27 décembre 2006

Pour Noël j'ai eu...

22650765382264043741En ce moment, j'ai beaucoup de travail, les fêtes à préparer, et donc peu de temps pour lire. Mais heureusement, le Père Noël ne m'a pas du tout punie pour mon relâchement. Il m'a donc offert Neiges artificielles de Florian Zeller, qui j'espère, confirmera ma bonne opinion de cet auteur. J'ai également reçu L'affaire Jane Eyre et Délivrez-moi ! de Jasper Fforde. Dans la continuité de Jane Austen, La poursuite 2290336033de l'amour de Nancy Mitford. Pour mon Challenge, j'ai eu les tomes 1 et 2 de La Vallée des larmes (je sais, je les avais achetés il y a longtemps, mais j'ai attendu Noël quand même). Et pour finir, le Tome 4 de Les colombes du Roi Soleil. Alors un grand merci au Père Noël pour ces beaux présents que j'ai hâte d'ouvrir.2081633752

Comme je suis une grande curieuse, puis-je vous demander ce que vous a apporté Papa Noël ? (j'ai oublié de le mettre en béguin pour une célébrité :-o ! )

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24 décembre 2006

Joyeux Noël

Je vous souhaite à toutes et à tous un très JOYEUX NOEL !!! 

J'espère que le Père Noël vous gâtera et que vous passerez un

agréable moment avec ceux que

vous aimez.

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23 décembre 2006

Le questionnaire du 7

Florinette m'a aimablement refilé le bébé...

7 choses que vous faites bien :

- Râler
- Acheter des livres
- Mettre les gens en boîte
- Plaisanter
- Bavarder
- Bouquiner
- Rêver

7 choses que vous ne pouvez/savez pas faire :

- Pardonner
- Garder mon porte-monnaie fermé
- Dire aux gens combien je les aime
- Cuisiner
- Admettre que j'ai tort
- Supporter les pleurs et les cris des enfants
- Aller vers les autres

7 choses qui vous attirent dans le sexe opposé :

- La franchise
- La galanterie
- La taquinerie
- Le sentiment d'être en sécurité
- L'impression d'être quelqu'un de bien quand IL me regarde
- La façon de comprendre les choses différemment
- L'humour

7 choses que vous dites souvent :

- P..... !
- Mon Dieu ! (sans aucune implication religieuse)
- C'est pas vrai !
- Mais euh...
- J'en sais rien
- Au revoir !
- Je suis occupée là !

7 béguins pour une célébrité :

- Colin Firth
- Hugh Grant
- L'acteur de Coup de foudre à Bollywood
- Eric de La petite sirène
- Robbie Williams
- Philippe de La Belle au bois dormant
- Le dernier, je peux pas vous le dire, c'est trop gênant...

7 personnes dont vous voudriez qu'elles répondent à ce questionnaire :

Hum, je ne sais pas. Céline peut-être. Choupynette ne s'y est pas encore collée ? Non, sérieusement, qui veut...

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22 décembre 2006

Histoires de Noël ; Bernard Clavel

2226118616Edition Armand Colin ; 192 pages.
12,50 euros.

" Voici le temps de Noël, le temps de tous les mystères, de tous les possibles... Les dix contes de Bernard Clavel, quels qu'en soient le lieu et l'époque, évoquent la justice retrouvée, la générosité qui se révèle, la solidarité simple et belle: Entre neige et feu de bois, tour à tour allégoriques et modernes, féeriques et inquiétantes, ces histoires prouvent combien la magique poésie des nuits de Noël sait nous émouvoir, encore et toujours. "

Que dire de plus ? Ces dix petites histoires se lisent d'une traite. La première histoire est assez déconcertante au début, puis la magie de Noël arrive pour nous rassurer. Ce petit livre est destiné aux grands enfants, il tente d'allier l'ambiance féérique de Noël et la dure réalité quotidienne des hommes et des femmes, de tous temps et de tous horizons.
Parce que quel que soit notre âge, notre lieu de vie, ou notre époque, nous avons besoin de retrouver l'espoir. Mais, comme parfois il nous faut de l'aide pour rêver d'un monde enchanté, Bernard Clavel a décidé de recréer pour nous nos illusions d'enfants. Chaque histoire commence mal, et même si toutes ne s'achèvent pas bien, leurs héros ont ressenti un peu de cette joie si vive qui nous prend le coeur en cette période de fête.
Mes histoires préférées sont Julien et Marinette, une histoire vue et revue, mais toujours aussi belle, et Les soldats de plomb, ou l'on assiste de façon totalement imprévue à la naissance du Père Noël.

