29 janvier 2009

Nineteen-Eighty-Four ; George Orwell

9780141187761_1_Penguin Modern Classics ; 325 pages.
1959. V.F. :
1984.

Lettre O Challenge ABC :

Cette année, j'avais prévu de lire deux livres qui ont obtenu le statut de chef d'oeuvre en Angleterre et dans le monde : Lord of the Flies de William Golding, et Nineteen Eighty-Four de George Orwell. Ce dernier a en plus bénéficié du relooking des éditions Penguin Modern Classics, ce qui donne très envie de le lire. Il s'agit d'une excellente initiative, puisque Nineteen Eighty-Four est un chef d'oeuvre.

BIG BROTHER IS WATCHING YOU. Imaginez un monde où, si vous n'être pas un simple prolétaire, vous ne pouvez pas faire le moindre mouvement sans être scruté à l'aide d'écran, ou écouté grâce à des micros dissimulés absolument partout. Un monde où l'amitié n'existe pas, où les unions sont autorisées seulement dans un but de procréation, où vous devez être fier lorsque vos enfants vous dénoncent comme dissident.
Voilà ce que connaît Winston Smith, habitant d'Océania, l'un des trois groupes territoriaux qui se sont formés au milieu du XXe siècle. Winston travaille au ministère de la Vérité, où il doit sans cesse participer aux mensonges du Parti, transformer les faits, au point de ne plus toujours savoir ce qui est vrai et ce qui ne l'est pas. La ration de chocolat a baissé ? Mais non, elle a augmenté ! Et n'essayez pas d'aller affirmer le contraire, même en pensée, car tous les crimes contre le Parti sont ressentis de la même façon en Oceania.
Winston ne parvient cependant pas à se sentir à l'aise dans cette vie et ce monde qu'il ne comprend pas. Un jour (il faut attendre le deuxième tiers du livre, les résumés sont trompeurs), il entame une liaison avec Julia, une jeune femme qu'il croyait pourtant être totalement acquise à la cause du Parti. Mais leur amour ne peut pas durer, et tous deux savent qu'ils se feront prendre, qu'ils seront torturés, qu'ils se dénonceront mutuellement. La seule chose en laquelle ils croient fermement est l'impuissance du Parti face à leurs sentiments :

" They can't do that,' she said finally. It's the one thing they can't do. They can make you say anything -anything- but they can't make you believe it. They can't get inside you."

Julia et Winston ont tort de dire cela. Car il s'agit justement de ce qui rend Nineteen Eighty-Four si puissant. On croit toucher le fond à chaque instant, on croit que les choses s'amélioreront forcément, mais il devient de plus en plus évident que les personnages sont totalement cernés, dans une situation que l'on ne pouvait même pas concevoir avant d'ouvrir ce livre (si vous cherchez à vous remonter le moral, n'ouvrez pas ce livre). Je n'avais déjà pas une haute opinion de la télé-réalité, je crois que je n'entendrais plus jamais le terme de "Big Brother" comme avant.
Ce qui est le plus effrayant dans ce livre, c'est la lucidité dont fait preuve George Orwell à l'égard de la nature humaine. Il dénonce les totalitarismes, particulièrement le communisme (le livre a été publié en 1949), mais il n'a surtout aucune foi dans l'être humain. Il sait ce qui a fait défaut aux régimes nazi, fasciste, et ce qui fera défaut à l'URSS, et il crée un régime qui n'a pas hésité à aller encore plus loin. Le Parti ne veut pas une soumission de ses membres, il veut une adhésion totale et irréfléchie. L'idée du Nouveau Langage m'a glacé le sang :

"Don't you see that the whole aim of Newspeak is to narrow the range of thought ? In the end we shall make thoughtcrime literally impossible, because there will be no words in which to express it."

La dernière phrase du livre est la plus cynique que j'ai jamais lue. Oui, parce que l'on plonge tellement loin dans la noirceur de l'Homme, que beaucoup de passages nous font quand même rire jaune.
J'ai cherché une note d'espoir dans ce livre. Je pensais que Julia pouvait la représenter. Elle n'a pas connu ce qu'il y avait avant, et pourtant elle semble différente. Seulement, plus j'y repense, et plus je me dit que le Parti nous prouve avec ce qu'il fait à Winston, qu'il est capable de tout, et que personne ne peut lui échapper. S'il est impossible que Julia ait échappé au Parti, il n'y a qu'une solution possible, et c'est pire que tout...

