04 octobre 2006

Raison et Sentiments ; Jane Austen

2264023813"Raison et sentiments sont joués par deux sueurs, Elinor et Marianne Dashwood. Elinor représente la raison, Marianne le sentiment. La raison a raison de l'imprudence du sentiment, que la trahison du beau et lâche Willoughby, dernier séducteur du XVIIIè siècle, rendra raisonnable à la fin. Mais que Marianne est belle quand elle tombe dans les collines, un jour de pluie et de vent."

Je ne résiste pas, et je vous mets encore un livre de Jane Austen. C'est peut-être le livre de cette romancière qui insiste le plus sur le comportement amoureux. On a deux soeurs éperdument amoureuses, chacune d'un homme à son image, mais si l'une clame son amour sans aucune retenue, l'autre craint la deception, et préfère ne pas se réjouir trop tôt. On est vite plein de tendresse pour Elinor, et d'agaçement pour Marianne (surtout si, comme moi, on aprécie le pauvre colonel Brandon). Une fois encore, Jane Austen critique ouvertement la société dans laquelle elle vit, qui n'est qu'hypocisie et avarice, et ne donne de bonheur qu'aux personnes qui en sont dignes, selon elle. De Barton Cottage à Londres, on suit la vie de ces deux soeurs au destin peu commun, pleines de sincérité et d'innocence dans une société où les loups sont innombrables et les promesses de bonheur bien fragil2mariannenwilloughby_1_es... 

Ce livre est aussi une parodie de l'héroïne romantique, à travers le personnage exalté de Marianne, qui se jette dans ses rêves sans se poser la moindre question. En cela, je trouve que Jane Austen, pourtant très jeune lors de l'écriture de ce livre, impressionnante de lucidité et d'intelligence.

Pour compléter la lecture de ce merveilleux livre, je vous conseille le film éponyme de Ang Lee, avec Kate Winslet et Emma Thomson, qui est une très belle adaptation.

L'avis de Morwenna.

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02 octobre 2006

Ce crétin de prince charmant ; Agathe Hochberg

livre_r_1_"Une chose est sûre : le chevalier servant n'existe pas ! Beau parleur, mesquin, égoïste, obsédé, irresponsable, voire désespérément immature, le mâle du XXIe siècle pencherait plutôt du côté " odieux crapaud ", avec tout ce qu'il faut de ridicule et de veulerie affichée. Et ce n'est ni Ariane, jeune Parisienne branchée, mariée " par intérim " à un jeune loup de la finance aussi agaçant qu'absent, ni Justine, charmante célibataire juive new-yorkaise adepte des cuites au saké et névrosée de première, qui vous diront le contraire. La preuve, les innombrables et irrésistibles mails que nos deux trentenaires délaissées - et déchaînées - ont décidé de s'envoyer le temps d'un jeu de massacre transatlantique à la fois acerbe et drolatique..."

Entre deux classiques, on peut bien offrir à nos neurones un grand moment de détente, pour déguster les piques que nos deux compères envoient à la gent masculine, ainsi qu'aux femmes forcément prétentieuses, stupides, hypocrites et dôtées de pieds très moches qu'elles détestent. Une leçon à retenir de toute cette histoire, c'est que l'on trouve toujours le moyen de se plaindre de sa situation, et que l'on prend un malin plaisir à ne pas voir que l'on est heureux (il n'est pas si mal ce Vincent après tout). De très bons moments de rigolade, malgré une fin étrangement ficelée (j'avoue l'avoir relue plusieurs fois sans vraiment comprendre où Agathe Hochberg voulait en venir...).

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Lady Susan ; Jane Austen

2070337561"Une veuve spirituelle et jolie, mais sans un sou, trouve refuge chez son beau-frère, un riche banquier. Est-elle dénuée de scrupules, prête à tout pour faire un beau mariage, ou juste une coquette qui veut s'amuser ? Le jeune Reginald risque de payer cher la réponse à cette question..."