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20 décembre 2006

Le fantôme de Canterville ; Oscar Wilde

2290334022Librio ; 93 pages.
1887
.

" Un ministre américain et sa famille achètent à Lord Canterville son château et tout ce qu'il contient... fantôme compris. Mais la famille Otis n'a vraiment pas peur des fantômes. Alors, lorsqu'un spectre qui a l'habitude de terroriser tout le monde se trouve confronté à deux jumeaux qui ne pensent qu'à lui jouer de mauvais tours, il est plus que déconcerté. "

Voilà un livre qui vous mettra du baume au coeur en cette période de fêtes. Certes, l'histoire n'a rien à voir avec Noël, mais elle est très agréable à lire, et si j'avais eu une cheminée, je me serais calée dans un fauteuil à côté pour lire.
Vous vous souvenez de Un chant de Noël de Charles Dickens ? Je suis sortie de ce livre tout aussi émerveillée. D'un côté, nous avons un fantôme qui hante son château, puni pour avoir assassiné son épouse trois siècles auparavant. Il a pris beaucoup de plaisir à faire mourir de frayeur ceux qu'il a rencontrés au cours de son errance.
Mais voilà que le dernier Lord Canterville décide de vendre sa demeure à un ministre américain, Mr Otis. Celui-ci vient avec son épouse, Mrs Otis, son fils aîné, Washington ( "prénommé ainsi par ses parents dans un instant de patriotisme qu'il n'avait jamais cessé de regretter" ), sa fille Virginia, et ses terribles jumeaux. Par avance, le fantôme de Canterville se réjouit à l'idée de jouer bien des tours à cette famille venue du Nouveau Monde.
C'était sans compter sur la personnalité américaine que nous dépeint avec beaucoup d'humour Oscar Wilde. Au lieu de s'émouvoir devant une tache de sang impossible à laver, Washington Otis s'attache à la nettoyer chaque jour avec le Super-Kinettoy et Extra-Détersif Pinkerton. Et quand il entend le bruit des chaînes que traîne le fantôme derrière lui, Mr Otis n'a pas les cheveux qui se dressent sur la tête. Non, il vient poliment lui demander de mettre du lubrifiant Soleil Levant Tammany dessus, pour que le bruit cesse...
En plus, notre pauvre fantôme n'est pas un fantôme comme les autres. Les jumeaux ne cessent de le maltraiter, il s'enrhume, doit garder le lit des jours durant. Et quand il croise un autre fantôme, il s'enfuit terrifié... pour s'apercevoir ensuite que ce n'est qu'un mauvais tour de plus de la part des enfants Otis. Parce que la Noblesse anglaise et ses fantômes, c'est dépassé...
Heureusement, la petite Virginia prendra la peine d'écouter le fantôme de Canterville, et essayera de lui faire retrouver la paix.

A noter que je vous ai indiqué l'édition Librio pour son prix très bas. Cependant, l'édition Hachette BiblioCollège est illustrée, pour seulement 1 euro de plus. C'est celle que je possède.2011682096

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19 décembre 2006

L'amour ; Marguerite Duras

2070385531Edition Folio ; 130 pages.
5,10 euros.

