14 février 2021

L'Aliéniste - Joaquim Maria Machado de Assis (et son adaptation en bande-dessinée par Fábio Moon et Gabriel Bá)

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Simon Bacamarte, ambitieux médecin revenu au Brésil après des études en Europe, décide de se spécialiser dans l'étude de l'âme. Il se fixe à Itaguaï, où il obtient du conseil l'autorisation d'ouvrir une institution pour étudier et soigner les individus considérés comme fous.
Cependant, les aliénés sont toujours plus nombreux et Simon Bacamarte apparaît aussi puissant qu'incontrôlable.

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Après ma lecture un peu décevante de Ce que les hommes appellent amour, la justesse de certains passages et la réputation de l'auteur m'ont convaincue de persévérer dans ma découverte de l'oeuvre de J.M. Machado de Assis. J'ai donc fait l'acquisition de cette nouvelle. On change complètement de registre, puisqu'on plonge dans un mélange d'absurde et de réalisme. Le style de l'auteur est très efficace, à la fois fin et ironique.

Qu'est-ce qu'un fou ? La folie existe-t-elle ? Ne sommes-nous pas tous, dans une certaine mesure, dignes de l'attention des psychiatres ?

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Au XIXe siècle, la science connaît une révolution. On promet qu'il est possible de repérer les criminels à partir de leur seule physionomie. Simon Bacamarte, lui, choisit sa femme selon des critères qui l'assurent de sa bonne fertilité.
La santé mentale n'est pas en reste. Elle attire l'attention des médecins, et la psychiatrie devient une discipline reconnue. Les patients voient ainsi leur traitement évoluer, pour le meilleur et pour le pire.

Mais la maison verte n'est pas le seul endroit où l'âme humaine est digne d'être étudiée. L'auteur ne s'y trompe pas. Les agissements de l'aliéniste donnent lieu à des bouleversements politiques et à la révélation des ambitions de certains. 

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J'ai crains de voir ce livre partir dans une direction qui ne me plaisait pas, mais l'auteur boucle son histoire avec un rebondissement à la hauteur des premières pages de son livre.

A découvrir sous sa forme originale ou dans l'adaptation très réussie de Fábio Moon et Gabriel Bá.

Métaillé. 97 pages.
Traduit par Maryvonne Lapouge.
1881 pour l'édition originale.

Illustrations extraites de : L'Aliéniste.
Fabio Moon et Gabriel Ba.
Traduit par Marie-Hélène Torres.
Urban Comics. 67 pages.

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11 février 2021

Je remballe ma bibliothèque : une élégie et quelques digressions - Alberto Manguel

manguel" Si toute bibliothèque est autobiographique, son remballage semble avoir quelque chose d’un auto-éloge funèbre. "

Suite à ce qu'il considère comme des absurdités administratives, Alberto Manguel est contraint de quitter la France où il s'était installé avec son compagnon et ses trente-cinq mille livres. Cette épreuve, qui le contraint à renoncer, même de façon provisoire, à sa bibliothèque, est l'occasion pour lui de parler de son rapport aux livres, aux bibliothèques et de convoquer aussi bien ses propres souvenirs que la mémoire du monde.

Ce livre débute comme beaucoup de textes où un écrivain nous parle de sa bibliothèque. Il nous la décrit physiquement, énumère les thématiques et les auteurs qui y occupent une place prépondérante, sa manière de les ranger. Très vite, Manguel nous semble familier. Ce n'est pas un bibliophile collectionneur, tout juste possède-t-il quelques volumes rares. Ses livres les plus précieux ne le sont que pour la valeur sentimentale qu'il leur attribue. 
Il est frappant de constater à quel point Alberto Manguel est humble. Peu d'esprits aussi brillants et passionnés auraient mis aussi naturellement, dans la même phrase et sur un pied d'égalité, Somerset Maugham et Nora Roberts. 

Au-delà de l'attachement au contenu, Manguel évoque la singularité de chacun des exemplaires possédés. Lorsqu'on prend un livre dans une bibliothèque, il ne s'agit pas d'un objet inerte. Il est arrivé d'une certaine manière, dans un lieu précis. Il a ensuite été rangé à une place particulière.

On parle de certaines personnes qui sont réticentes à prêter l’oreille ou la main ; je prêtais rarement un livre. Si je désirais que quelqu’un lise un certain ouvrage, j’en achetais un exemplaire et le lui offrais. Je crois que prêter un livre est une incitation au vol. La bibliothèque publique de l’une de mes écoles affichait un avertissement à la fois exclusif et généreux : “CES LIVRES NE SONT PAS À VOUS : ILS APPARTIENNENT À TOUT LE MONDE.” Une telle inscription n’aurait pu figurer dans ma bibliothèque. Elle était pour moi un espace absolument privé qui m’enfermait et me reflétait tout à la fois.

