41ZIKV910ULEdition 10/18 ; 297 pages.
7,30 euros.

" Avec Doggy bag saison 2, Philippe Djian remporte son audacieux pari : nous tenir en haleine avec le récit du destin pour le moins extravagant de la famille Sollens. L'on y retrouve le même casting de choc. Irène, la mère des frères Sollens, alcoolique et bigote ; Josianne, infirmière torride, divorcée d'un mari impotent et rancunier ; Béa, spécialiste en marketing direct sur canapé et enfin la sulfureuse Edith, accompagnée de sa fille de vingt ans, à la recherche d'un père qui se cache peut-être dans le tableau... Vraies scènes d'amour, drames en direct et vents de folie sur fond de catastrophes naturelles et de violences urbaines ! Comme si tout ce petit monde totalement halluciné avait besoin de ça ! "

J'avais beaucoup aimé la saison 1 de Doggy Bag. C'est donc tout naturellement que j'ai été contente de retrouver ses personnages. Pourtant, j'avoue que je suis assez déçue par cette saison 2.

Les personnages sont assez irritants. David et Marc s'écoutent beaucoup trop, et Victor est plus ridicule que touchant. La seule personne que j'ai continué à vraiment apprécier, c'est Josianne.
Mais il n'y a pas que les personnages qui m'ont lassée. J'ai trouvé que ce livre était moins maîtrisé que le premier tome. A plusieurs reprises c'est vraiment du n'importe quoi : les innondations + les pillages + l'enlèvement + Joël qui tombe dans le coma... Il semblerait que Philippe Djian tente de se moquer des séries télévisées avec cette série. Mais dans ce tome, je ne perçois pas le second degré, j'ai davantage l'impression que l'auteur est tombé dans son propre piège.
Par ailleurs, même si la saison 1 parlait beaucoup de sexe, j'avais eu le sentiment que c'était justifié, que ça servait l'histoire. Là, il m'a semblé que Philippe Djian nous parlait de personnages dont le seul but est de s'envoyer en l'air. C'est d'ailleurs ce qui rend les frères Sollens plutôt antipathiques, alors qu'on se rend bien compte que pour eux, il n'y a pas que ça. Pour résumer, ce livre tombe un peu trop dans la facilité et la caricature, sans que le second degré soir réellement perceptible.
Après, j'avoue l'avoir lu presque d'une traite, même si j'ai parcouru quelques passages un peu en diagonales. Pour la saison 3, je ne suis pas encore certaine de la lire...