" Texte d'une extrême concision et d'une gravité intense. La figure indécise d'une femme enceinte et de deux hommes (l'un est venu pour se tuer), sur une plage éclairée par S. Thala, une ville en flammes. Plus hiératique qu'énigmatique. "

C'est là que les choses se compliquent, parce que je n'ai rien, mais alors rien compris. C'est une lecture assez sympathique, rapide. Mais alors que les personnages principaux sont toujours les trois mêmes, on a l'impression d'en rencontrer des nouveaux à chaque page ou presque. Où cela se passe t-il ? A S. Thala. Ne me demandez pas ce que "S." signifie, je n'en ai pas la moindre idée.
Parfois on pense que c'est une ville au bord d'une rivière, puis une prison, puis le terrain de jeu d'un pyromane. Ou simplement un souvenir... Mais un souvenir de quoi alors ? Euh... là non plus je ne peux pas vous répondre. J'ai cru que c'était le lieu de souvenirs agréables, mais l'abandon semble le marquer.
Et puis, ces personnages, qui sont-ils ? Se connaissent-ils ? Ont-ils vécu une histoire d'amour ? Quel lien les unit ? Pourquoi "le voyageur" voulait-il se tuer ? En quoi la présence de "la femme" a pu le dissuader de se tuer ? Mais ne sont-ils pas déjà morts ?
A chaque fois que l'on pense tenir une réponse, la page suivante vient la contredire.
Bref, une lecture qui tient en haleine en raison de sa brièveté et de son rythme soutenu, mais aussi un roman qui me laisse perplexe, et que j'aurais tôt fait d'oublier.

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18 décembre 2006

Adieu ; Alfred de Musset

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La Pie ; Claude Monet

Adieu

Adieu ! Je crois qu'en cette vie
Je ne te reverrai jamais.
Dieu passe, il t'appelle et m'oublie ;
En te perdant je sens que je t'aimais.

Pas de pleurs, pas de plainte vaine.
Je sais respecter l'avenir.
Vienne la voile qui t'emmène,
En souriant je la verrai partir.

Tu t'en vas pleine d'espérance,
Avec orgueil tu reviendras ;
Mais ceux qui vont souffrir de ton absence,
Tu ne les reconnaîtras pas.

Adieu ! tu vas faire un beau rêve
Et t'enivrer d'un plaisir dangereux ;
Sur ton chemin l'étoile qui se lève
Longtemps encor éblouira tes yeux.

Un jour tu sentiras peut-être
Le prix d'un
coeur qui nous comprend,
Le bien qu'on trouve à le connaître,
Et ce qu'on souffre en le perdant.

Alfred de Musset

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17 décembre 2006

Des livres... toujours des livres...

2070718883Semaine fructueuse en achats de livres. Ce qui est d'autant moins raisonnable que2268056279 je vais en avoir pour Noël... Mais j'ai des excuses, si si !!! Par exemple, Les confessions d'un mangeur d'opium anglais, de Quincey... Et bien, il me permet de mettre un titre à la lettre Q pour mon Challenge 2007. Et puis Alice et son jardin secret, j'en rêve depuis des mois, et là je l'ai trouvé à un prix ridicule dans une bouquinerie. Et La tournée d'automne de Jacques Poulin, ça me permet d'apprendre des choses sur le Québec. Après, c'est vrai que Le fantôme de Canterville d'Oscar Wilde, Impératrice de Shan Sa, La petite robe de 226616807XPaul de Philippe Grimbert, Une seconde avant Noël de Romain Sardou, et Histoires de Noël de Bernard Clavel, ce n'est pas autant excusable...2226118616 Sans compter les emprunts à la bibliothèque... Depuis septembre, ma PAL a doublé de volume, et je dois consacrer une étagère pour les entasser. Mais comme je n'aime pas culpabiliser, j'ai décidé de vous rendre responsable de ces achats insensés...
Plus je lis vos articles, plus j'ai envie de lire des livres. Plus vous me montrez que ce n'est pas si dépassé d'aimer lire, et plus je lis... Vous m'avez entraînée dans un cercle vicieux, et mon compte en banque et moi nous vous en voulons beaucoup beaucoup beaucoup...ImpératriceLa Petite Robe de PaulLe fantôme de canterville

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On s'est déjà vu quelque part ? Nuala O'Faolain

2264038322Edition 10/18 ; 314 pages.
7,80 euros.

