16 janvier 2009

Les Contes de Beedle le Barde ; J.K. Rowling

resize_2_Gallimard ; 127 pages.
Traduction de Jean-François Ménard.
V.O. : The Tales of Beedle the Bard. 2008.

Je suis complètement débordée en ce moment, donc je m'excuse d'être encore plus lente que d'habitude à répondre aux commentaires... J'essaie de me tenir à jour dans mes billets, mais même mes lectures sont complètement désordonnées. Je lis trois livres en même temps, et je suis très ennuyée : deux d'entre eux mériteraient toute mon attention. Si je vous dis qu'il s'agit de A tale of two cities et de Titus d'Enfer, vous comprendrez aisément mon embarras... 

Histoire de me changer les idées, je vais vous parler d'une lecture récente que j'ai plutôt appréciée. Contrairement à beaucoup d'autres fans de la saga Harry Potter, je n'attendais pas vraiment ce livre comme le Messie. J'ai adoré les sept tomes de la saga, et j'avais peur qu'un simple petit ouvrage d'une centaine de pages (écrites en très gros et très très aérées) ne soit guère capable de me convaincre. Je ne m'apprête pas à vous annoncer que je tiens là LE livre des décennies à venir, mais Les Contes de Beedle le Barbe mérite qu'on s'attarde dessus.

Il s'agit d'un recueil de cinq contes pour enfants sorciers, écrits à la manière des contes merveilleux traditionnels que nous connaissons. Dès l'introduction, J.K. Rowling nous replonge dans le monde qu'elle a créé en nous resituant Beedle le Barbe, et en ajoutant quelques anecdotes, comme le fait que la traduction est de Hermione Granger, à partir des runes anciennes. Chaque texte est suivi de notes du professeur Dumbledore, qui lui aussi remet en contexte les contes. Personnellement, le conte qui m'a le plus plu est La fontaine de la bonne fortune, la fin m'a beaucoup fait rire.
Il est certain que ce recueil ne révolutionne pas le genre, que J.K. Rowling tombe dans des travers qu'elle avait pourtant évités jusque là (je pense notamment à l'acharnement sur les Malfoy, on avait compris que la plupart des membres de cette famille avaient des idées nauséabondes), et qu'il vaut mieux être un (jeune) amateur de Harry Potter pour apprécier, mais c'est bien sympa à lire comme ça quand même...

 

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18 septembre 2008

Notre petite vie cernée de rêves ; Barbara Wersba

resize_1_Thierry Magnier ; 187 pages.

J'ai repéré ce livre chez Clarabel il y a quelques jours, et je l'ai immédiatement commandé. Je n'avais pas réalisé qu'il s'agissait d'un roman jeunesse, ni qu'il avait été publié pour la première fois en 1968, et encore moins que l'histoire se déroulait dans les années 1960. Du coup, la surprise a été complète.

Albert Scully est un adolescent solitaire, mal dans sa peau, qui vit dans une maison où les appareils électriques sont toujours en panne, et où ses parents passent leur temps à se disputer. Un jour, sa mère lui demande d'aller menacer la vieille dame qui fait du feu dans son jardin. Cette rencontre bouleverse la vie d'Albert, et lui permet de prendre un peu confiance en lui, et d'entrevoir son avenir.

Ces derniers temps, j'ai beaucoup de mal à parler de mes lectures, alors que j'ai vraiment envie de vous les faire partager. J'espère que ça va venir...
Je vais commencer par une citation qui m'a énormément plu, comme elle a enchanté Albert lorsque Orpha la lui a récité :

"Si un homme marche à un autre pas que ses camarades, c'est peut-être qu'il entend le son d'un autre tambour. Laissons-le suivre la musique qu'il entend quelle qu'en soit la cadence." p 73

