9782070337347FSFolio ; 132 pages.
Traduit par Laeticia Devaux.
1982
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Sears est un homme déjà âgé, qui aime patiner sur l'étang gelé de Janice. Il découvre un jour que celui-ci a été transformé en décharge, et qu'il est en train de dépérir. Il décide alors de contacter des avocats afin de mettre un terme à cette entreprise.
Au même moment, il rencontre Renée, dont il tombe amoureux, qui lui échappe, et qui ne cesse de lui répéter qu'il ne comprend rien aux femmes.

Voilà un livre qui est agréable à lire, mais auquel il manque de la densité pour vraiment marquer les esprits. Plusieurs voix se mêlent. A celle de Sears se joignent occasionnellement celles d'habitants de Janice, et de l'avocat environnementaliste que Sears a employé.
Le rythme est lent, mais il y a quelque chose de brutal dans ce récit, et l'on ne s'ennuie pas une seconde.
De quoi ce livre parle t-il ? Difficile à dire. Regard sur le monde qui avance, en bien ou en mal, questionnement sur l'amour, le temps, l'environnement. Il y a aussi un bébé oublié au bord d'une autoroute, un chien froidement tué, une empoignade entre deux voisines ennemies au supermarché, et un avocat assassiné en quelques lignes.

"Toutes ces autoroutes qui se rejoignaient, le bruit de la circulation qui claquait comme un fouet, et Betsy se demanda -bêtement, elle le savait- si la vie moderne et son goût prononcé pour les autoroutes n'avaient pas volé aux hommes et aux femmes la beauté intrinsèque de ce monde."

J'ai trouvé cette première rencontre avec John Cheever à moitié satisfaisante. La présence1718394131 de l'auteur m'a beaucoup marquée, mais le récit en lui même me laisse assez indifférente.

La fin est cependant excellente, avec une chute à la fois cynique et drôle.

Merci à Lise pour le livre.