" Née à Dublin au début des années 1940, dans une famille de neuf enfants, Nuala O'Faolain se décrit comme "l'Irlandaise type : une pas grand-chose, issue d'une longue lignée de pas grand chose, de ceux qui ne laissent pas de traces" : devenue chroniqueuse à l'Irish Times, après un brillant parcours universitaire et journalistique, elle raconte ici, avec simplicité, spontanéité, humour et beaucoup de modestie, comment elle n'est pas devenue une Irlandaise type.
Entre un père journaliste, figure désinvolte et absente, et une mère alcoolique accablée par les difficultés d'un quotidien précaire, la jeune Nuala se fraie, de petits boulots en combines, un chemin jusqu'à l'université et trouve un premier travail à la télévision. Elle vit à Londres les années 1970 du féminisme et de la cassure politique entre l'Irlande et la Grande-Bretagne.
Devenue une journaliste reconnue, Nuala O'Faloain n'écrit cependant pas une success story, bien au contraire : au fil des aventures sentimentales sans lendemain, des plongées dans l'alcool, elle dit avec une honnêteté scrupuleuse son extrême solitude, son incapacité à se détacher du modèle maternel et l'impossibilité de trouver l'âme sueur qu'elle cherche avec un sentimentalisme souvent à l'opposé d'un féminisme exacerbé... Avec ses contradictions (qu'elle pointe avec humour), ses doutes, ses enthousiasmes, ses excès, ses souffrances et ses passions - la lecture en est une, et pas des moindres -, Nuala O'Faolain construit un livre qui va droit à l'essentiel : son humanité sans fard. "

Encore une bonne surprise avec cette auteure. Nuala O'Faolain évoque son pays, l'Irlande, qu'elle a vu vivre des moments très importants de son Histoire. Mais elle est aussi témoin d'une époque de bouleversements des moeurs, des façons de penser, et pas seulement en Irlande mais aussi en France ou en Angleterre. Enfin, Nuala O'Faolain écrit une vie de femme, qui correspond à ce que beaucoup d'autres femmes ont vécu.
On sent que ce récit chargé d'émotion a pour but de soulager son auteur. Nuala O'Faolain nous raconte les choses simplement. Ses blessures, ses expériences, elle nous les fait partager. Avec humilité, elle ne cherche pas à nous épater avec des mots grandiloquents. Mais on sent surtout qu'elle cherche à être honnête avec elle même. Elle veut comprendre comment une jeune fille qui avait la tête pleine de rêves, qui voulait être désinvolte, est devenue ce qu'elle est aujourd'hui.
Elle réalise qu'elle regrette, par certains côtés, d'avoir rejeté aussi catégoriquement le modèle de ses parents. Ce modèle qu'elle a pourtant, sous certains aspects, reproduit en sombrant dans l'alcool, comme sa mère, pendant quelques années. Ce modèle qui, bien qu'il la terrifiait, l'attirait aussi. Elle ne s'est jamais mariée, n'a pas eu des enfants à la chaîne, et pourtant, même lorsqu'elle détestait ses parents, ou plutôt leur vie, elle a rêvé mariage heureux et enfants. A la fin de son livre, on se dit que son existence à elle a abouti au même  résultat, la solitude. Et la sienne est peut-être encore plus grande. Ses parents, elle le dit, avaient des moments où ils se retrouvaient, même si c'était rare, même si ce n'était que pour encore moins se comprendre le lendemain. Elle, elle est souvent seule. Elle n'a pas le privilège, si faible soit-il, de partager ces moments où la présence de l'Autre permet de faire abstraction de tout le reste.
Nuala O'Faolain écrit pour parler de sa réconciliation avec son pays, malgré toutes les humiliations subies, tout ce que signifiaient ses racines. Parce que l'Irlande est une partie intégrante d'elle même, et que la rejeter consisterait à se rejeter elle même. Elle nous raconte comment elle a fini par admettre combien elle aimait l'Irlande, et combien elle est Irlandaise.
En lisant ce livre, je réalise a quel point Nuala O'Faolain parle d'elle dans Chimères. Mais ce n'est pas du tout lassant d'entendre parler d'elle, parce qu'elle ne dresse pas un portrait narcissique d'elle même. Elle nous parle de ce qu'elle représente, de ce qu'elle a de commun avec nous Ou plutôt, d'une personne qui vit dans le même monde que nous, et qui l'affronte, avec ses réussites, ses échecs, ses doutes et ses craintes.
Est-ce que je sous-entend que la vie de Nuala O'Faolain est un gâchis ? Absolument pas. Il ne s'agit que d'un livre, on ne se livre jamais totalement, il est très probable que le fait de parler surtout des épreuves surmontées est un parti pris. Elle ne s'étend pas sur les moments heureux, mais on sent qu'il y en a eu. C'est une femme qui a mené sa vie, avec plus ou moins de maladresse, mais elle a osé le faire. Elle a connu des déceptions, mais c'est parce qu'elle a tenté. Aujourd'hui, elle est un écrivain reconnu. Et si elle est un peu dure avec elle même, je préfère penser que c'est surtout par modestie.