Car la couverture de ce roman est une véritable illustration de la maison de Mme Woodfin, avec tout un tas de romans empilés dans tous les coins et prenant la poussière. Comme Albert, elle aime les histoires, la compagnie des livres, les citations. J'ai souvent vu des blogueurs ou des gens dans la vie de tous les jours tenter d'expliquer ce qu'ils recherchent dans les livres. Pour ma part, je crois que je serais bien incapable de répondre à cette question, je peux simplement dire que j'aime lire. En revanche, j'aime les romans dans lesquelles les histoires ont une signification précise (j'exige souvent des autres ce dont je suis moi même incapable), et c'est le cas ici, puisque grâce aux citations qu'il note dans son carnet vert et à l'histoire de Mme Woodfin, Albert prend conscience de ce qu'il savait déjà.
En fait, il est loin d'être bête ce petit Albert. Son passage à Greenwich Village montre à quel point il est clairvoyant. Lorsqu'il voit tous ces hippies qui ont adopté un mode de vie différent, et qu'il réalise que ce n'est qu'un autre choix de conformité, je me suis dit qu'il avait vraiment tout compris (je n'ai rien contre les hippies, il se trouve simplement que le livre se situe dans les années 1960).
Le ton employé est volontairement innocent, sincère et naïf, autant que peut l'être le discours d'un enfant qui a des goûts trop prononcés pour le jardinage et la lecture quand ses camarades de classe ne pensent qu'à cacher leur mal-être adolescent en parlant de sexe et d'alcool.
C'est un peu démodé, un peu trop parfois, mais ce livre reste un roman jeunesse assez surprenant et très attachant.

Si ça intéresse quelqu'un, je veux bien faire voyager ce livre. 

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29 août 2007

Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire : Tome 1 ; Lemony Snicket

51T02JRPS8LNathan ; 176 pages.
6,50 euros.

Je suis plutôt perplexe après ma lecture du premier tome de cette série qui a rencontré un succès énorme. J'ai beau aimer la littérature jeunesse, adorer les Harry Potter et les histoires un peu farfelues, j'ai passé un très mauvais moment avec ce livre.

Il s'agit du début de l'histoire de trois enfants qui se retrouvent orphelins. Après les avoir gardés quelques temps chez lui, l'éxécuteur testamentaire de leurs parents les confie à leur oncle qui se révèle froid et dénué de scrupules.

Je pense que c'est censé être drôle par moments, mais cette parodie des contes d'enfants ne m'a pas du tout amusée. Ca commence mal, ça se passe mal au milieu, et ça finit assez mal. D'accord, mais quel est le but de l'auteur ? Aucune idée.
Le style est vraiment trop enfantin (les explications de mot, bof), les personnages sont peu attachants, l'histoire est plate (je n'ai pas trouvé les rebondissements promis)... En résumé, je me suis vraiment ennuyée alors que j'aime assez les contes en général.
La seule morale qu'on peut en tirer c'est que ce n'est pas toujours génial d'être des orphelins...

Les avis de Majanissa et d'Allie.

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21 août 2007

Harry Potter and the Deathly Hallows ; J.K Rowling

51OD4tpAHaL

Lettre "R" Challenge ABC 2007 :

Ça y est, j'ai fini de lire la saga Harry Potter. Je ne donnerai aucun détail, vous pouvez donc lire ce billet. Ce dernier tome est vraiment bien parce que c'est Harry Potter, mais je pense quand même que c'est celui que j'ai le moins aimé.

Dans ce tome, on retrouve un Harry Potter qui va avoir dix-sept ans, ce qui correspond à l'âge de la majorité pour les sorciers, et à de nouveaux problèmes pour lui. Avec les événements de l'année précédente, Harry a décidé de mener à bien la mission qui lui a été confiée par XXX, et donc de ne pas retourner à Poudlard.

Le tome 6 s'achevait sur tout un tas de questions qui promettaient une suite palpitante. D'ailleurs, pour bien me mettre en condition, j'ai relu toute la série pendant mes vacances.
Les réponses données dans cet ultime tome sont assez surprenantes, et extrêmement émouvantes (notamment une qui m'a tiré quelques larmes). Dans ce livre, les personnages de J.K. Rowling sont envisagés sous un angle nouveau, qui les rend plus humains et plus attachants qu'auparavant. Ceci d'autant plus qu'il faut désormais jouer cartes sur table et choisir son camp. 
Nous avons également droit à beaucoup d'humour, comme toujours dans Harry Potter, à de l'amour (mais je ne vous dirais pas de qui je parle), et à beaucoup, beaucoup de larmes (je plains les lecteurs qui attendent la VF...^^).
Pour finir sur le positif (et il est largement gagnant, je vous rassure), J.K. Rowling a encore fait preuve d'une grande créativité dans ce livre (j'aimerais développer, mais bon...).

