31 décembre 2009

Bilan Littéraire 2009

L'année dernière, j'avais bâclé mon bilan annuel, donc cette année je vais essayer de faire mieux. J'ai retrouvé un rythme de lecture plus élevé, mais ces derniers mois ont surtout été consacrés à des livres dont je ne parle pas ici (et heureusement pour vous). Côté romans et nouvelles, je pense en avoir découvert environ 110. Comme je ne note ni mes relectures, ni les titres des livres dont je ne parle pas ici, il est possible que j'en oublie.

Côté Challenge, je suis fière de moi. Je m'étais engagée pour le Challenge du 1% de la Rentrée littéraire 2008 (officieusement), qui a été bouclé haut la main et avec des mois d'avance. Je ne sais pas si je pourrais en dire autant concernant celui de cette année... J'en suis pour l'instant à trois livres lus sur les sept demandés, mais figurent dans ma PAL La blessure et la soif de Laurence Plazenet, Personne de Gwenaëlle Aubry et Et que le vaste monde poursuive sa course de Colum McCann, et j'ai quelques idées supplémentaires.
L'autre challenge qui me tenait fortement à coeur était celui de Grominou, le Challenge Blog-o-trésors. Il m'a fallu six mois pour découvrir quatre romans que je n'aurais pas forcément osé ouvrir avant plusieurs années dans d'autres circonstances. Je pense notamment à Voyage au bout de la nuit, que je regardais avec envie depuis un passage en bibliothèque lorsque j'étais au lycée. Trois coups de coeur et une déception, je crois que ça en valait plus que la peine.
Le dernier challenge que j'avais entrepris était mon Challenge ABC, qui se concentrait sur les romans "classiques". J'ai modifié ma liste, il m'en manque quelques-uns, mais le but était essentiellement de me motiver.
On peut donc, avec un peu de mauvaise foi, dire que j'ai tenu mes engagements.

Des lectures effectuées cette année, je vais me faire violence pour n'en garder que trois à mettre dans ma malle aux trésors.

- Lolita, de Vladimir Nabokov. Je crois qu'il s'agit tout simplement du plus beau roman du monde. Ca y est, Wuthering Heights est détrôné. Il occupera toujours une place particulière, mais après huit ans de règne, il cède sa place de roman préféré de tous les temps à ce livre dont je ne parviens plus à me détacher.
- Vers le Phare, de Virginia Woolf, qui a sans aucun doute été l'auteur de l'année. Elle figurait déjà parmi mes auteurs préférés, mais depuis cet été, elle m'est encore plus chère, et j'ai besoin de picorer dans ses livres ou dans les livres qui parlent d'elle très fréquemment. D'ailleurs, on reparlera très vite d'elle par ici.
- Titus d'Enfer de Mervyn Peake. Il y avait une dizaine de candidats pour cette troisième place, mais Peake a l'avantage de m'avoir émerveillée en me faisant sortir des sentiers que j'emprunte habituellement.

Le plus effrayant :

-Le Tour d'écrou de Henry James. Je suis une petite nature...

Le plus déjanté :

- Le Maître et Marguerite de Mikhael Boulgakov.

Le plus drôle :

- Le Cher ange de Nancy Mitford.

Le plus dégoûtant (mais très bien quand même) :

-American Psycho de Bret Easton Ellis (billet à venir).

Passons à quelque chose de tout aussi agréable quand il s'agit de distribuer les notes, les daubes de l'année (un peu moins quand on doit lutter pour les terminer, d'où mon envie de vengeance) :

-La Nuit des temps de René Barjavel. Enorme déception, encore plus grande au fil des mois. On m'avait tellement vanté ce roman...
-Mon Enfant de Berlin d'Anne Wiazemsky. Je l'avais complètement oublié, c'est dire s'il m'a marquée...
-Lou, histoire d'une femme libre de Giroud et Virginia Woolf ou la dame sur le piédestal d'Anne Bragance qui sont deux livres que j'ai trouvés complètement dépourvus d'intérêt.