Ce court roman est écrit sous forme de lettres, et son héroïne est parfaitement haïssable, ce qui est très surprenant, à première vue, pour un roman de Jane Austen. Pourtant, je ne l'ai pas trouvé très différent des autres livres de cette auteure, à ma grande surprise. On y trouve toujours ce sujet récurrent qu'est le mariage pour une femme "pauvre", ainsi que cet humour piquant caractéristique de Jane Austen.

Très vite, on comprend quel genre de femme est Lady Susan, et on se met à plaindre cette pauvre Mme Vernon, qui assiste impuissante à la chute de son frère dans les filets de la personne qui a causé bien du tort, à elle mais aussi à beaucoup d'autres personnes. Lady Susan a quelque chose d'extrêment agaçant, ses manières élégantes et détachées, qui la font passer pour la personne la plus distinguée du monde. Et le lecteur, qui lit ses lettres, découvre avec toujours plus d'effroi l'hypocrisie de cette femme qui ne pense qu'à elle, et adopte une attitude épouvantable à l'égard de sa propre fille. On se met alors à espérer pour elle une triste fin, et pour ceux qui ont eu le malheur de la connaître, qu'ils s'en remettent du mieux possible.

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30 septembre 2006

Monster ; Naoki Uraswa

monster2_1_En 1986, à Düsseldorf, en Allemagne, le prometteur Docteur Tenma sauve la vie d'un enfant. Ce dernier est arrivé avec une balle dans la tête, ses parents ont été assassinés, et sa soeur jumelle est en état de choc, incapable de parler. Après une série de meurtres inexpliqués, pour laquelle le Docteur Tenma est suspectée les deux jumeaux s'évaporent dans la nature.

Dix ans plus tard, la route du Docteur Tenma croise une nouvelle fois celle de Johann Liebert, l'enfant qu'il a sauvé. Celui-ci est devenu "Monster", un être sans âme avec un visage d'angeSans_titre. A ce même moment, la police décide d'arrêter Tenma pour les meurtres qui avaient eu lieu à l'hôpital dix ans auparavant. Celui-ci ne peut se résigner à se rendre à la justice. Il se sent coupable d'avoir sauvé Johann, et se lance à sa poursuite. Comment Johann est-il devenu un être aussi machiavélique ? Qu'est devenue sa soeur ? Quelles horreurs le régime totalitaire  d'Allemagne de l'est a t-il commises ? A moins que ce ne soit à Prague que se trouve la réponse à toutes ces questions.

Je n'aime pas du tout les mangas, d'ordinaire. Un soir, je suis tombée par hasard sur la série télévisée qui a été adaptée de celui-ci. C'est vraiment très prenant. L'histoire est très bien ficelée, pleine de rebondissements. Naoki Urasawa s'est extrêmement bien documenté sur l'Allemagne, et s'appuie sur les zones d'ombre de l'histoire de l'Europe de l'est pour nous entraîner dans cette aventure époustouflante.

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La Tournante ; Elisa Brune

2290324132"Marion, jeune Parisienne de quatorze ans, a disparu, et personne ne comprend pourquoi. Marion a un secret : elle participe à des tournantes depuis de longs mois. D'abord attirée par le goût du soufre, elle a vite décidé d'arrêter, choquée par la brutalité de ses agresseurs cagoulés. Mais on n'arrête pas si facilement les tournantes..."

