30 mai 2021

I am, I am, I am - Maggie O'Farrell

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Avant d'entamer le Mois Anglais, je me rapproche géographiquement en retrouvant l'Irlandaise Maggie O'Farrell, dont j'avais adoré il y a des années L'étrange disparition d'Esme Lennox.

Plutôt que de se livrer à un exercice autobiographique classique, Maggie O'Farrell nous raconte dix-sept moments où elle a côtoyé la mort. Tentatives d'agression, problèmes de santé gravissimes, accidents évités de justesse, l'écrivaine tisse chaque souvenir autour d'une partie de son corps.

En lisant ce livre, je me suis fait la même réflexion que l'un des amis de Maggie O'Farrell : "C'est fou d'avoir aussi peu de chance !" On a du mal à croire que toutes ces choses sont arrivées à une seule personne tant certaines sont exceptionnelles.

Les différents chapitres de ce livre sont écrits comme des nouvelles. Certains abordent des sujets qui relèvent de l'expérience personnelle, d'autres évoquent des thèmes universels comme les violences faites aux femmes ou la maladie. Ce sont ces derniers textes qui m'ont le plus intéressée, mais je dois reconnaître que je n'ai pas éprouvé le coup de coeur que j'espérais en lisant ce livre.

La construction, avec une chronologie éclatée et des pensées qui vont et viennent, m'a trop souvent laissée en dehors de ma lecture. C'est un procédé qui me plaît en général, mais cette fois cela donne lieu à des redites et à des digressions qui m'ont trop souvent fait oublier l'angoisse ou la colère que j'avais commencé à éprouver. Par ailleurs, Maggie O'Farrell est parfois trop mécanique dans ses explications pour que l'on se sente pris par les tripes (ce qui est surprenant pour un livre qui fait autant appel au corps).

Quand je lis un livre d'écrivain, j'espère y trouver des clés pour comprendre son oeuvre, son rapport à l'écriture, ça n'a pas été le cas ici. Il n'y a que quelques passages frustrants parce que trop courts à ce sujet.

Malgré cela, j'ai absolument adoré le dernier chapitre du livre. L'autrice, qui ne parle plus vraiment d'elle (est-ce la clé ? ), y met le souffle qui était trop souvent absent jusque-là. J'y ai enfin perçu le parallèle avec la citation de Sylvia Plath qui donne son titre au livre.

Une lecture en demi-teinte, mais qui ne me décourage pas de lire les autres livres de Maggie O'Farrell.

Audible. 6h44.
Lu par Amélie Céline.
2017 pour l'édition originale.

Posté par lillylivres à 06:00 - - Commentaires [15] - Permalien [#]
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