CV-prov_Divergente12Parmi toutes les séries dans la même veine que Hunger Games publiées ces dernières années, Divergente semble particulièrement bien s'en sortir puisque le premier tome vient d'être adapté au cinéma. J'ai débuté ma lecture un peu pour suivre le mouvement, il faut bien l'avouer, mais être une brebis a parfois du bon.

Pour mettre un terme aux guerres, il a été décidé de diviser la société en cinq factions, chacune étant au service d'une qualité. "Les Altruistes répondent à notre besoin en responsables politiques dévoués. Les Sincères nous fournissent des responsables juridiques honnêtes et dignes de confiance. Les Erudits nous donnent des enseignants et des chercheurs de haut niveau. Les Fraternels nous procurent des conseillers et des soignants compréhensifs. Et les Audacieux nous protègent des menaces extérieures."
Beatrice appartient à une famille altruiste. Elle a seize ans, et son frère Caleb et elle s'apprêtent à choisir la faction où ils feront leur vie. Pour les guider, des tests sont réalisés. Cependant, lorsque vient le tour de Beatrice, il apparaît qu'elle ne correspond à aucune des cinq factions. Elle est Divergente, ce qu'elle doit absolument cacher sans comprendre pourquoi.

J'ai passé un excellent moment avec ce livre pour plusieurs raisons. D'abord, on ne s'ennuie pas une seconde. Beatrice (qui devient Tris lorsqu'elle choisit de rejoindre les Audacieux) subit une initiation très dure, pleine de rebondissements pour devenir une Audacieuse.
La peinture des personnages est également réussie. On a des méchants très méchants, mais la plupart des personnages montrent plusieurs facettes. Les novices audacieux sont en compétition, et les coups bas sont d'autant plus nombreux que certains sont des tueurs nés. La jeune fille se rend aussi compte rapidement que même l'amitié a des limites, et que dans certains contextes il est difficile de ne pas devenir soupçonneux. Même le monde des adultes dirigeants comporte des surprises et démontre que l'on ne peut effacer l'homme derrière des valeurs.
La façon dont est traitée l'histoire est aussi intéressante. Le style n'est pas très poussé, mais il y a beaucoup de passages amusants et les surprises sont nombreuses sans paraître trop artificielles. J'ai particulièrement apprécié le fait que ce livre soit moins aseptisé que beaucoup de romans du même genre. Il y a des passages très violents, d'autres qui coupent le souffle au lecteur, et il est même question de sexualité (non, parce que des fois on a vraiment l'impression que les adolescents des livres jeunesse ne sont jamais tourmentés par leurs hormones) même si ça reste très sage. Mon seul bémol concerne la traduction de certaines phrases. J'ai trouvé étrange que la mère de Tris parle de se faire "rembarrer" par exemple.

Un bon livre pour réfléchir sur l'importance du libre-arbitre tout en se divertissant.

Nathan. 445 pages.