On dirait vraiment le paradis ; John Cheever
Folio ; 132 pages.
Traduit par Laeticia Devaux.
1982.
Sears est un homme déjà âgé, qui aime patiner sur l'étang gelé de Janice. Il découvre un jour que celui-ci a été transformé en décharge, et qu'il est en train de dépérir. Il décide alors de contacter des avocats afin de mettre un terme à cette entreprise.
Au même moment, il rencontre Renée, dont il tombe amoureux, qui lui échappe, et qui ne cesse de lui répéter qu'il ne comprend rien aux femmes.
Voilà un livre qui est agréable à lire, mais auquel il manque de la densité pour vraiment marquer les esprits. Plusieurs voix se mêlent. A celle de Sears se joignent occasionnellement celles d'habitants de Janice, et de l'avocat environnementaliste que Sears a employé.
Le rythme est lent, mais il y a quelque chose de brutal dans ce récit, et l'on ne s'ennuie pas une seconde.
De quoi ce livre parle t-il ? Difficile à dire. Regard sur le monde qui avance, en bien ou en mal, questionnement sur l'amour, le temps, l'environnement. Il y a aussi un bébé oublié au bord d'une autoroute, un chien froidement tué, une empoignade entre deux voisines ennemies au supermarché, et un avocat assassiné en quelques lignes.
"Toutes ces autoroutes qui se rejoignaient, le bruit de la circulation qui claquait comme un fouet, et Betsy se demanda -bêtement, elle le savait- si la vie moderne et son goût prononcé pour les autoroutes n'avaient pas volé aux hommes et aux femmes la beauté intrinsèque de ce monde."
J'ai trouvé cette première rencontre avec John Cheever à moitié satisfaisante. La présence
de l'auteur m'a beaucoup marquée, mais le récit en lui même me laisse assez indifférente.
La fin est cependant excellente, avec une chute à la fois cynique et drôle.
Merci à Lise pour le livre.
Commentaires sur On dirait vraiment le paradis ; John Cheever
- Zeblug : je ne connais pas tes goûts, ni l'auteur, mais je suis contente si j'ai pu te guider un peu
Merci d'être passée par ici !
Titine : c'est un peu la même chose ici.
Brize : je ne sais pas trop quoi te conseiller...
Choup : tu as déjà commencé Harry Potter, on ne va pas trop t'en demander non plus
- découverteLa découverte de votre blog hier a été pour moi une heureuse surprise, je cherchais des infos sur Vita Sackville-West, je suis en train de lire "haute société", c'est ainsi que j'ai été orientée vers Lilly et ses livres, d'ailleurs je cherchais le livre de VSW, "the dark island", et j'ai l'impression qu'il n'est pas traduit en français, savez vous qqch à ce sujet?
Je n'ai lu que qq articles, et quand je suis tombée sur celui sur "chez les heureux du monde"...que j'ai relu pour la 3ème fois il y a un mois, et je me suis juré que c'était la dernière, car j'étais vraiment déprimée, il y avait peut-être et même surement des causes annexes au roman, mais cette Lilly m'a causé beaucoup de chagrin, j'ai relu "le temps de l'innocence" il y a un an, rien à voir (côté émotion lacrimale, par ailleurs c'est un très beau roman, qui a qq analogies avec le VSW que je suis en train de lire). Voilà je reviens à mon point de départ et je vais peut-être m'arrêter là, et comme vous n'êtes pas indifférente à Fitzgerald, je vous propose d'aller faire un tour sur mon blog, adresse sur le site Web?, je ne sais pas bien manipuler tout ça... Monique - Bonjour Monique. Je suis heureuse de voir passer par ici une admiratrice de VSW, d'Edith Wharton et de Fitzgerald. Pour le roman de VSW, il vient de paraître en français, avec son titre original : http://www.amazon.fr/Dark-Island-Vita-Sackville-West/dp/2746715058/ref=sr_1_3?s=books&ie=UTF8&qid=1309883046&sr=1-3
à bientôt j'espère.
















Mais le résumé et les quelques passages que j'avais survolé ne m'avait pas trop tenté. Donc c'est toujours agréable d'avoir d'autres point de vue !
Bonne continuation en tout cas, je repasserai ! ^^
Lya.