14 décembre 2006

Coup de foudre à Bollywood (Bride and Prejudice) ; Réalisé par Gurinder Chadha

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Acteurs : Aishwarya Rai (Lalita), Martin Henderson (William Darcy), Daniel Gillies (Johnny Wickham), Naveen Andrews (Balraj), Namrata Shirodkar (Jaya).

Musique : Anu Malik.

Durée : 107 minutes.

" Mme Bakshi n'a qu'une seule idée en tête : marier les aînées de ses quatre filles - Jaya et Lalita. Mais pas n'importe comment ! Comme toute bonne mère, Mme Bakshi est exigeante : son futur gendre se doit d'être indien et surtout... riche. Mr. Balraj, leur nouveau voisin fraîchement revenu de Londres, ferait à ce titre un prétendant parfait pour Jaya, l'aînée. Sa soeur Lalita, quant à elle, tient tête à sa mère : elle ne se mariera que par amour. Lors d'une des nombreuses fêtes extravagantes offertes par les Bakshi et leur voisin, Lalita rencontre Darcy, le meilleur ami de Balraj. Il a tout pour plaire ou presque... Ce bel hôtelier n'a que deux défauts : il est américain et fiancé. Si Darcy tombe immédiatement sous le charme de la belle Lalita, les sentiments de celle-ci sont plus mitigés... "

Vous l'aurez compris en lisant le résumé, ce film s'est inspiré d'Orgueil et Préjugés. Je m'attendais à une comédie un peu folle et simplement amusante, en fait je me suis régalée. Le roman de Jane Austen n'est repris que pour la structure de l'histoire. Le film se passe essentiellement en Inde mais aussi aux Etats-Unis, à notre époque. Pour nos deux héros, ce sera surtout la barrière entre deux cultures qui sera difficile à franchir.
J'ai beaucoup aimé retrouver des scènes de l'adaptation BBC, les personnages du roman. Et je trouve les deux acteurs principaux sublimes. Même si mon coeur de fille battait davantage pour William Darcy, je comprend pourquoi Ashwarya Rai a été Miss Monde... Ce Darcy est Américain, il travaille, il sait bien jouer des poings. Et puis, c'est un sacré gaffeur aussi...
Johnny Wickham est tout aussi dépravé que dans le livre, mais pas de la même façon. Heureusement, Lakhi est seulement naïve, et non stupide comme dans le roman.
Mais il y a quand même un "Mr Collins" et une "Mme Bennet" pour embarrasser tout le monde. Et pas qu'un peu d'ailleurs... D'ailleurs, j'ai beaucoup ri de voir à quel point "Mr Collins" était tourné en ridicule dans les chansons, même s'il se calme quand il se marie.
La principal intérêt de ce film, ce sont toutes ces couleurs, cette musique, ces costumes, cette ambiance chaleureuse que l'on ne trouve pas dans les films hollywoodiens. Je n'avais jamais vu de film bollywoodien, je ne m'attendais pas du tout à ça.
J'aime beaucoup la scène où Lalita dit à William qu'elle refuse de l'épouser. La musique est sublime lorsqu'elle s'en va.
L'alternance entre des musiques orientales et plus classiques est parfaite, les scènes de rêve aussi. Et même si c'est une parodie, j'ai cru sans peine à ce conte de fée.

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