Autre chose dont je suis satisfaite : cette année m'a permis de retrouver une certaine curiosité en matière de littérature française, tant du côté des classiques que des romans actuels. Je ne pense pas abandonner la littérature anglo-saxonne, qui reste celle qui me fait le plus rêver, mais j'espère poursuivre avec certains de mes compatriotes en 2010.

Une dernière piste à explorer : la littérature d'Europe Centrale, à laquelle je dois de très belles découvertes, comme Witold Gombrowicz, Arthur Schniztler et quelques autres. Si j'arrive à me plonger dans Thomas Mann (rien n'est moins sûr), j'en serais heureuse. celebrity_18634_1_

Comme vous le valez bien, je vais aussi vous faire part de mon énorme coup de coeur ciné de cette année, Le Ruban blanc de Michael Haneke. Et pour l'aspect sexy men, regardez Gary Oldman dans The Scarlet Letter (le film est très moyen, mais de toute façon, on n'est pas là pour ça).

Je finis en vous souhaitant de passer une très bonne fin d'année 2009 et une année 2010 pleine de bonheur ! Merci à tous de passer sur ce blog, de le faire vivre, et d'offrir également un peu de vous !

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23 décembre 2009

Sombre Printemps ; Unica Zürn

untitledLe Serpent à Plumes ; 118 pages.
Traduit par
1969
.

J'ai honte. Mon ordinateur est réparé, je suis en vacances, il y a des livres dont il faut que je vous parle, et pourtant mon blog reste muet. Alors, pour ce dernier billet avant Noël, je vais vous parler d'un texte magnifique, mais qui ne se rapproche en rien d'une ambiance pleine de rires. Vous voilà prévenus.

Elle naît pendant la guerre. "Son père est le premier homme dont elle fait la connaissance." Il est loin, et à partir de là, c'est la seule façon d'aimer pour elle. Elle vit auprès d'une mère qui la dégoûte et d'un frère qu'elle hait. Alors elle rêve l'amour, elle se réfugie dans les livres, tombe amoureuse du capitaine Némo, et imagine que des hommes exotiques pénètrent dans sa chambre la nuit.
Mais la réalité n'a de cesse de la rattraper. Elle veut s'évader, elle se fait violer.

"Elle est honteuse et déçue. De s'abandonner la nuit au cercle sombre des hommes autour de son lit est suffisamment excitant et voluptueux pour renoncer à cette misérable réalité que lui offre son frère."

Elle veut tout et en même temps recule dès qu'une chose désirée se présente.

"Elle voudrait toujours vivre dans l'attente. Avec un baiser tout prendrait fin. Que se passerait-il après ? Au deuxième baiser tout serait devenu une habitude."

En fait, elle, dont on ne saura jamais le nom, n'est qu'une enfant. Ses camarades le sont aussi, et la réalité leur est presque aussi étrangère. Sauf qu'ils l'accepteront, et elle non. Elle continue à préférer l'horrible, le drame à la vie uniforme, la distance au contact.

"C'est un homme, lui. Il est inaccessible pour elle." Ils vivent le désir comme un jeu, elle en explore les dimensions plus sombres.

Elle ne s'adresse pas à nous, il y a encore un intermédiaire imposé par la narration, ce qui la rend lointaine. Cet être effacé, esquissé, qui ne vit qu'en elle-même, et qui ne regarde jamais vers nous expose cependant sa fragilité et sa valeur avec une telle sincérité que le lecteur, lui, ne peut détourner son regard.

C'est à Rose que je dois la découverte de ce texte à fleur de peau.

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12 décembre 2009

"Vivre devrait être aussi facile que bouffer une glace..."

7427_medium_1_Le Saule ; Hubert Selby Jr
Editions de l'Olivier ; 302 pages.
Traduit par Francis Kerline.
1998
.