Ce roman est horriblement frustrant, car toutes les questions restent sans réponse. Mais c'est parce que chaque mot que Orwell a écrit est parfaitement pensé. J'ai trouvé Le Livre horriblement ennuyeux et sans intérêt, j'ai vite compris pourquoi. Vraiment le meilleur livre que j'ai lu depuis un moment je crois.

Pour des avis moins décousus, allez chez Erzébeth et Karine.   



Commentaires sur Nineteen-Eighty-Four ; George Orwell

    Voilà un livre qui figure sur ma PAL depuis un bon moment; ta critique me donne très envie de le lire.
    Je pense qu'après Le meilleur des mondes, d'Huxley et Le Château de kafka, que j'ai relus récemment,1984 est une lecture qui tombe à point.

    Posté par gemarc, 29 janvier 2009 à 11:42 | | Répondre
  • C'est terrible parce que il m'avait énormément marqué quand je l'ai lu à l'adolescence mais je n'en garde qu'un souvenir très flou. C'était aussi le cas pour "Animal Farm" d'ailleurs mais tout m'est revenu quand j'ai commencé à le relire. Je le relirai un jour, c'est sûr.

    Posté par Isil, 29 janvier 2009 à 14:55 | | Répondre
  • Un peu comme Isil, je l'ai lu ado... je me souviens avoir aimé mais je ne sais presque plus de quoi ça parle, en dehors du sujet universellement connu... j'ai oublié les personnages, l'action... bref, il faudra le relire un jour !

    Posté par Lou, 29 janvier 2009 à 17:50 | | Répondre
  • Un peu comme Isil, je l'ai lu ado... je me souviens avoir aimé mais je ne sais presque plus de quoi ça parle, en dehors du sujet universellement connu... j'ai oublié les personnages, l'action... bref, il faudra le relire un jour !

    Posté par Lou, 29 janvier 2009 à 17:51 | | Répondre
  • Comme Isil et Lou, je l'ai lu quand j'étais au lycée. Je me souviens avoir pris une claque lors de ma lecture. La fin est très pessimiste, oui.
    Ce qui m'étonne le plus, c'est de voir à quel point ce livre possède un aspect visionnaire.

    Posté par Leiloona, 29 janvier 2009 à 20:14 | | Répondre
  • Moi, tout pareil, je l'ai lu ado, j'avais aussi été marquée par ce livre et je m'aperçois qu'il ne me reste que des bribes ! C'est effarant !

    Posté par Manu, 29 janvier 2009 à 20:34 | | Répondre
  • C'est aussi une de mes lectures d'ado...
    Quand on pense que certains ministères ont des cellules de veille destinées à recenser les avis contestataires exprimés par des citoyens sur internet...
    Espérons que la réalité ne rejoindra pas la fiction.

    Posté par Constance 36, 29 janvier 2009 à 20:45 | | Répondre
  • Au contraire de tout le monde, à cause de cette noirceur, c'est un livre que j'hésite encore à lire. En tout cas, il ne va pas du tout avec mes envies du moment (victoriennes, manga ou léger), donc je pense qu'un jour j'y viendrai, mais pas tout de suite...

    Posté par Pimpi, 29 janvier 2009 à 21:03 | | Répondre
  • Parce que je suis d'une originalité folle : je l'ai lu, j'ai quelques bribes en mémoire mais finalement très peu.

    Posté par praline, 29 janvier 2009 à 21:21 | | Répondre
  • Je l'ai lu avant 1984 justement ! Mais c'est vraiment une lecture qu'on n'oublie pas (l'histoire du rat!), un grand livre, mais il faut être en forme pour le lire. Big Brother vient de là, Orwell est visionnaire.
    As tu lu Animal farm? Intéressant aussi.

    Posté par keisha, 30 janvier 2009 à 07:38 | | Répondre
  • Bizarrement a l'adolescence, il ne m'avait pas plu ce bouquin même si les idées m'ont profondément marquée... je me rappelle la frustration, l'ambiance glauque et angoissante et je n'ai jamais eu envie de le relire... pas contre j'y pense souvent en référence incontournable, en regardant la télé par exemple.. au hasard ! Très fort ce livre !

