percyPercy Jackson est un jeune garçon à problèmes. Dyslexique, pas très bon à l'école, peu populaire, il met un point d'honneur à se faire renvoyer suite à un événement étrange de chaque école qu'il fréquente. La seule personne qui lui est vraiment attachée est sa mère, qui lui a cependant donné le pire des beaux-pères, Gaby Pue-Grave. Alors qu'il a onze ans, il trouve une école dans laquelle il se fait un ami, Grover, et où le professeur de latin semble avoir foi en lui et insiste pour que Percy connaisse la mythologie grecque sur le bout des doigts.
Tout bascule lors d'une visite au musée, quand Mrs Dodds, la prof de maths, se transforme en une horrible créature et agresse Percy.

J'ai ouvert ce livre surtout par obligation et en craignant le pire. En fin de compte, je l'ai suffisamment apprécié pour avoir envie de lire la suite.
Comme j'ai quelques réserves, on va commencer par là. Déjà, le livre ne brille pas par son originalité. J'ai passé la première partie avec la désagréable sensation de lire un remake de Harry Potter à la sauce grecque. Comme Harry, Percy passe les onze premières années de sa vie à être mal dans sa peau et rejeté par beaucoup de monde. Tous deux provoquent des incidents qu'ils ne s'expliquent pas lorsqu'ils ne parviennent plus à contrôler leurs émotions. Enfin, les deux garçons rencontrent finalement une personne qui va les mener dans un lieu d'apprentissage (école et colonie de vacances) où ils découvrent ce qu'ils sont vraiment (sorcier et demi-dieu), et à partir duquel ils vont se lancer dans une enquête flanqués chacun de deux compagnons.
Le style de l'auteur n'est pas non plus remarquable par son excellence. Les traits d'humour sont souvent forcés et semblent déjà destinés à être reproduits dans le scénario d'un film. Etant bon public et adepte des blagues pourries, j'ai quand même souri, mais je n'aime pas vraiment lire des livres que j'aurais presque pu écrire moi-même (si j'avais de l'imagination pour ça bien entendu).
Dernier reproche, j'ai sauté au plafond lorsque l'on apprend que l'Olympe est aux Etats-Unis, parce que c'est là que se trouve le coeur de l'Occident, que la civilisation occidentale a sorti le monde d'une époque sombre, et qu'il faut tout faire pour ne pas qu'elle s'effondre car cela provoquerait un chaos indescriptible. C'est très lourd et j'ai beau être fascinée par les Etats-Unis, cet aspect patriotique que l'on trouve dans beaucoup d'oeuvres (qui ne font souvent pas partie des meilleures) m'a toujours agacée.
Malgré cela, j'ai fini par me laisser porter par cette histoire et par beaucoup l'apprécier. D'une part, j'ai toujours aimé les histoires en rapport avec la mythologie grecque. Les dieux, les héros, leurs histoires de coeur et de pouvoir m'ont souvent régalée quand j'étais plus jeune. Rick Riordan ne s'en tire pas trop mal lorsqu'il réécrit certains des mythes ou nous présente des personnages comme Méduse ou Cerbère. Ensuite, une fois la colonie derrière nous, le livre s'affranchit beaucoup des histoires qui l'ont inspiré, ce qui permet au lecteur de partir pour des aventures qui n'ont pas trop un goût de déjà-vu et qui sont très distrayantes. J'ai eu du mal à lâcher le livre sur la fin, et je me suis retenue pour ne pas commencer immédiatement le tome suivant une fois la dernière page tournée.

Je n'ai donc pas que des éloges à adresser à ce livre, mais il est très sympathique malgré tout.

Yue Yin et Karine aiment aussi Percy Jackson.

Le Livre de Poche. 472 pages.
Traduit par Mona de Pracontal.
2005 pour l'édition originale.