215237x_1_Time Warner Books ; 464 pages.

Comme vous le savez, depuis ma rencontre avec un certain vampire, j'ai quelques crises qui m'amènent à me jeter sur des romans dont les thèmes ne m'intéressent pas le moins du monde la plupart du temps. Je m'étais calmée depuis un bon moment, mais Fashion est sournoise...
Pour me donner bonne conscience (et faire des économies) j'ai commandé le tome 1 de la série Otherworld en anglais.

Le résumé de l'histoire est assez simple. Elena, la seule femme loup-garou, vit à Toronto avec son nouveau compagnon. Elle essaie de mener une vie normale, malgré son besoin d'aller régulièrement chanter au clair de lune. Les problèmes surgissent lorsque Jeremy, le chef du "Pack", laisse un message inquiétant sur son répondeur. Afin que Philip (le nouveau copain qui ignore tout) ne s'imagine pas qu'elle laisse son "cousin" dans l'embarras sans rien tenter, Elena le rappelle. Finalement, elle doit retourner là où elle a passé ses dix premières années en tant que loup-garou.

J'aimerais bien vous dire que ce livre est vachement intéressant parce que les loups-garous ne sont jamais utilisés de cette façon dans les romans de ce genre. Malheureusement pour mon honneur, non seulement je n'y connais rien, mais en plus je m'en tamponne. Je pense que les amoureux du genre trouveront ça téléphoné, guimauve, et je ne sais quoi d'autre. Pour ma part, j'ai complètement adoré ce livre, à tel point que j'ai déjà acheté les trois tomes suivants.
Deux tous petits trucs qui m'ont fait tilter quand même : les personnages censés être trentenaires ont un comportement qui me paraît plus adapté à des gens qui sont dans la vingtaine. Sinon, même si j'ai totalement adhéré au côté guimauve du livre, les "je le hais", puis "je ne l'aime pas, je ne me la joue pas héroïne qui réalise qu'elle aime le type quand il est en danger, mais en fait je réalise encore plus tard que je l'aime effectivement", ça m'agace. J'aime beaucoup les gens plein de mauvaise foi (la dernière édition du Club des Théières m'a bien fait rire), mais là Elena a davantage l'air longue à la détente qu'autre chose.

Bref, pour en revenir à nos moutons, comme je vous l'ai dit, je n'y connais rien aux créatures fantastiques. Du coup,les découvrir avec ce genre de romans est un régal. Comme Fashion, j'aime beaucoup la façon dont Elena nous présente le fait que les loups-garous ont des comportements animaux en permanence (à se mordiller les oreilles, faire des bruits animaux). Même leur organisation a un côté animal : Clay est quand même bien dressé, l'honneur du chef de la meute est remis en cause par d'autres mâles...
Car même si Bitten n'échappe pas à certains clichés (dont l'auteur a pleinement conscience), les personnages ne sont pas plats. Ils ont chacun un caractère bien trempé, et ils ne manquent vraiment pas d'humour (dans le volume 2, c'est encore plus accentué pour mon plus grand bonheur).
Et puis Clay. Surtout Clay en fait. Rien à voir avec Edward niveau caractère, mais ce n'est pas à son désavantage. Parce que le petit vampire paraît assez lisse quand on jette un oeil à Clay. Ce dernier fonctionne essentiellement par instinct, et n'est absolument pas troublé à l'idée de torturer ou de tuer quelqu'un qui le menace. D'un autre côté, son comportement avec ceux qu'il aime est irrésistible.

Bref, je suis atteinte d'une nouvelle obsession, et vous risquez de beaucoup entendre parler de Kelley Armstrong dans les semaines et les mois à venir.

Virginie et Stéphanie aussi ont lu ce livre.