Last Exit to Brooklyn a été une lecture coup de poing en début d'année, si bien que, profitant de l'esprit de Noël qui règne actuellement, j'ai décidé de me refaire une lecture particulièrement réjouissante en compagnie d'Hubert Selby Jr. Je ne croyais pas si bien penser.

Bobby est un jeune Noir qui vit dans le Bronx, avec sa mère, ses frères et soeurs, ainsi que les rats qui occupent les murs de leur taudis. Sa maman peut encore le consoler à ce moment, lorsqu'il a peur.

"Bobby savait que quand elle aurait fini elle ne crierait plus pendant un moment et qu'elle lui ferait un câlin et lui donnerait peut-être une grenadine et tout irait bien...
                                                               pendant un moment..."
 

    
Et puis, il a Maria, une jeune Portoricaine, avec laquelle il vit le grand amour. Le livre débute à peine lorsque le couple est agressé en pleine rue par une bande qui n'accepte pas qu'un Noir et une Hispanique se fréquentent. Bobby est sauvagement battu avec une chaîne, tandis que Maria reçoit de l'acide en plein visage. Elle est transportée d'urgence à l'hôpital, où accourent sa mère et sa grand-mère. Quant à Bobby, il est recueilli par un vieillard étrange, un Allemand au prénom juif, Moishe. Il s'agit d'un ancien rescapé des camps de la mort, qui a perdu son fils au Viêtnam, puis la femme de sa vie. Moishe, qui n'avait plus la moindre raison de vivre, s'attache à Bobby, le soigne, et tente de le faire renoncer à ses plans de vengeance en essayant de ne pas se le mettre à dos. Il essaie aussi, à travers cette rencontre, de surmonter ses propres démons.   

Curieusement, Le Saule, livre de la douleur, de la haine de la solitude et de l'injustice, se révèle plutôt tourné vers l'espérance, le pardon, la rédemption (trop sur la fin). L'arbre du titre symbolise d'ailleurs l'immortalité, la renaissance, tout un programme.
Mais avant d'y parvenir, il faut parcourir un chemin composé d'allers-retours, et de moments d'immobilisme. Ce texte est tout en contrastes durant la quasi-totalité de l'histoire. On passe de la terreur au rire, de la haine aux souvenirs heureux presque à chaque page.

"il savait que c'était une erreur de lanterner ici, à chialer, sans défense, incapable de voir à plus d'1 mètre à cause de la buée qu'il avait dans les yeux, mais il était collé sur place, il pouvait pas bouger parce que, s'il bougeait, s'il cessait de regarder ses larmes tomber de la hauteur vertigineuse de son visage sur le sol entre ses pieds, alors peut-être il n'entendrait plus jamais la voix de Maria, et là maintenant planté sans défense au milieu du danger qu'il avait essayé d'éviter, il entendait sa voix... "

Certaines scènes sont d'une violence inouïe. L'agression de Bobby et de Maria intervient alors que le lecteur n'a pas encore eu le temps de comprendre qui sont ces enfants. Et déjà il faut courir, suivre Maria qui hurle de douleur, s'inquiéter pour Bobby, complètement brisé. Savoir ce qu'il faut faire, ou pas. Lorsque l’on souffre, que l’on n’a plus rien, et que l’on n’est plus rien, il est facile de se mettre dans une cage, aussi moisie soit elle, pour ne plus voir le monde tel qu’il est. C’est réconfortant, mais aussi terrifiant, pire parfois. Moishe s’est bâti un bunker, Maria s’envole pour ne plus souffrir, sa grand-mère se terre dans son silence, et Bobby se réfugie dans sa haine. Les personnages de ce roman frappent par le déni de leurs souffrances dont ils font preuve, qui les rend si proches du lecteur.
Une fois cachés, ils cherchent un sens à ce qui s'est passé, mais il n'y en a pas.

