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Lou, qui n'a pas vraiment apprécié ce livre, m'avait cependant donné envie de le lire. Elle me l'a très gentiment offert pour Noël, et je me suis empressée de me plonger dans ce livre très court. Ce n'est pas peu dire que je n'y connais rien à la littérature scandinave, alors je me suis dit que c'était l'occasion de l'explorer un peu.

Cinq célibataires vivent dans une maison abandonnée, dans un petit port. Kernatoq, le seul qui travaille et subvient aux besoins de la maisonnée, décide un jour d'assurer son avenir et celui de ses compagnons en convolant. Mais voilà, il a jeté son dévolu sur Bandita, une femme terrifiante vivant dans un lieu reculé et qui, dit-on, a battu à mort son premier mari. Bandita semble ravie de voir débarquer un nouveau prétendant, mais les autres ne parviennent pas à accepter cette décision de leur ami, et décident de tout mettre en oeuvre afin que le mariage n'ait pas lieu.

Voilà un texte que j'ai lu il y a déjà plusieurs semaines, et dont il ne me reste plus grand chose. J'ai certainement été davantage que Lou sensible à l'humour contenue dans cette nouvelle, et j'ai trouvé qu'elle se lisait plutôt bien, mais il est certain que je n'en garderai pas un souvenir impérissable.
Je ne suis pas une grande lectrice de nouvelles, et plus le temps passe, plus j'ai du mal à les apprécier. Il est rare que je parvienne à me plonger dans une histoire de quelques dizaines de pages seulement. Certains auteurs parviennent à le faire, mais ici, les personnages demeurent des étrangers. On apprécie le spectacle de Bandita et de Kernatoq, le côté loufoque de tous les personnages, mais on le fait avec recul, et ce n'est pas cela qui me transporte dans un livre.
Cela dit, je laisse la porte ouverte à d'autres textes de l'auteur, si je croise un jour quelque chose de plus long...   

10/18 ; 76 pages.
Traduction de Susanne Jull et Bernard St Bonnet.
V.O. : Ungkarlehuset. 1979.