Pourtant, je suis un tout petit peu déçue par ce livre. Alors que je n'avais jamais remarqué de longueurs dans Harry Potter, certains passages m'ont ennuyée (d'autant plus que j'avais hâte de savoir la fin !!), s'étirent alors que beaucoup de questions restent en suspens.
J'ai aussi trouvé que ce tome était un peu mièvre par moment. La relation entre X et Y, que je trouvais très bien menée jusque là, m'a fait lever les yeux au ciel plus d'une fois. Et l'épilogue est complètement décalé par rapport au reste du livre. En fait, je trouve que J.K. Rowling a un peu expédié les choses. Il aurait fallu au moins un tome 8 pour éviter les gros fils blancs (et pour se préparer à quitter le monde de Harry Potter^^).

Mais bon, j'ai quand même adoré, et j'espère vraiment que J.K. Rowling publiera son encyclopédie sur Harry Potter.

Les avis de la Renarde, de Yue Yin, de Lou, d'Isil, et de Chrestomanci.

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27 juin 2007

Le journal d'Aurore : Jamais contente ; Marie Desplechin

Desplechin___jamais_contente_1_L'école des loisirs ; 180 pages.
9,50 euros.

" 12 février. On peut ruiner sa vie en moins de dix secondes. Je le sais. Je viens de le faire. Là, juste à l'instant. J'arrive à la porte de l'immeuble, une modeste baguette dans la main et la modeste monnaie dans l'autre, quand Merveille-Sans-Nom surgit devant moi. Inopinément. A moins de cinq centimètres (il est en train de sortir et je m'apprête à entrer, pour un peu on s'explose le crâne, front contre front). Il pose sereinement sur moi ses yeux
sublimes. Je baisse les miens illico, autant dire que je les jette quasiment sous terre, bien profond, entre la conduite d'égout et le tuyau du gaz. Sa voix amicale résonne dans l'air du soir :
- Tiens ! Aurore ! Tu vas bien ?
Je reste la bouche ouverte pendant environ deux
millions de secondes, avant de me décider et de lui hurler à la figure :
- Voua ! Merdi ! "

Moins délirant que les aventures de Georgia Nicolson, Le journal d'Aurore est quand même une lecture très divertissante.

Aurore, c'est une adolescente de quatorze ans, qui aime se vautrer dans les miettes de galette quand elle regarde la télé, ses copines Lola et Samira de temps en temps (surtout leurs frères en fait...), mais qui déteste le collège, ses camarades de classe, et se trouve mal aimée et incomprise (je sais, j'ai déjà dit que c'était une ado...). Comme tous les jeunes de son âge (à part les chanceux), elle est en conflit avec ses parents, s'interroge sur sa sexualité, et déteste ses soeurs.

J'ai beaucoup aimé ce journal parce qu'il m'a fait sourire à toutes les pages, et un peu rire. Même si c'était jaune : les impressions d'Aurore suite à son premier baiser m'ont fortement rappelé quelqu'un, tout comme ses relations conflictuelles avec ses parents...
C'est d'ailleurs ça qui m'a beaucoup plu dans ce livre, il est assez crédible. Aucun miracle pour Aurore sur le plan scolaire, un premier petit copain plutôt "juste pour voir" , des copines qui ne comprennent pas toujours tout, des parents complètement largués, une grande soeur exaspérante, une petite soeur lèche-bottes... Même si on a forcément eu une adolescence différente, nos préoccupations étaient assez semblables. Et j'ai beau ne pas garder un excellent souvenir des ces années là (pas si lointaines d'ailleurs), j'ai beaucoup apprécié le fait de les regarder sous autre angle. Je suis vache, mais ça m'a bien fait rire de voir Aurore engluée dans des soucis que je considère moins capitales aujourd'hui.

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08 juin 2007

Le château de Hurle ; Diana Wynne-Jones

51D2T5WN1WLÉdition Pocket Jeunesse ; 406 pages.
6,70 euros.