    Posté par yueyin, 30 janvier 2009 à 08:34 | | Répondre
  • C'est intéressant de lire les commentaires, comme beaucoup j'ai lu "1984" à l'adolescence! C'est un livre qui m'avait beaucoup marqué par son univers totalitaire,sa noirceur. Aujourd'hui je constate que Orwell n'a pas perdu de son actualité et que sa vision s'est en partie concrétisée.

    Posté par Titine, 30 janvier 2009 à 11:23 | | Répondre
  • je l'ai étudié au lycée puis relu adulte sans me lasser

    Posté par pom', 30 janvier 2009 à 11:29 | | Répondre
  • Un statut de chef d'œuvre amplement mérité. Curieusement, je l'ai relu il y a peu, et comme ts les commentaires le disent, le souvenir des détails de l'intrigue m'échappent. Par contre, il n'y a pas à discuter, c'est d'une intelligence rare, et percutant avec ça. Prtt, des ouvrages sur le totalitarisme, j'en ai lu un paquet, mais encore aucun ne m'avait fait autant prendre conscience de l'ampleur du piège que constitue le totalitarisme et de l'absence d'alternatives qu'il entraine.
    Certes, aucun optimisme là dedans, et prtt, je pense que ce livre a du créer pas mal de vocations politiques : c'est en le lisant qu'on comprend que la Politique est essentielle, et ns concerne ts directement. Enfin, on le savait déjà que c'était important, ms en lisant 1984, on le croit, on en a une compréhension intime, comme si on l'avait vécu. Rien que ça, c'est un peu d'espoir, non ?

    Posté par oranee, 30 janvier 2009 à 13:11 | | Répondre
  • Mon avis, moins décousu que le tien??? Au contraire, je trouve ton billet tout à fait excellent et je suis d'accord pour dire que ce livre est très, très fort. Comme toi, je suis sortie de là avec un sentiment d'impuissance et de dépassement incroyable. Le passage sur le Newspeak et la dernière phrase... ça fait vraiment, vraiment peur. J'en garde un souvenir fort après plusieurs années et je crois que j'ai été trop remuée pour vraiment apprécier le moment de lecture proprement dit. (je vais aussi avouer que j'ai trouvé des longueurs... mais bon, ça remonte à il y a quand même un bon nombre d'années)!

    Posté par Karine :), 30 janvier 2009 à 17:30 | | Répondre
  • gemarc : je n'ai pas lu les deux autres titres que tu cites, mais c'est prévu. Je crois qu'ils sont en effet dans la même veine.

    Isil, Lou, Manu, Leiloona, Praline, Titine, Pom' : vous l'avez lu pour les cours ? J'ai l'impression que je suis la seule à être passée au travers de cet auteur, c'est comme pour Stendhal ou Mme de La Fayette, je n'ai jamais eu à les lire pour l'école..

    Leiloona : En fait, je ne l'ai pas trouvé si visionnaire que cela. Lucide, c'est certain. Mais le nazisme, le fascisme et le communisme étaient déjà passés ou en cours quand Orwell a écrit son livre.

    Keisha : brrr! ces rats, quelle horreur !
    Mais j'ai rajouté "Animal Farm" à ma LAL du coup ;o)

    Yue Yin : je trouve ça choquant quelque part de baptiser des émissions "Big Brother". Les gens ne doivent pas savoir de quoi il s'agit vraiment je pense...

    Pimpi : ce n'est pas non plus un livre horrible, hein ! J'espère que tu lui donneras une chance quand tu seras mieux disposée ;o)

    Oranee : je ne sais pas si ce livre a causé beaucoup de vocations politiques, mais c'est vrai qu'Orwell devait désirer provoquer des réactions positives avec son livre.

    Karine : oui, "décousu" mon billet ! J'avais tellement de choses à dire que j'en ai oublié la moitié, que mes idées ne sont pas du tout organisées (encore pire que d'habitude )...
    Sinon, j'ai vu que tu n'avais pas totalement adoré, mais je n'ai pas du tout ressenti les longueurs (à part une, mais elle est voulue je pense, puisque l'on comprend ensuite pourquoi le livre ne pouvait en aucun cas apporter des éléments nouveaux.