Trinity College Library

J’ai toujours aimé les bibliothèques publiques, mais je dois avouer un paradoxe : je ne m’y sens pas bien pour travailler. Je suis trop impatient. Je n’aime pas avoir à attendre les livres dont j’ai besoin, chose inévitable à moins que la bibliothèque ne bénéficie de la générosité de rayonnages accessibles. Je n’aime pas l’interdiction d’écrire dans les marges des livres que j’emprunte. Je n’aime pas avoir à rendre les livres si je découvre en eux quelque chose de surprenant ou de précieux. Tel un pillard avide, je veux que les livres que je lis m’appartiennent.

Très vite, l'auteur laisse son esprit divaguer bien au-delà de sa propre bibliothèque et de son entreprise de remballage. Les émotions qu'il éprouve le ramènent à l'histoire des bibliothèques. Il a conscience de ce que ces lieux disent ou taisent. Ainsi, l'absence des innombrables rouleaux disparus avec la Bibliothèque d'Alexandrie. Ou encore, la destruction des oeuvres indigènes par les évangélisateurs européens.

Mon professeur de latin disait : “Soyons reconnaissants de ne pas savoir ce qu’étaient les grands livres qui ont péri à Alexandrie, car si nous le savions nous serions inconsolables.”

Ironie de l'histoire, alors qu'il pensait avoir trouvé une nouvelle terre d'asile, il est contacté pour devenir le directeur de la Bibliothèque Nationale d'Argentine. Après quelques hésitations, il accepte le poste et ses défis. On retrouve alors le personnage dont l'absence totale d'élitisme m'avait frappée un peu plus haut, puisque sa principale préoccupation est de toucher tout le monde.

Parmi les courts chapitres, j'ai particulièrement été touchée par celui concernant les dictionnaires. J'ai hérité de ma grand-mère adorée un Littré que je n'ouvre jamais, mais qui me rappelle combien son acquisition avait ravi celle qui, comme Manguel, y voyait un lieu de perdition.

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Cha­­que fois que nous demandions à un professeur ce que signifiait quelque chose, on nous répondait de “regarder dans le dictionnaire” ! Nous ne considérions jamais cela comme une punition. Au con­­traire : avec ce commandement, nous recevions les clés d’une caverne magique dans laquelle un mot menait sans rime ni raison (à part une arbitraire raison alphabétique) au suivant. Nous cherchions poudroie, par exemple, après avoir lu dans La Barbe Bleue : “Je ne vois rien que le soleil qui poudroie et l’herbe qui verdoie”, et découvrions non seulement le sens dans lequel Charles Perrault utilise le mot mais aussi que, au Canada (nom qui n’évoquait encore pour moi qu’une vaste forme rose sur la carte), poudroyer signifie “être chassée par le vent (souvent en rafales), en parlant de la neige”. Et, plus haut sur la même page, ce terme exquis : “Poudrin : pluie fine et glacée, à Terre-Neuve.” Plusieurs décennies plus tard, pris dans une averse glacée à Saint-Jean de Terre-Neuve, je m’aperçus que j’avais le mot pour désigner l’expérience.

Ma lecture récente de Borges m'a aussi permis d'apprécier l'influence de ce dernier sur Alberto Manguel. Devenu aveugle, Borges avait trouvé en Manguel un assistant et un lecteur. L'élève cite à de multiples reprises le maître qui lui a transmis ses obsessions pour les labyrinthes et les palais des glaces.

Une petite pépite à savourer qui me donne envie de me jeter sur Une histoire de la lecture qui m'attend depuis l'éternité.

L'avis de Maryline.

Actes Sud. 160 pages.
Traduit par Christine Le Boeuf.
2018.

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08 février 2021

Ce que les hommes appellent amour - Joaquim Maria Machado de Assis

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- Conseiller, si les morts vont vite, pour les vieux tout va plus vite encore que pour les morts... Vive la jeunesse !

Après plus de trente ans à arpenter le monde pour mener une carrière diplomatique, le conseiller Aires est de retour à Rio. Veuf, sans enfant, il se reconstitue un cercle de connaissances. Alors qu'il se rend au cimetière en compagnie de sa soeur Rita, il aperçoit une jeune femme dont les traits retiennent son attention. Il s'agit de la veuve Noronha, dont le bref mariage a provoqué la rupture avec sa famille. Réfugiée chez son oncle, elle peut aussi compter sur l'amour des Aguiar, un couple de sexagénaires en mal d'enfant.
Rita observe que la belle Fidélia est si dévastée par la perte de son époux qu'elle ne se remariera jamais. Aires n'étant pas convaincu, le frère et la soeur lancent un pari.