" Aînée de trois filles, Sophie vit dans le royaume d’Ingary, un univers où la magie fait partie du quotidien. Forcée de rentrer dans la vie active à la mort de son père, elle se croit condamnée à mener une existence insipide lorsque l’étrange château du magicien Hurle apparaît dans le paysage. Futur dessin animé du japonais Miyazaki, l’auteur de Princesse Mononoké, Le Château de Hurle est à inscrire dans la lignée de Harry Potter : beaucoup d’humour et de suspense, un peu de romance, beaucoup de magie et une vraie qualité d’écriture. "

Beaucoup d'entre nous doivent connaître cette histoire, même sans le savoir. En effet, il s'agit du roman dont Hayao Miyazaki a tiré le film, Le château ambulant. Il n'est pas évident de détacher les deux supports, d'autant plus que j'ai fait cette lecture en étant complètement imprégnée par le film.

Mais même en connaissant le film par coeur, il est intéressant de lire ce livre, parce qu'il est très différent de l'adaptation de Miyazaki.
Naturellement, on en apprend plus sur les personnages, et on comprend mieux certains points qui ne sont que brièvement mentionnés dans l'adaptation. Les personnages que l'on connaît déjà sont assez différents du film. Sophie a beaucoup plus mauvais caractère, est un peu sorcière aussi. Hurle est parfois exaspérant, et ses faiblesses sont beaucoup plus appuyées que dans le roman.
Ce sont aussi de nouveaux personnages qui apparaissent, de nouveaux lieux, et donc une intrigue nouvelle.   
Et alors que les choses sont claires très rapidement dans le film, elles sont davantage voilées dans le livre. La relation entre Sophie et Hurle est assez difficile à suivre, car Hurle en sait beaucoup plus que ce qu'il ne le laisse penser. Quant à Sophie, elle passe son temps à dire du mal du magicien.

En fait, plus on avance dans le livre, plus on perd de vue les repères que l'adaptation nous avait donnés. C'est un peu déstabilisant, et c'est un peu pour cela que je n'aime pas trop lire les livres après avoir vu leur adaptation. Toutefois, l'histoire que nous raconte Diana Wynne Jones est vraiment amusante, et c'est avec beaucoup de plaisir que je l'ai suivie.

L'avis de Virginie.

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27 mai 2007

Au nom du Roi ; Annie Jay

51Y9tSJydHLEdition Le livre de Poche ; 222 pages.
4,80 euros.

" Paris, 1671. Exupère Lecoq, dix-sept ans, beau, dégourdi et de bonne éducation, se voit confier la mission de garde du corps auprès du fils de Madame de Sévigné. Depuis quelques temps, en effet, de riches jeunes gens disparaissent mystérieusement. Une magnifique femme serait à l'origine de ces enlèvements. Qui est-elle ? Quel est son dessein, sinon celui de détourner la fortune de ses victimes ? Exupère va lui servir d'appât... "

Ayant adoré Un complot à Versailles du même auteur, c'est avec beaucoup d'enthousiasme que j'ai ouvert ce livre.

A nouveau, Annie Jay nous fait enquêter dans le Paris de Louis XIV, aux côtés d'une police qui pourchasse aussi bien les assassins que les (trop) libres penseurs. Nous avons également accès au salon de Mme de La Fayette, ainsi qu'aux problèmes de dot de Camille, la jeune fille à laquelle ce fripon d'Exupère fait les yeux doux (sans succès naturellement). Toutefois, ce livre m'a paru un peu moins concentré sur l'aspect historique que Un complot à Versailles, afin de donner davantage de dynamisme au récit (c'est plus court également).
Les personnages, qu'il s'agisse d'Exupère, de Camille, de Mme de Sévigné, de Marcelin ou encore du vieux La Fontaine, sont très sympathiques, et résument un certain nombre de statuts sociaux de l'époque.
Ce roman est drôle, vif, et romantique. En résumé, tous les ingrédients sont réunis pour nous faire passer un très bon moment.

A noter tout de même que l'une des scènes finales est assez choquante pour des enfants trop jeunes. Mais elle reste quand même supportable, et à part ça, ce livre passe très bien !