    Posté par Lilly, 30 janvier 2009 à 19:22 | | Répondre
  • J'ai rien compris à ton avant-dernière phrase (où tu parles du "Livre", mais je ne vois pas ce dont il s'agit; c'est dans le roman ?). Mon cerveau est en veille, pardonne-moi.
    Je me rends compte d'ailleurs en te lisant que c'est un roman qui mérite vraiment d'être lu et relu, son message me paraissant encore très fort aujourd'hui...
    Et je ne te trouve pas décousue du tout.
    Et je n'ai jamais lu Stendhal à l'école - même en fac. La Fayette, bon, j'y ai eu droit en première année... mais ce fut loin d'être une corvée !

    Posté par erzébeth, 30 janvier 2009 à 20:32 | | Répondre
  • je suis ravie de voir que je ne suis pas la seule à n'avoir jamais vraiment lu 1984 (enfin maintenant si...). Mais surtout je me dis qu'il faudrait que je le lise, là, mainetnat, tout de suite. Il est sur une étagère, je n'ai qu'à tendre le bras pour le lire...

    Posté par Emeraude, 30 janvier 2009 à 21:46 | | Répondre
  • Je fais partie de la longue liste des gens qui l'ont lu il y a longtemps et s'en souviennent très peu. Est-ce que les blogs vont nous aider à garder la mémoire ? C'est ce que j'espère... Sinon je suis contente de voir que même quelqu'un qui l'a lu récemment ne comprend pas non plus la fin de ton billet. Qu'est-ce que c'est que "Le livre" ?

    Posté par levraoueg, 31 janvier 2009 à 11:00 | | Répondre
  • C'est marrant car à l'inverse, je l'ai lu une fois il y a assez longtemps et et relu ensuite mais je ne saurais dire quand et je garde des souvenirs assez précis, voire assez visuels de ce roman. Et je pourrais dire le même chose de "Sa majesté des mouches". Par contre, je regrette de ne pas lire ne anglais...

    Posté par Loula, 31 janvier 2009 à 18:40 | | Répondre
  • A travers tous ces commentaires, je me rends compte que c'est un livre à lire absolument....en plus ton commentaire m'intrigue énormément, j'ai envie en ce moment de lectures particulières...qui marquent.

    Posté par Jumy, 01 février 2009 à 12:15 | | Répondre
  • Pour te répondre, je l'ai lu pendant des vacances, il m'avait été conseillé par une amie. Je crois qu'il était au programme de 3e dans certaines classes mais je ne l'ai jamais étudié. Dommage d'ailleurs (quand on voit certains trucs obligatoires au collège ou au lycée...)

    Posté par Lou, 01 février 2009 à 15:37 | | Répondre
  • j'apprécie beaucoup la teneur et la prestance de ton billet qui est complet et d'une grande qualité, je sais ce que contient ce livre et tu en as tellement bien parlé que je l'inscris! je ne connais pas du tout l'auteur et même si la noirceur est présente, ton avis est plus que convaincant! c'est noté merci pour cette découverte!

    Posté par lael, 02 février 2009 à 08:00 | | Répondre
  • Erzébeth : il s'agit du livre d'Emmanuel Goldstein ;o)

    Emeraude : n'hésite pas à le lire quand tu en éprouveras l'envie, c'est vraiment un roman à connaître !

    Levraoueg : le livre d'Emmanuel Goldstein, que les membres de la Fraternité doivent lire ! ;o)
    Sinon, moi aussi je compte sur les blogs pour garder la mémoire...

    Loula : j'ai été étonnée de constater que ce livre est vraiment très accessible en anglais, alors une relecture en VO doit très bien passer.

    Jumy : alors tu peux te jeter sur ce roman ! ;o)

    Lou :j'ai l'impression qu'il est quand même étudié, les romans principaux d'Orwell sont souvent très présents sur les présentoirs scolaires.

    Merci Laël, tu es adorable )) J'espère que ce livre te marquera beaucoup toi aussi !

    Posté par Lilly, 02 février 2009 à 10:55 | | Répondre
  • En dehors de "1984" (dont tu parles très bien) et "La ferme des animaux", peu de lecteurs ont lu d'autres livres de George Orwell et c'est bien dommage !! C'est un auteur à (re)découvrir d'urgence pour sa vision très réaliste des événements. Je pense particulièrement à "Hommage à la Catalogne" et à son engagement dans la guerre d'Espagne où sa perception du colonialisme anglais. Vraiment à lire, Lilly ...

