Son absence ; Justine Augier
J'avais repéré très tôt ce titre de la rentrée littéraire, parce qu'il était chaudement recommandé par ma librairie. Je l'ai donc ouvert avec enthousiasme, même si l'avis de Clarabel m'avait intriguée.
Aria a disparu depuis de longs mois, alors sa mère fait appel à un écrivain public, le narrateur de l'histoire, afin qu'il reconstitue le passé de sa fille.
Je dois dire que ce livre est une déception pour moi. La première chose que l'on remarque est l'écriture de Justine Augier. Elle est très travaillée, de façon à la rendre chantante pour qu'elle accompagne le récit en le dynamisant et en créant une atmosphère de délicatesse.
Le gros souci est qu'il n'y a pas grand chose à accompagner. L'écrivain public chargé de raconter l'histoire d'Aria nous livre un récit complètement superficiel. Soit il nous parle d'Aria comme si nous la connaissions depuis des années quand ce n'est naturellement pas le cas, et elle nous paraît de ce fait très lointaine. Soit il nous livre des anecdotes inintéressantes, qui la laissent également dans le brouillard. Je n'ai rien contre les personnages énigmatiques, mais Aria n'a rien de quelqu'un de fascinant, et l'obsession qu'elle provoque chez l'écrivain à qui sa mère a fait appel est difficile à comprendre.
D'ailleurs, cet homme antipathique ne sert pas à grand chose en fin de compte. Je pensais qu'il devrait faire des recherches, mais il se contente de nous livrer son travail final.
J'ai lu ce livre jusqu'à la dernière page, mais le ton employé n'a pas changé. Ce n'est pas chargé d'émotion comme Justine Augier l'avait manifestement prévu, mais monotone, lassant, et alors que livre s'achève sur la déception d'un personnage que nous n'avons pas appris à connaître, impossible d'être touché. Même Aria ne m'intéressait plus à ce stade. Avec ce livre, j'ai eu l'impression de lire des pages vides, que j'oubliais au fur et à mesure que je les tournais. Tant pis.
Merci à Clarabel pour le prêt.
Commentaires sur Son absence ; Justine Augier
- Ouah ! tu as fait vite !
)
Finalement, même jugement. C'est dommage. Je crois que l'écriture, très travaillée (c'est vrai), est finalement TROP travaillée et ça devient un handicap - en plus d'un propos qui se révèle de plus en plus creux.
Non moi j'ai abandonné en cours de route, ne voyant rien venir. Cela devenait pénible de se forcer, et je n'aime pas ce genre de frustration.
Attendons le suivant, Justine Augier reste un jeune auteur à découvrir !
Tu en as touché quelques mots à ta libraire ??? Qu'elle nous explique ?! - Clarabel : je l'ai commencé, et j'ai réalisé que si je ne le lisais pas d'une traite, je n'aurais jamais le courage de le reprendre. En fait, je crois que tu n'as rien raté du tout. Apparemment, ce livre est censé susciter chez nous des émotions incroyables. Visiblement, nous n'avons pas de coeur ;o)
- DelireGirl1 : en fait, c'est plutôt ma curiosité qui a été piquée. La littérature française actuelle n'est pas du tout ma tasse de thé en général. Pour le moment, je n'ai eu aucun livre qui m'a marquée plus que ça en cette rentrée littéraire...
Gambadou : tu as raison je pense ;o)
Erzébeth : je m'attendais vraiment à une bonne intrigue, mais alors là...
Clarabel : J'aime bien enfoncer les gens, mais là j'avoue que j'y suis allée de mon plein gré ;o)

