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05 mai 2007

La laide au bois dormant ; Gregoire Solotareff et Nadja

51XFPS3Q9VLÉdition L'École des Loisirs ; 45 pages.
5,20 euros.

" Un jour que la reine se baignait dans une mare, une grenouille sortit de l'eau et dit : " Combien ? " C'était une grenouille sorcière qui prédisait le temps, l'argent et les enfants.
Ainsi la reine eut des jumelles. La première était très belle, et elle l'appela Belle. La deuxième était très vilaine, pas horrible, mais assez moche quand même, et on la cacha au deuxième sous-sol, où une sage-femme la prit en pitié, l'appela Lady, ce qui était joli, et lui donna à manger. La sage-femme, auparavant, avait jeté un sort à Belle : quand elle aurait quinze ans, elle se piquerait le doigt avec un fuseau, et elle en mourrait...
Et voici la véritable histoire du château au Bois Dormant, de ce qui s'y passa, pendant que Belle dormait, que le prince s'approchait, que la pauvre Lady attendait son heure, dans son sous-sol, en réfléchissant, parce qu'elle était moche, mais spécialement intelligente. Un livre pour les enfants qui aiment déjà lire tout seuls. "

C'est le titre du livre qui m'a interpellée. Quand j'étais petite, La Belle au bois dormant était mon dessin animé préféré. Je m'attendais à une histoire inversée, romantique et tout le tralala qui va avec.
Et bien pas du tout. Ce livre est tout sauf un conte de fées. Un prince charmant qui arrive avec une tronçonneuse et qui fonce demander la main de la soeur de la Laide au Bois dormant, une héroïne qui vieillit jusqu'à atteindre les cent quinze ans, une mère indigne, et pas de "ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants", on est très loin du compte.
Il n'empêche que j'ai bien rigolé. Les dessins sont vraiment sympas, pas du tout réalistes, pas du tout selon nos canons de beauté, mais plein d'humour. On est à la limite du grotesque, et pourtant on s'amuse beaucoup à voir Belle (la soeur jolie) aller se piquer le doigt comme la première des nunuches alors que tout le monde savait que ça allait arriver. De la même façon, penser que le roi embrasse un poux (en fait, la reine métamorphosée) pendant cent ans est aussi répugnant que plaisant.

Bon, quand même, ça ne se finit pas trop mal. La Laide au Bois dormant apprend à relativiser, et à se trouver tout à fait acceptable. Le vrai prince charmant n'est peut-être plus très loin après tout...

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27 avril 2007

Un complot à Versailles ; Annie Jay

2013218990Hachette Jeunesse ; 349 pages.

"1676. Cécile ne cesse de critiquer les nobles. Mais le jour où elle est convoquée, avec son amie Pauline, à la Cour du roi Louis XIV pour y être demoiselle de la reine, tout change. Ensemble, elles sont aux premières loges pour observer les intrigues et manoeuvres de Cour... Gare au tourbillon des complots qui pourrait les entraîner bien malgré elles ! "

Encore un roman jeunesse qui se lit avec beaucoup de plaisir. Certes, on n'échappe pas à de gros clichés, à des situations vraiment cousues de gros fils blancs.
Mais j'ai trouvé qu'il y avait eu un réel effort de la part de l'auteur pour étoffer son histoire en lui donnant une certaine crédibilité.
On pénètre avec Pauline et Cécile dans un Versailles plein de froufrous, d'hypocrisie et de luttes de factions, qui est bien celui décrit par les historiens. La mise au pas de la noblesse par Louis XIV transparaît bien dans ce livre, avec la description de toutes les courbettes possibles et imaginables destinées à obtenir les faveurs du Roi Soleil.