En ce mois de l'Amérique Latine, je me suis dit que c'était l'occasion de découvrir un auteur qu'une lectrice de ce blog m'a conseillé récemment. J.M. Machado de Assis est un auteur brésilien dont je n'avais jamais entendu parler,  mais Wikipédia indique qu'il est " considéré par beaucoup de critiques, d’universitaires, de gens de lettres et de lecteurs comme l’une des grandes figures, sinon la plus grande, de la littérature brésilienne. " Dans sa bibliographie, Dom Casmurro et L'Aliéniste semblent particulièrement sortir du lot, mais ma médiathèque n'avait en stock que Ce que les hommes appellent Amour, le dernier de ses romans.

Cette lecture n'a pas été désagréable, mais je dois reconnaître que c'est une petite déception.

La forme du livre est plaisante puisqu'il s'agit du journal de Aires. C'est un homme sympathique et bienveillant. Bien que sa soeur le décrive comme "si vert qu'on [lui] donnerait trente [ans]" et que lui-même ne soit initialement pas complètement convaincu que le temps de l'amour soit révolu pour lui, il se place en tant qu'observateur et ne prend pas d'initiative.
Plus qu'un roman d'amour, ce livre met en scène la fin d'une génération et la montée en puissance d'une autre. Aires et les Aguiar ne bougeront plus, ils vivent des aventures en observant les plus jeunes. Ce sont eux qui leur procurent de belles joies, mais aussi qui leur brisent le coeur.
Derrière eux, le décor évolue aussi. L'esclavage est en passe d'être aboli définitivement, l'empire vit ses dernières années, la Vieille Europe retrouve de l'atrait.
Il y a un peu d'ironie, de la mélancolie, des médisances, des réflexions sur la nature humaine, mais je n'ai pu m'empêcher tout au long de ce livre de penser que d'autres ont fait la même chose, en bien mieux (Henry James, Giuseppe Tomasi di Lampedusa...). Il y a un manque de profondeur dans la description des personnages. Leurs pensées et même leurs actes restent écrits de façon trop superficielle pour permettre au lecteur de rentrer dans ce livre.

Je ne compte pas en rester là avec cet auteur malgré cet avis mitigé. L'Aliéniste en particulier m'intrigue beaucoup.

Métailié. 197 pages.
Traduit par Jean-Paul Bruyas.
1908 pour l'édition originale.

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04 février 2021

Chocolat amer - Laura Esquivel

esquivelDès sa naissance, Tita refuse de quitter la cuisine. Elle est élevée par Nacha, qui lui apprend l'art des fourneaux et lui donne l'amour que la tyrannique Mama Elena lui refuse.
Lorsque Pedro, l'amoureux de Tita, vient demander sa main des années plus tard, sa demande est rejetée. En effet, en tant que dernière née de sa famille, son devoir est de prendre soin de sa mère et donc de demeurer célibataire. En revanche, Mama Elena offre sa fille aînée, Rosaura, à Pedro, qui accepte, dans l'espoir de vivre malgré tout aux côtés de Tita.

Voilà un livre que l'on m'a offert il y a plus de dix ans et que je ne trouvais jamais l'envie de lire. Pour commencer, je sentais qu'il s'agissait d'une histoire assez légère, ce qui n'est pas trop ce que j'aime le plus en littérature. Et puis surtout, c'est un livre mexicain, et je ne lis jamais de livres ayant été écrits par des auteurs venant d'Amérique Latine. Grâce à Ingannmic et Goran, j'ai bousculé mes habitudes, et ce livre est enfin sorti de ma PAL.

Les premières pages m'ont plu. Je trouvais à cette histoire de femmes ayant des relents de traditions familiales et de magie un charme présent dans Le Coeur cousu. Les personnages féminins sont enfermés dans des rôles qui ne leur conviennent pas toujours et dont certains vont réussir à se défaire, même si cela a un prix. Après deux lectures éprouvantes, Chocolat amer adopte un ton reposant.

Cependant, c'est un livre qui m'a fait passer par des émotions de plus en plus négatives.  J'ai éprouvé de plus en plus d'antipathie pour Pedro, dont la relation avec Tita m'a fait penser à celle de Nino et Elena dans L'Amie prodigieuse. Leur amour d'enfance ressemble beaucoup moins à un conte de fées, surtout quand Pedro commence à se montrer désagréable et jaloux, comme s'il était la première et unique victime du destin de Tita.
Je n'ai pas non plus toujours saisi l'humour du livre, souvent grossier. La pauvre Rosaura, décrite comme un ballon de baudruche pleine de gazs n'en méritait pas tant. Quant aux effets lubriques des recettes de Tita, qui permettent lors de leur première manifestation la fuite flamboyante de Gertrudis, ils deviennent lassants.
Bien que ce livre vise à faire découvrir la cuisine mexicaine, les innombrables recettes qui parsèment le récit l'alourdissent inutilement et j'ai bien vite pris le réflexe de les survoler.

