resize_2_Gallimard ; 127 pages.
Traduction de Jean-François Ménard.
V.O. : The Tales of Beedle the Bard. 2008.

Je suis complètement débordée en ce moment, donc je m'excuse d'être encore plus lente que d'habitude à répondre aux commentaires... J'essaie de me tenir à jour dans mes billets, mais même mes lectures sont complètement désordonnées. Je lis trois livres en même temps, et je suis très ennuyée : deux d'entre eux mériteraient toute mon attention. Si je vous dis qu'il s'agit de A tale of two cities et de Titus d'Enfer, vous comprendrez aisément mon embarras... 

Histoire de me changer les idées, je vais vous parler d'une lecture récente que j'ai plutôt appréciée. Contrairement à beaucoup d'autres fans de la saga Harry Potter, je n'attendais pas vraiment ce livre comme le Messie. J'ai adoré les sept tomes de la saga, et j'avais peur qu'un simple petit ouvrage d'une centaine de pages (écrites en très gros et très très aérées) ne soit guère capable de me convaincre. Je ne m'apprête pas à vous annoncer que je tiens là LE livre des décennies à venir, mais Les Contes de Beedle le Barbe mérite qu'on s'attarde dessus.

Il s'agit d'un recueil de cinq contes pour enfants sorciers, écrits à la manière des contes merveilleux traditionnels que nous connaissons. Dès l'introduction, J.K. Rowling nous replonge dans le monde qu'elle a créé en nous resituant Beedle le Barbe, et en ajoutant quelques anecdotes, comme le fait que la traduction est de Hermione Granger, à partir des runes anciennes. Chaque texte est suivi de notes du professeur Dumbledore, qui lui aussi remet en contexte les contes. Personnellement, le conte qui m'a le plus plu est La fontaine de la bonne fortune, la fin m'a beaucoup fait rire.
Il est certain que ce recueil ne révolutionne pas le genre, que J.K. Rowling tombe dans des travers qu'elle avait pourtant évités jusque là (je pense notamment à l'acharnement sur les Malfoy, on avait compris que la plupart des membres de cette famille avaient des idées nauséabondes), et qu'il vaut mieux être un (jeune) amateur de Harry Potter pour apprécier, mais c'est bien sympa à lire comme ça quand même...