Les personnages sont attachants. Louis XIV est sans doute rendu plus sympathique qu'il n'était, mais il est bien montré comme un roi de Raison, habile et soucieux de ne souffrir d'aucun affaiblissement politique. J'ai beaucoup aimé le personnage de la reine Marie-Thérèse, très souvent occulté par les nombreuses maîtresses de son royal époux. Si les choses sont un peu simplifiées par moments, cela s'explique par le public auquel est destiné l'ouvrage, ainsi que par le côté "policier" de l'histoire. Et, bien que je ne connaisse pas beaucoup cette période de l'Histoire, j'ai quand même l'impression que la dimension historique est bien développée, et que la vérité est assez bien retranscrite. La question des bâtards de Louis XIV a réellement été posée, même si la détermination de Mme de Montespan est un peu poussée. Beaucoup de détails, sur la vie des nobles à la Cour, ou encore sur l'attitude de Louis XIV envers les arts et les lettres, permettent à Annie Jay de retranscrire l'atmosphère de Versailles. 

Dans tout cela s'insère une intrigue bien ficelée. Que complote Mme de Montespan ? Quel est le passé de Cécile, l'enfant recueillie par la famille de Pauline et Guillaume, et qui passe son temps à critiquer la Noblesse ? Heureusement, Pauline, Cécile et Elizabeth, peuvent compter sur leurs chevaliers servants, dénichés de façon peu conventionnelle, pour sauver la dynastie royale. C'est drôle, dynamique, charmant, et ça se dévore très vite.

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24 février 2007

Retour à la case égouttoir de l'amour ; Louise Rennison

2070610586Édition Gallimard ; 231 pages.
10 euros.

" Mais quelle idée d'avoir demandé à Massimo d'occuper le poste convoité de " copain officiel " de Georgia ! L'attente est insupportable et met les nerfs de la belle à rude épreuve. Et quand la réponse tant espérée arrive enfin, le monde s'écroule autour de Georgia. Comment survivre à la rebuffade du beau Transalpin ? Georgia, reine de la stratégie amoureuse, envisage aussitôt un moyen de récupérer Scooterino en mettant Dave la Marrade à contribution. Mais l'expert en rigolade semble bien occupé par la belle Emma. Et où est passée cette foule de garçons qui se pressait aux pieds de Georgia ? Alors que le désespoir est à son comble, deux lueurs d'espoirs se profilent à l'horizon. "

Si vous avez un coup de blues (même un gros), je vous assure, il n'y a rien de mieux que se jeter sur les aventures de Georgia Nicolson. C'est mis en littérature "jeunesse", mais ce n'est pas normal. J'ai éclaté de rire à chaque page de ce livre (ma famille se lance d'ailleurs des regards interrogateurs, du genre "On appelle le service neurologique de l'hôpital X tout de suite ou on attend de voir si ça se confirme ? " ).

Georgia s'est encore mise dans une situation intenable. Massimo veut s'éclater, ne pas avoir de petite amie officielle. Ce qui est d'autant plus dure pour Georgia que cela signifie qu'elle doit partager son beau Transalpin avec sa pire ennemie, j'ai nommé Lindsay la Nouillasse... Heureusement, elle a de la fierté notre petite Georgia, et elle refuse. Du coup, elle déprime. Elle songe à manipuler Dave la Marrade pour rendre Massimo jaloux, mais il semblerait que le "poteau" en question veuille plus que ça. En désespoir de cause, elle écrit à Robbie alias Super Canon qui, on s'en souvient, est parti en Nouvelle Zélande.

En plus de sa vie amoureuse désastreuse, Georgia doit faire face à sa mère qui arbore un débardeur crochet sans rien d'autre en dessous qu'un soutien-gorge, qui fait de l'oeil aux pompiers (après avoir appelé toutes ses copines). Le Vati ne vaut pas mieux. Il semble n'avoir jamais autant mis du sien pour prouver sa "demeuritude". Libby alias Mini-givrée (la petite soeur) continue a terroriser tout le monde. La petite-amie du grand-père et ses amies pin up de la "maison des tricentenaires" sont à la mode bikini en cuir...

Et du côté des copines, Jas est toujours aussi peu compréhensive, Rosie rêve de mariage avec son "géant des steppes" (Sven), et Ellen n'a toujours pas compris que Dave la Marrade n'en avait rien à faire d'elle.

Et quand tout semble s'arranger... Coup de théâtre avec le retour de BIP ! Et puis, ça s'est arrêté... Je suis folle de rage, je ne vais jamais pouvoir attendre le 8ème tome...

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