Une première intrusion dans la littérature mexicaine pour le moins décevante, mais qui aura eu le mérite de faire baisser ma PAL et m'aura convaincue de tenter d'autres auteurs latino-américains.

Folio. 247 pages.
Traduit par Eduardo Jimenez et Jacques Rémy-Zéphir.
1989 pour l'édition originale.

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01 février 2021

Fictions - Jorge Luis Borges

borgesDans toutes les fictions, chaque fois que diverses possibilités se présentent, l’homme en adopte une et élimine les autres ; dans la fiction du presque inextricable Ts’ui Pên, il les adopte toutes simultanément. Il crée ainsi divers avenirs, divers temps qui prolifèrent aussi et bifurquent. De là, les contradictions du roman. Fang, disons, détient un secret ; un inconnu frappe à sa porte ; Fang décide de le tuer. Naturellement, il y a plusieurs dénouements possibles : Fang peut tuer l’intrus, l’intrus peut tuer Fang, tous deux peuvent être saufs, tous deux peuvent mourir, et cetera. Dans l’ouvrage de Ts’ui Pên, tous les dénouements se produisent ; chacun est le point de départ d’autres bifurcations.

Il y a plus de dix ans, une enseignante de l'université où j'étudiais avait inscrit ce livre dans la bibliographie associée à son cours. Elle nous avait particulièrement recommandé la lecture de La Bibliothèque de Babel. Je ne me souviens plus si j'ai réussi à lire ce texte en entier. Ce qui est certain, c'est que malgré sa brièveté (les nouvelles de ce recueil excèdent rarement les dix pages), je n'y ai rien compris. 

Des penseurs créent une planète où la réalité que nous connaissons n'existe plus. Un auteur du XXe siècle essaie de réécrire Don Quichotte en imaginant être Cervantès. Un homme utilise le pouvoir du rêve pour créer un individu et se brûle. Babylone invente une étrange loterie pour explorer les méandres du hasard. La Bibliothèque de Babel est un monstre infini qui engloutit les hommes. Un auteur écrit moultes fois la même histoire ou presque. Pendant la Première Guerre mondiale, un espion se rend chez un homme en possession de l'oeuvre de son aïeul qui se révèle être un livre infini...

Fictions est indiscutablement un livre déstabilisant et exigeant. Il ne ressemble à rien d'autre et nécessite à la fois une grande concentration et un grand lâcher-prise. Cependant, c'est un énorme coup de coeur. Un de ces livres qui vous arrache des exclamations d'admiration à chaque page. A peine ai-je trouvé quelques nouvelles un peu moins réussies que les autres.

Sur le papier, il serait facile de se lasser. Ces nouvelles sont une sorte de mise en abîme. Borges réécrit sans cesse le même texte, dans lequel il est question des inombrables tournures que pourraient prendre un récit. Mais l'ennui ne vient pas. L'auteur change de genre, d'époque, de ton. On commence avec une sorte de dystopie aux accents orwelliens, on voyage dans l'absurde, le rêve, l'espace, l'Histoire... Borges est un formidable conteur.

Tout est fiction, y compris la réalité. D'ailleurs, qu'est-ce que la réalité ? Peut-on la saisir?  Le doit-on ? Lorsque Borges découvre des secrets, il s'empresse de les recouvrir. Lorsque l'homme croit saisir la complexité de la réalité, il paie de sa vie son erreur. La condition humaine n'est rien face à la Littérature, et rien n'est impossible en matière de fiction. 

Est-il possible de créer des oeuvres nouvelles ? D'écrire à la manière de, des siècles plus tard ? L'Histoire est-elle cyclique, et donc condamnée à se répéter ? Le Temps existe-t-il ? Avec des effets de miroir, l'appel à la philosophie, en se contredisant parfois, Borges nous emmène dans les méandres de sa prolifique imagination.

On se pose beaucoup de questions avec ces nouvelles. On doit admettre qu'on ne comprendra pas tout. Mais on joue aussi, beaucoup. J'ai toujours aimé les auteurs qui trompent et déstabilisent leur lecteur. Borges est indiscutablement un maître du genre. 

L'avis d'Ellettres.

Folio. 185 pages.
Traduit par P. Verdevoye, Ibarra et Roger Caillois.
1944 pour l'édition originale.

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