A travers les points de vue des différents personnages de l'histoire, Elisa Brune évoque ce phénomène de société que sont devenues les tournantes. Une jeune fille, bien sous tous rapports, à première vue, en qui tout le monde a confiance, se laisse entraîner dans l'enfer des tournantes, sans doute lassée de sa petite vie parfaite de fille populaire, bonne élève, et ayant de bons rapports avec ses parents. On découvre des parents totalement inconscients de la double vie de leur fille, qui n'arrivent pas à faire face au drame qu'elle vit. Marion, bien qu'elle ait décidé de ne plus participer aux tournantes, ne peut se résigner à dénoncer ses agresseurs. C'est ce que l'on appelle la loi du silence. Celle-ci est présente dans tout le livre. La plupart des gens qui fréquentent Marion ont une idée de l'identité de ses violeurs. Pourtant, aucun ne parle. Par peur. Pour ne pas se mêler de ce qui ne les concerne pas directement. Ou sans trop savoir pourquoi, peut-être pour faire comme tout le monde. Mais toutes les victimes n'ont pas la force de Marion, et elles auraient bien besoin d'aide...

Elisa Brune parle de façon très crue, afin que le message qu'elle veut faire passer soit clair. La dénonciation des tournantes, de la loi du silence, du manque de respect à l'égard des jeunes filles ou des femmes, par certains hommes, est très claire. Le gros défaut de ce livre est peut être d'avoir poussé à l'extrême la détresse des parents. Leur réaction, surtout celle du père, est caricaturale. Certes, beaucoup de choses dans leur couple sont remises en cause après la découverte des viols de Marion. Mais il n'était peut-être pas nécessaire de les développer autant. On a l'impression qu'Eliza Brune a voulu traiter de deux choses en même temps, et qu'elle en a été un peu dépassée. Faire en 186 pages le réçit de la vie de Marion pendant les tournantes, puis celui d'après les tournantes, mais aussi de la réaction de la tante, des problèmes de couple des parents, c'était un défi difficile à relever. Trop difficile pour Elisa Brune, qui a quand même le mérite d'attirer notre attention sur une réalité contemporaine.

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29 septembre 2006

Les vestiges du jour ; Kazuo Ishiguro

2264035854"Le vieux majordome Stevens a passé sa vie à servir les autres, métier dont il s'acquitte avec plaisir et fierté. C'est un homme qui se croit heureux, jusqu'à ce voyage qu'il entreprend vers Miss Kenton, l'ancienne gouvernante du château, la femme qu'il aurait pu aimer s'il avait su ouvrir ses yeux et son cœur... "

A travers le réçit de la vie d'un majordome, Kazuo Ishiguro nous emmène dans l'Angleterre de l'entre-deux guerres, lorsque le Traité de Versailles est remis en cause, que le nazisme fait son apparition, puis de l'après-guerre, lorsque la société anglaise désigne ses traîtres, pour surmonter la traumatisme de la période hitlérienne, et que le continent américain prend le pas sur la "Vieille Europe".

On peut penser que la réçit d'un majordome anglais, qui ne cesse de nous démontrer à quel point il a toujours rempli sa tâche avec "dignité", est à coup sûr rébarbatif à en mourir. Or, ce n'est pas du tout le cas. On le suit dans les anecdotes qu'il nous conte, sans réelle pudeur, celles qui parlent de Miss Kenton, cette femme qui l'a aimé avant de se lasser de son indifférence, tout comme celles qui évoquent Lord Darlington, son maître trente ans durant, qu'il a servit aveuglément, dans le seul souci de bien faire son métier. Une vie entièrement tournée vers sa profession, voilà le bilan qu'il peut tirer. Il aurait pu aimer Miss Kenton, tenter de sauver Lord Darlington de la tentation nazie.

Mais à la politique comme à l'amour, Mr Stevens a toujours donné la même réponse : "Je le regrette beaucoup [...], mais je ne suis pas en mesure de vous aider sur cette question."

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Je me souviens de tout ; Isabelle Desesquelles

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"Dans sa chambre d'hôpital, Laure se souvient de tout. De la grande maison l'été, la grange, le torrent, un royaume pour son imagination fantasque. De l'échappée belle à Cassis et du sable sur sa peau. De sa mère, à laquelle elle n'a pu dire au revoir. De Paule et Fanny, ses bienfaitrices, qui s'aimaient en silence. De Lucas le musicien, l'homme d'une vie. Et de leur première nuit. Intacte. Laure, enfin, se remémore le terrible secret qui brutalement l'éloigna de lui, les séparant pour de longues années. Mais Lucas est en route, il revient... Laure l'attend."