"Il regardait Moishe [...] Moishe qui sentait la douleur de Bobby lui moudre les boyaux et relancer sa propre douleur tout à l'heure réveillée par ces souvenirs revécus, et son coeur qui faisait mal et pleurait en voyant Bobby enrager, éventré par la colère, par la bestialité totale, insensée de la mort de Maria, une petite fille qui pour une raison inconnue s'était jetée dans la mort et dont Bobby cherchait les morceaux épars, et personne ne pourrait expliquer pourquoi ça s'était passé, personne ne pourrais avancer un argument rationnel, dire Eh bien voici la cause, nous avons compris, ça ne se produira plus...personne..."

Ce sens que l'on cherche, c'est avant tout sa propre responsabilité dans les drames de sa vie. Moishe, alors appelé Werner, a été accusé d'être juif par un associé crapuleux. L'horreur des camps est telle qu'il est convaincu que la punition infligée aux juifs a forcément une raison d'être. La grand-mère et la mère de Maria ont quitté leur île, et cherchent à savoir si c'est pour cela que Maria, une enfant presque, qui prend soin des siens, a été tuée avec une telle haine. Accepter qu'il n'y a aucun sens à l'horreur, que le hasard est tout-puissant est aussi frustrant qu'effrayant. C'est pourtant le quotidien des personnages de ce livre, d'autant plus qu'ils évoluent dans un espace où la justice ne s'exerce pas. Tous n'ont jamais été considérés que comme des déchets de la société, et leur volonté de s'en sortir semble à la fois admirable et totalement vaine.
Être encore plus cynique que l'auteur de Last Exit to Brooklyn me fait un peu peur, mais j'ai trouvé la fin du roman presque naïve. Je n'imagine pas des lendemains glorieux pour Bobby, et je ne trouve pas réconfortant de se dire qu'il a surmonté ses démons, et que c'est ce qui compte le plus. Maria continuera éternellement à tomber, et tous les principes chrétiens du monde n'y changeront rien.
Toutefois, si le roman s'arrête là, il ne nous dit certainement pas que tout sera simple désormais. Selby est un immense écrivain dont l'écriture, faite de phrases très longues, parfaitement rythmées, jonglant avec les registres, les modes de discours, exprime toutes ces nuances, toutes ces émotions, et Le Saule un très beau livre que l'on ne lâche pas avant de l'avoir fini.

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10 décembre 2009

Mes Défis pour 2010 (rien que ça)

Alors que 2009 s'achève, il est temps de prévoir quels sont les engagements que je ne tiendrai pas en 2010. J'ai déjà craqué plusieurs fois :

Le Challenge 100 ans de Littérature américaine de Bouh. Je connais encore mal les auteurs Américains, mais depuis que j'ai commencé à les découvrir, j'ai eu de très belles surprises. Je dois lire 5 romans américains avant le 31 décembre 2010.

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Le Challenge Wilkie Collins de Cryssilda. La Dame en blanc reste une déception, mais je compte bien renouer avec cet auteur, les victoriens ont toujours droit à une deuxième chance.

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Le Challenge Mary Elizabeth Braddon de Lou. En 2007, j'avais promis de la relire rapidement...

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Le Challenge Virginia Woolf, toujours à la suite de Lou. J'en ai déjà fait un sans le vouloir cette année, et j'aime tellement cet auteur que je suis ravie qu'on soit plusieurs à continuer en 2010.

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Le Challenge Une année en Russie de Pimpi. Je pense que si je dis que je lirais un livre russe ou sur la Russie en 2010, c'est déjà pas mal...

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Tout ça me fera participer au Challenge English Classics de Karine.

 

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08 décembre 2009

Le Château d'Otrante ; Horace Walpole

5276_1_José Corti ; 220 pages.
Traduit par Dominique Corticchiato.
1764
.

Le Château d'Otrante, publié trente ans avant Les Mystères d'Udolphe d'Anne Radcliffe, fait généralement figure de premier roman gothique.  Lors de sa première publication, Walpole reniait l'appartenance de son texte au XVIIIe siècle, et indiquait qu'il s'agissait d'un récit imprimé au XVIe siècle, mais sans doute beaucoup plus ancien, retrouvé dans la bibliothèque d'une antique famille catholique anglaise.