    Posté par Nanne, 04 février 2009 à 22:02 | | Répondre
  • Comme les trois quart de tes commentateurs je l'ai lu il y a longtemps, à l'époque la forme m'avait ennuyée mais j'en était ressortie terrifiée et je crois que je le suis encore. Bizarrement je me souviens très précisément de certaines scènes, et Big brother est resté pour toujours ma hantise (c'est bizarre d'ailleurs que certain livre qu'on a pas forcément adoré nous marquent aussi profondément alors que d'autres adorés sur le moment ne nous laisse qu'un souvenir fugace...)

    Posté par yueyin, 06 février 2009 à 10:00 | | Répondre
  • Nanne : j'avais déjà noté "Une fille de pasteur". De toute façon, je pense que lorsqu'on aime un auteur, on farfouille quand même afin de trouver ce qu'il a écrit, même le moins célèbre.
    Sur la guerre civile espagnole, j'ai encore "For whom the bell tolls" d'Hemingway en attente...

    Yueyin : moi aussi je suis souvent étonnée de voir comment un livre apprécie, mais pas adoré sur le moment, peut prendre toute sa signification plus tard. Je pense à "Gatsby", beaucoup aimé, mais moins que beaucoup d'autres. Une de ses citations me poursuit depuis des semaines !

    Posté par Lilly, 07 février 2009 à 09:50 | | Répondre
  • Eh ben moi, j'ai espérer jusqu'à la fin de voir une note positive, mais la dernière phrase m'a totalement mis le moral à zéro, et je me souviens m'être dit qu'il n'y avait plus aucun espoir. Je me souviens aussi que ce livre m'a vraiment déboussolée, j'aime beaucoup ce genre de livres sur le "totalitarisme total" et bien souvent je me révolte, même si je sais que c'est de la fiction. Il est si facile finalement d'en arriver là que ça fait peur

    Posté par Virginie, 10 février 2009 à 21:23 | | Répondre
  • Virginie : je n'aurais pas aimé une fin optimiste, elle aurait été trop facile. Celle-ci est cynique et vraie.

    Posté par Lilly, 11 février 2009 à 12:49 | | Répondre
  • je suis tout à fait d'accord, en même temps j'aime bien ce qui finit mal aussi, mais ça ne m'a pas empêchée de me sentir totalement désespérée;o)

    Posté par Virginie, 11 février 2009 à 20:21 | | Répondre
  • Virginie : tu me fais rire ;o) C'est certain que l'on a du mal à garder le sourire en quittant ce livre. Mais bon... on n'en est pas encore là !

    Posté par Lilly, 13 février 2009 à 17:34 | | Répondre
  • C'est un livre fondamental pour moi. Plus que le style, ce sont les idées qu'il véhiculent que je trouve importantes. Comme tu le souligne, le nouveau langage est perturbant et pourtant très lucide. C'est vrai, comment se révolter contre une chose à laquelle on n'arrive même pas à penser, faute de mots pour la définir. Et toutes les idées émises par Orwell et qui sont encore terriblement d'actualité, comme la manipulation des informations, la réécriture de l'histoire, qui sont faites de nos jours sous une forme plus perverse.
    Et se dire aussi que ce livre a servi à fonder la première émission de téléréalité (mais est-ce que les concepteurs avaient pris la peine de le lire???).
    Bref, je trouve que sa lecture devrait être obligatoire en secondaire. Malheureusement, la traduction française est exécrable. Toutefois, je n'ai pas encore lu la toute dernière traduction de l'année dernière.

    Posté par Cachou, 05 avril 2009 à 10:28 | | Répondre
  • Cachou : je suis totalement de ton avis. J'aurais bien aimé le lire dans le secondaire, il illustre très bien des thèmes que l'on aborde dans plusieurs matières.
    Pour la traduction, je ne sais pas, je l'ai lu en anglais (j'aime énormément cette couverture en plus), et je compte continuer en VO avec Orwell.

    Posté par Lilly, 05 avril 2009 à 11:46 | | Répondre
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