C'est un roman plein de simplicité et de sensibilité que nous offre Isabelle Desesquelles, à travers Laure, son héroïne, qui est en train de mourir d'un cancer du sein, et qui ne s'accroche à la vie plus que pour revoir l'amour de sa vie, Lucas. Elle nous raconte sa vie, faite de drames, la mort de sa mère, le secret qui l'a entourée et qui a brisé le bonheur de deux enfants, le départ de Lucas. Mais une vie aussi faite de voyages et d'attente. Toujours pour la même personne, Lucas. Ce Lucas qui a fuit, dévasté par la découverte d'une vérité insupportable, qu'il n'a jamais pu surmonter. C'est pourquoi il revient, vingt ans après, auprès de Laure.

"J'ai porté le coquillage à mon oreille, une dernière fois j'ai écouté la mer avant de le déposer aux pieds de l'ange.

Quand je suis revenue près de la tombe, elle était refermée, la terre balayée, ma rose, elle, s'était perdue non loin d'une tombe étincelante." (Laure ; page 54)

"J'ai retrouvé le coquillage, reconnu l'inscription, Ici repose un ange, à demi effacée par le temps. Dans le soleil, le cimetière semblait un vaste jeu de dames. L'ombre jouait d'une tombe à l'autre, marquant des points, ôtant leur lumière aux corps ensevelis sous la pierre. J'ai aimé le chiendent courant sur la stèle, son vert tendre, vivace et tenace. J'ai débarrassé le ventre rose du coquillage de sa poussière et, dans ce petit cimtière, poussé au milieu des vignobles, j'ai écouté la mer." (Lucas ; page 161)

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28 septembre 2006

La passagère ; Barbara Ewing

2253111252"Londres, 1849. L'épidémie de choléra fait rage. Sir Charles Cooper, éminent parlementaire et homme d'affaires, décide d'envoyer sa plus jeune fille, l'étrange et très belle Harriet, à la campagne, loin de Mary, sa sœur bien-aimée. A Rusholme, Harriet découvrira un monde bien différent. Elle y rencontrera Edward, son cousin, qui rêve de partir pour la Nouvelle-Zélande, sa tante Lucretia, si dépendante de son laudanum, ainsi que la formidable lady Kingdom et ses fils, deux des plus beaux partis du royaume. Pourtant, la jeune fille n'aspire qu'à retrouver sa sœur. Quand Harriet regagne enfin son foyer, Londres est devenu pour elle plus dangereux que jamais. Sa santé tant physique que mentale et sa liberté sont en jeu. Fuir semble être son unique salut. Seule et sans ressources, Harriet arrivera-t-elle à survivre ? Parviendra-t-elle à se construire une nouvelle vie ? La Passagère nous entraîne dans les recoins les plus sombres du Londres de l'Angleterre victorienne, puis sur les mers jusqu'en Nouvelle-Zélande, aux premières heures pleines d'espoir de la colonisation. "

En tant qu'admiratrice de l'Angleterre du XIXème siècle, j'ai une certaine exigence en ce qui concerne les romans écrits sur la période (mes critères sont bien entendu purement personnels, et ne sont donc valables que pour moi). J'étais attirée par le résumé de ce livre, mais j'avais vu que l'auteur était contemporaine, et qu'il s'agissait d'une actrice américaine. Je n'ai rien contre les actrices américaines, cependant j'avais du mal à concevoir que l'on puisse écrire un bon livre sur l'époque victorienne sans être Anglais et contemporain de la période. Mais quelle agréable surprise ! Barbara Ewing s'est de toute évidence beaucoup documentée sur la période. C'est à la fois l'histoire d'Harriet qu'elle nous propose, mais aussi celle de la vie londonienne avec ses différentes classes sociales qui ne se comprennent pas, de ces migrations un peu à l'aveugle vers la Nouvelle-Zélande, pays plein de promesses pas toujours tenues... C'est bien écrit, il y a beaucoup de détails, les personnages sont attachants. On sent que l'auteur a aimé écrire ce livre, et ce plaisir est contagieux.

