours ; Kazuo Ishiguro

2848930195Deux Terres ; 440 pages. 
Titre original : Never let me go.

Lettre "I" Challenge ABC 2007 :

" Jadis, Kath, Ruth et Tommy ont été élèves à Hailsham ; une école idyllique, nichée dans la campagne anglaise, où les enfants étaient protégés du monde extérieur et élevés dans l'idée qu'ils étaient des êtres à part, que leur bien-être personnel était essentiel, non seulement pour eux-mêmes, mais pour la société dans laquelle ils entreraient un jour. Mais pour quelle raison les avait-on réunis là ? Bien des années plus tard, Kath s'autorise enfin à céder aux appels de la mémoire et tente de trouver un sens à leur passé commun. Une histoire d'une extraordinaire puissance, au fil de laquelle Kath, Ruth et Tommy prennent peu à peu conscience que leur enfance apparemment heureuse n'a cessé de les hanter, au point de frelater leurs vies d'adultes. "

J'ai découvert ce livre l'année dernière, avant que Kazuo Ishiguro ne devienne Kazuo Ishiguro pour moi, c'est à dire l'auteur du sublime roman Les vestiges du jour. La couverture et le titre du livre sont pleins d'une poésie mélancolique qui peut difficilement laisser de marbre. Cependant, les critiques étant assez mitigées, j'ai repoussé ma lecture. Puis j'ai lu Les vestiges du jour. Puis j'ai fait ma liste de Challenge ABC...

J'ai été assez déconcertée par les premières pages du livre. Les allusions à des "accompagnants" , à des "donneurs" , m'ont surprise. Heureusement, au bout de quelques pages, j'ai retrouvé le style calme, poétique et captivant de Kazuo Ishiguro. Encore une fois, il s'agit d'un réçit du passé, qui dévoile peu à peu ses mystères. L'auteur nous entraîne dans un univers qui n'existe pas ( ou pas encore), et qui ne ressemble au nôtre que de façade.Très rapidement, on s'attache à ces enfants, on imagine Hailsham comme une maison ensoleillée pleine de rires d'enfants. "Madame" m'a fait penser, au début au rôle de Mme de Maintenon dans Les colombes du Roi Soleil. Pourtant, quelque chose ne va pas. Les "Ventes" , les "Echanges" , qu'est-ce donc ? Pourquoi Kath ne nous parle pas du monde extérieur, de ses parents ? Pourquoi les enfants sont-ils stériles ?

Je me suis plongée dans ce livre qui suscite des interrogations de plus en plus nombreuses au fil de la lecture. Les personnages également, s'interrogent. Ils tentent de s'accrocher à un passé, de s'inventer un avenir, d'exister tout simplement. Je ne peux pas vous en dire trop, cela gâcherait votre plaisir. Mais je dois avouer que cette lecture, qui m'a passionnée, m'a également pas mal chamboulée. Les personnages sont attachants (sauf Ruth qui est carrément insupportable la plupart du temps), mais on ne comprend pas toujours leurs réactions, leurs gestes. Sauf si on considère que le besoin de solidarité, d'amitié est plus fort que tout.
Encore une fois avec Ishiguro, la fin m'a touchée. Cette résignation qui arrive en même temps que les plus grandes démonstrations de sensibilité est terrifiante.
Malgré le coup de coeur que j'ai éprouvé à la lecture de ce livre, c'est avec soulagement que je l'ai achevée. Kazuo Ishiguro m'a bousculée, a provoqué chez moi les réactions qu'il attendait probablement en écrivant ce livre. Ceci avec une écriture, une qualité de narration peu commune chez les auteurs contemporains.

" Auprès de moi toujours. Oh, bébé, mon bébé. Auprès de moi toujours... "
Elle hocha la tête comme pour approuver. " Oui, c'était cette chanson. Je l'ai entendue une ou deux fois depuis. A la radio, à la télévision. Et elle m'a ramenée vers cette petite fille qui dansait toute seule. "

(page 415)

Ce livre n'est pas le meilleur pour débuter avec Kazuo Ishiguro je pense. Il vaut mieux, afin de l'apprécier, avoir déjà eu un contact avec l'écriture de l'auteur, qui crée une ambiance particulière. Après, on est plus à même de se plonger dans le monde irréel de Auprès de moi toujours.