Ainsi, nous nous retrouvons en Italie, alors que des Croisades sont encore entreprises par la Chrétienté. Au château d'Otrante, où règne Manfred, un mariage doit avoir lieu entre Conrad, le Prince héritier, et Isabelle, la fille du marquis de Vicence. Cependant, le jour des noces, Conrad meurt écrasé par un énorme heaume (!!) qui s'abât dans la cour du château, laissant son père plus anxieux qu'abattu.
Cette apparition, qu'elle soit considérée comme étant d'origine divine ou magique, ne tarde pas à faire enfler les rumeurs  selon lesquelles Manfred voit la légitimité de son titre discutée. Pour assurer cette dernière, il semble indispensable qu'un membre de sa famille épouse Isabelle, et Conrad n'étant plus, Manfred complote afin de répudier son épouse légitime, la douce, pieuse (et horripilante) Hippolite, et de séduire la jeune fille. Celle-ci, apprenant les desseins de son ancien protecteur, s'enfuit du château par un passage souterrain, aidée par Théodore, le jeune paysan injustement accusé du meurtre de Conrad, et se réfugie auprès du père Jérôme.
Pendant ce temps, au château, le chevalier géant auquel appartient la première apparition du jour, semble rôder, terrifiant ainsi les serviteurs de Manfred, à bout de nerfs, qui se venge à nouveau sur le pauvre Théodore qu'il a rattrapé. Heureusement, la belle Mathilde, fille du tyran, se porte au secours du jeune homme, et entre deux évanouissements, les deux enfants tombent éperdument amoureux.

Le Château d'Otrante, en bon roman gothique, est rempli de scènes inexpliquées, de couloirs sombres, de coïncidences très pratiques, d'évanouissements, de bons sentiments et d'une sensualité sous-jacente.
Malheureusement, peut-être parce qu'il est très court,  ce roman ne croque pas les personnages de manière à les rendre sinon attachants, du moins intéressants, à de rares exceptions. Je pense que ce texte a mal vieilli, parce qu'il est essentiellement composé d'éléments qui, aujourd'hui, ne représentent pas autre chose qu'une source d'ennui pour le lecteur. L'accent est mis sur les grandes déclarations visant à établir à quel point Isabelle, Mathilde, Hippolite ou encore Théodore sont des agents du Bien. Même en essayant de les lire au second degré, je me suis vite lassée. J'ai toutefois apprécié la figure du père, qui est malmenée dans ce texte, et qui permet de mettre un peu de piment dans un récit qui en a bien besoin. J'imagine que cette position n'a pas dû être particulièrement appréciée lors de la publication du Château d'Otrante.  Non seulement à cause de Manfred, qui a très peu les caractéristiques du père idéal, mais aussi à cause du père d'Isabelle qui, après avoir souffert mille morts, est près à tout sacrifier pour les beaux yeux de Mathilde. Ce dernier est d'ailleurs celui dont l'attitude est la plus surprenante. Il s'agit d'un ancien croisé, il a été guidé par les puissances divines, mais il est incapable de résister à la tentation de la chair que son ennemi et bourreau, que le Mal, lui offre. La fin également m'a plu. Elle est presque ironique, et rappelle cette d'un autre roman gothique, bien plus achevé. 
Je suis un peu mitigée après la lecture de ce texte. Il n'a pas le charme des Mystères d'Udolphe, ni la force du Moine de Lewis (je renie en partie mon ancien billet). Certes, après avoir connu un moment de grand ennui au milieu du livre, mon intérêt a de nouveau été suscité par le dénouement de l'intrigue. J'ai lu ce texte comme un amusement, comme une façon de faire connaissance avec celui qui a inspiré de grands livres, sans doute au-delà même du roman gothique. Toutefois, je n'ai jamais été transportée par cette lecture...

Les avis de Rose et de Neph.