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Howards End ; E.M. Forster

2264014865"Observateur subtil de la société britannique, E. M. Forster n'a peut-être jamais mieux décrit les antagonismes et les entrelacs d'intérêts entre aristocratie et bourgeoisie que dans Howards End. Dans cette histoire d'héritage et de remariage s'affrontent deux familles, les Schlegel et les Wilcox, et à travers eux deux visions du monde. A la veille de la Première Guerre mondiale, la société victorienne se fissure et les idées féministes et progressistes gagnent du terrain, malgré la résistance aveugle et hautaine des tenants de la tradition. Comme le montre habilement et cruellement ce roman indémodable, cette opposition brutale destinée à façonner la société du XXe siècle ne se déroulera pas sans faire de victimes."

Dans ce livre, Forster nous raconte la vie des soeurs Schlegel, femmes au caractère affirmé, dans leur relation avec les Wilcox, une famille très attachée à sa position sociale. Malgré une première rencontre des plus cordiales, ces deux familles vont arriver à se détester. Un événement notable va en effet conduire les Wilcox à craindre les Schlegel. Seul Mr Wilcox ne cessera pas pour autant de les apprécier. Outre la relation entre les deux familles, c'est un portrait de la société du début du XXème siècle que l'on trouve dans ce livre. Par l'intermédiaire de l'un des personnages secondaires, on apprend la nécessité de faire bonne figure parmi la haute société. Les soeurs Schlegel, surtout Helen, choquent par leur enthousiasme, leurs idées bien arrêtées. Dans ce roman, elles symbolisent une société en mouvement, qui s'ouvre aux nouveautés. Tout ceci de façon beaucoup plus noire que dans les deux autres ouvrages de Forster que j'ai lus, Avec vue sur l'Arno et Maurice, mais toujours aussi plaisante.

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Giorgia Nicolson ; Louise Rennison

9782070508198_1_"Georgia Nicolson a 14 ans et trouve que sa vie est un enfer ! Son chat se prend pour un rottweiler, son père voudrait aller vivre en Nouvelle-Zélande, sa mère porte des jupes trop courtes pour son âge, sa meilleure amie ne perd pas une occasion de lui casser le moral et le garçon le plus canon du quartier sort avec une cruche aux oreilles décollées au lieu de comprendre que Georgia est la femme de sa vie. Enfin, s'il n'y avait que ça, elle pourrait survivre, mais il y a cette chose gigantesque au milieu de son visage, son nez ! "

Ainsi commencent les aventures de cette adolescente à moitié folle, qui nous fait rire par ses bourdes et ses idées totalement délurées. Giorgia est une caricature poussée à l'extrême de l'adolescente d'aujourd'hui, obsédée par les garçons, le Top Gang (ses copines), et son apparence (mettre des chaussures taille 37 quand vous faites du 41, il faut vraiment le vouloir très fort !!! ). Ajoutez à cela des parents qui refusent de se voir vieillir, une petite soeur terrifiante, et un chat qui ne l'est pas moins, des expressions bien à elle, et vous obtiendrez cette série pleine de piquant dont on ne se lasse pas. J'ai connu Giorgia au lycée, bien qu'un peu rebutée au début par les couvertures aux couleurs criantes des livres, et j'achète depuis le tome qui sort chaque année.9782070537990_1_

Un petit conseil, évitez de lire Louise Rennison dans un lieu public, vous risqueriez de vous retrouvez dans des situations assez embarrassantes (éclats de rire non contrôlés et autres)...

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