Vous pouvez consulter des avis sur les sites Lecture/Ecriture et Critiques Libres, chez Tamara et chez Clarabel.

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02 janvier 2007

L'affaire Jane Eyre ; Jasper Fforde

2264042079" Dans le monde de Thursday Next, la littérature fait quasiment office de religion. A tel point qu'une brigade spéciale a dû être créée pour s'occuper d'affaires aussi essentielles que traquer les plagiats, découvrir la paternité des pièces de Shakespeare ou arrêter les revendeurs de faux manuscrits. Mais quand on a un père capable de traverser le temps et un oncle à l'origine des plus folles inventions, on a parfois envie d'un peu plus d'aventure. Alors, lorsque Jane Eyre, l'héroïne du livre fétiche de Thursday, est kidnappée par Achéron Hadès, incarnation du mal en personne, la jeune détective décide de prendre les choses en main et de tout tenter pour sauver le roman de Charlotte Brontë d'une fin certaine... "

Voilà une excellente façon de terminer 2006 et de commencer 2007. J'ai dévoré ce livre drôle, farfelu, touchant, et tout ce que vous voudrez. Jasper Fforde a créé un monde où la littérature est quelque chose de capital, où l'on peut écouter du Shakespeare en mettant une pièce dans un automate en pleine rue, où tout le monde connaît ses classiques et où l'on peut aller dans les livres.
Et puis, l'héroïne, Thursday Next, courageuse, râleuse, bornée, passionnée, est vraiment attachante. Elle appartient aux LittéraTecs, une brigade qui sert à contrer les voleurs et les faussaires de manuscrits et autres criminels littéraires. Je la déteste pour une chose : elle a des liens privilégiés avec Edward Fairfax Rochester. Il lui sauve la vie et l'invite à Thornfield (pour surveiller que rien n'arrive à sa bien-aimée).
Mais on lui pardonne, parce que sans elle, la fin de Jane Eyre ne serait pas ce qu'elle est... Et puis avec tout ce qui lui arrive, elle mérite des moments fabuleux aussi. Son frère est mort pendant la guerre de Crimée (toujours en cours en 1985), son seul et unique amour, Landen (qu'elle a quitté dix ans plus tôt et qui désespère de la voir revenir), s'apprête à épouser une greluche sortie tout droit du concours de Miss Pouf, elle est confrontée au mal en personne, Hadès, et sa tante est retenue en otage dans un poème.
A noter tout de même que Jane Eyren'est enlevée que tard dans le livre, ce n'est donc pas uniquement pour retrouver cette fabuleuse héroïne qu'il faut ouvrir ce livre. Il est nécessaire d'être prêt à rencontrer une autre jeune femme, qui vit dans un monde complètement différent du nôtre, où le surnaturel n'est pas loin et où les personnages de roman débarquent toujours au bon moment pour la sortir d'une situation embarrassante.
Pour ma part, je suis conquise et compte bien lire très rapidement Délivrez-moi ! ainsi que le tome 3 des aventures de Thursday Next !

10/18 ; 410 pages.

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27 septembre 2006

Trajets et Itinéraires de l'oubli ; Serge Brussolo

2070426718"Une fois par semaine, Georges s'aventure dans le Musée, monstruosité architecturale et labyrinthe à la fois fascinant et cauchemardesque. Il passe de salle en salle, d'escalier en escalier, à la recherche de sa femme partie en faire l'inventaire trois ans plus tôt. Quels secrets lui a-t-elle cachés ? Quels mensonges l'ont conduite à se perdre sans espoir de retour dans ce gigantesque piège ?"

Je vous préviens tout de suite, je ne connais absolument rien à la science-fiction. C'est parce qu'un ami me l'avait conseillé que j'ai lu ce livre. C'est cru, c'est glauque, mais j'adore... On est totalement plongé dans un autre monde. Ce musée où travaille la femme de Georges, on se demande bien ce qu'il renferme. Et cette relation de couple calamiteuse, Georges à la fois amoureux de sa femme, à moins qu'il n'ait le sentiment d'être son père, mais qui veut se venger quand elle le plante, à la première occasion. Cette femme qui se laisse exister, mais qui n'a aucun goût pour la vie, sauf lorsqu'elle se trouve face à elle. C'est court, une simple nouvelle, mais ça donne envie de lire d'autres ouvrages de cet auteur.

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