The Woman in Black - Susan Hill
Après cette lecture, je ne crois toujours pas aux fantômes, mais aux miracles, c'est une autre histoire. Quand j'ai appris la sortie prochaine du film, je ne pensais pas une seule seconde que j'aurais le temps de lire le roman. Finalement, alors que je me promenais innocemment, mon regard a été attiré par la couverture hideuse de The Woman in Black (sur mon exemplaire, le gros plan est encore plus important, et le Daniel Radcliffe, ça ne lui va pas au teint). Vous pensez bien que quand j'ai vu la taille du livre, je me suis sentie d'humeur téméraire, et voilà !
Mais trève de bavardages, parlons un peu de l'histoire. Un jeune avocat, Arthur Kipps, est chargé par son patron d'assister aux funérailles d'une cliente et de mettre de l'ordre dans ses papiers. Mrs Drablow était une vieille femme qui vivait à Eel Marsh House, une demeure isolée du monde au point qu'elle n'est accessible que lorsque la mer se retire. Lorsqu'il arrive sur place, Arthur Kipps espère qu'il n'en a que pour quelques jours, et qu'il pourra ainsi rapidement retrouver Stella, sa fiancée.
Le jour de l'enterrement, il aperçoit pour la première fois une femme voilée, qui semble ravagée par la maladie. Cette apparition et la répugnance qu'on les gens des alentours à évoquer tout ce qui concerne Eel Marsh House amènent rapidement le jeune homme à comprendre que d'horribles choses se sont produites.
Bien que son titre soit très certainement un hommage à Wilkie Collins, The Woman in Black démarre d'une façon semblable au Tour d'écrou de Henry James, au coin du feu, alors que l'on se raconte des histoires de fantômes. Arthur Kipps est alors un homme mûr et hanté par son passé. A la demande de sa famille, et pour tenter de se guérir de ce qui lui est arrivé, il va livrer le récit de ce qui s'est passé à Eel Marsh House.
Pour être honnête, jusqu'à la moitié du roman, j'étais loin d'être convaincue. Je trouvais que Susan Hill appuyait trop sur l'ambiance "terrifiante" de son livre. De ce côté là, on est servi. On a la vieille maison isolée (il faut être timbré pour habiter là-dedans), la brume, les gens terrifiés, les sables mouvants, les secrets, etc. En plus, le narrateur m'agaçait à répéter qu'il était traumatisé à vie par des événements qui n'arrivaient pas, et je m'attendais à trouver cette lecture correcte au mieux.
Au final, la trouillarde que je suis a complètement marché dans cette histoire. A partir de la moitié du roman, l'ambiance devient vraiment malsaine, et on se demande comment Arthur Kipps va pouvoir se sortir de cette situation. Susan Hill manie plutôt bien le suspens, et plusieurs scènes m'ont fait le même effet que dans les films, lorsque vous vous bouchez les oreilles parce que le héros va ouvrir une porte alors que tout le monde sait qu'il ne devrait pas, et que la musique devient insupportable (je suis très impressionnable).
Je n'irai pas jusqu'à dire qu'il s'agit d'un chef d'oeuvre. L'histoire reste très classique, et le style de Susan Hill est loin d'être exceptionnel. En revanche, The Woman in Black fonctionne très bien si vous voulez vous plonger dans une histoire de fantômes anglais.
D'autres avis chez Lou, Cachou, Stephie, Mango...
The Woman in Black. Susan Hill.
1983. 200 p.
Commentaires sur The Woman in Black - Susan Hill
- Par exemple : dans le film, quand il se rend à Eel Marsh House, Arthur est veuf & père d'un petit garçon de quatre ou cinq ans. & il se rend jamais à l'enterrement de Mrs Drablow, il voit la femme en noir pour la première fois dans l'espèce de parc/jardin à l'abandon/forêt qui entoure la maison.
& le film c'est rien d'extraordinaire, un film de maison hantée -- assez réussi dans son genre, je pense, parce que j'ai quand même passé de longues minutes à me cacher les yeux avec mes mains!
- J'ai trouvé le style agréable pour ma part, en fait j'ai apprécié le caractère très classique du texte (j'avais l'impression de lire un roman écrit cent ans plus tôt) et j'ai trouvé qu'elle créait une sacrée ambiance... j'ai rarement trouvé une histoire de fantômes aussi angoissante... je ne dirais pas que j'ai eu peur mais par exemple lorsqu'il se rend dans la nursery je freinais mentalement, j'aurais été avec Arthur je lui aurais dit "tu t'éloignes tout de suite de cette pièce !" Quelle ambiance pesante !
- Niki : ça m'énerve ces couvertures qui reprennent des images des adaptations et qui gâchent tout (je suis superficielle)...
Amélie : merci pour ces précisions. Je ne sais pas si je tenterais le film dans ce cas.
Titine : il faut se manier, en effet !
Lou : pour l'ambiance, je trouve qu'elle appuie vraiment trop, mais j'ai eu clairement la trouille
quand même.
Allie : tu devrais y trouver ton compte.
Stephie : j'ai vu ça. En effet, tu as dû tomber d'un peu haut... - Stella : oui, on ne sais pas pourquoi elle s'en prend à Arthur, à part par haine du monde...
Céline : c'est un choix que je trouve judicieux. Entre Wilkie et Susan Hill, ce n'est pas difficile de choisir (même si j'ai apprécié ce livre).
Tiphanie : bon, c'est officiel, je ne pourrais jamais aller voir ce film...
Sara : j'ai eu du mal à rentrer dedans, mais vers le milieu on commence à être bien dedans, et puis c'est très court.
Enigma : je déteste commencer par voir le film !
Karine : c'est vrai, pour certaines choses j'ai un seuil de tolérance élevé.
S
















