La vallée des larmes Tome 1 ; Sonia Marmen
Édition J'ai Lu ; 701 pages.
8,40 euros.
Lettre "M" Challenge ABC 2007 :
" "Il se dégageait de cet homme une force tranquille, mais, en même temps, une rage contenue qu'une simple petite étincelle ferait exploser. Qui était-il vraiment ? [...] N'ayant plus rien à perdre, je lui avais aveuglément confié ma vie. Je ne le regrettais pas. "
À la fin du XVIIe siècle, en Écosse, la jeune Caitlin est domestique chez le terrible lord Dunning qui fait de sa vie un enfer. Ce soir-là, Caitlin le poignarde. Dans sa fuite, elle rencontre Liam Mcdonald, un Highlander qui était prisonnier au manoir. Leurs destins liés, ils regagnent le village de Liam dans les Highlands où Caitlin découvrira un peuple courageux et fascinant...
Dans cette contrée de légendes et de violence, au cœur d'une nature sauvage et belle, un grand roman d'amour et d'aventures. "
C'est chez Allie que j'ai découvert cette série de romans historiques. J'aime bien lire quelques romans de ce genre de temps en temps, et toutes les critiques étaient extrêmement positives. Je me suis donc fait offrir il y a quelques mois les deux premiers tomes, avec la ferme intention de me jeter dessus. Sauf que, les cinquante premières pages ne m'ont pas emballées. J'ai donc reposé ce livre, pour ne le ressortir que ce week-end. Cette fois, je l'ai dévoré, même s'il ne m'a pas complètement convaincue.
J'ai beaucoup aimé le fait de retourner en Ecosse après avoir lu L'appel du passé. Le gros point fort du livre est son côté historique (heureusement, c'est le plus important pour un livre qui se veut historique...). Outre le décor, Sonia Marmen nous raconte certains épisodes de l'histoire de l'Ecosse par le biais de dialogues entre ses personnages. Mais c'est surtout à travers la personnalité de Caitlin, de Liam, et des autres, que Sonia Marmen nous entraîne dans l'Ecosse de la fin du XVIIe, où l'on parle le gaëlique, où l'on croit aux fées et où les Highlanders tentent d'affirmer leur culture face à l'occupant anglais.
Cependant, j'ai trouvé que Sonia Marmen en faisait trop sur certains plans. Trop de "putain de merde", trop de "fils de pute". J'ignore si ces expressions étaient courantes ou pas en Ecosse à la fin du XVIIe. Je me doute bien que le registre soutenu ne devait pas être employé par tout le monde. Il n'empêche que la façon dont ces insultes parsèment le livre me donnaient davantage l'impression d'être dans une rue de Paris au XXIe siècle qu'au milieu des Highlands, sous Guillaume d'Orange.
Surtout, il y a trop de clichés. La jeune fille violée qui se fait sauver par un homme au regard irrésistible dont la femme et le fils son morts, qui en tombe amoureuse, mais qui craque aussi sur le petit frère, lequel a une fâcheuse tendance à apprécier les jeunes filles que ramène son frère... Et je ne vous parle pas de la belle Meghan qui aime Liam, mais qui a aussi couché avec C., et avec E., et puis I., dont le père n'est pas le père parce que la mère a eu une liaison avec le père de Truc et Bidule...
J'avoue que je vous présente les choses de manière un peu grossière, et je mentirais en disant que ces histoires abracadabrantesques ne m'ont pas touchée. Ces personnages qui font ce livre, je les ai aimés, je me suis inquiétée pour eux, j'ai souffert avec eux. Ces nombreux drames qui ponctuent l'histoire, et qui me semblent un peu énormes, ont aussi pour but, à mon avis, de montrer la fragilité des choses aquises. De plus, les romans historiques contiennent souvent beaucoup de guimauve (et mon côté fleur bleue n'y est pas insensible...).
Toutefois, je ne suis pas aussi enthousiaste que les critiques que j'ai lues ici et là, et qui étaient toutes excellentes. Et j'ai beau avoir le Tome 2, je pense que j'attendrais un peu avant de le lire.
Commentaires sur La vallée des larmes Tome 1 ; Sonia Marmen
- Le Québec meuble à l'heure actuelle les rayons des bibliothèques avec une avalanche de romans historiques. La plupart sont en deçà des qualités que l’on est en droit d’exiger d’une œuvre. Ce sont des best-sellers si on définit le genre par le nombre de pages. Sur le strict plan littéraire, leurs valeurs ne valent pas le détour si l’on connaît Janes Austen et d’autres étoiles du genre. Les romans québécois sont des ramassis de clichés écrits à un rythme qui dénote le manque de professionnalisme des auteurs québécois. Ceux qui valent le détour sont peu nombreux, et ce n’est pas leur originalité qui retiendra notre attention. Parmi eux, il y a Francine Ouellet, Daniel Poliquin (un Ontarien), Bertrand Vac, Noël Audet, Micheline Lachance. Les autres profitent de la vogue du genre pour ramasser la manne. Si l’aspect littéraire d’un roman compte pour peu, on pourra toujours apprécier sa lecture.
- Moi j'ai adoréeje suis québécoise et une fan de Sonia Marmen, elle a un beau style décriture. Un genre bien a elle lors qu,elle décrit l,environnement ou évoluent tout ses personnages tous plus attachants les un que les autres.
Dans la série le tome 3 et le 4 sont les meilleurs lors que l'histoire se situe en Nouvelle France. - Chacun ses lectures Dame Lilly!
Le commentaire posté par Paul-A. Proulx est cependant pas des plus éclairé. POur qui se prend-t-il? Il connait bien peu toute les merveilles qu'on trouve par chez nous. Il n'y a pas que la littérature classique qui compte quoi qu'elle soit un vrai plaisir. Manque de professionalisme??? Manque de jugement de sa part plutôt.
Marie Laberge, Andrée Mathieu, Anne Robillard, Patrick sénécal, Gabrielle Roy, Anne Hébert,Arlette Cousture, Nelligan
Si eux ne sont pas professionnels...
(J'en nomme que trop peu) - Pixelle : il fait quand même quelques exceptions...
Je connais très peu d'auteurs québécois pour avoir un avis sur la question, mais on a le droit d'être déçu par les auteurs actuels de son pays (ou d'un autre). Pour ma part, j'ai énormément de mal avec les auteurs français d'aujourd'hui, et je n'ai pas l'impression de faire preuve de snobisme en pensant cela ;o) - Le sujet parait clos depuis un moment déjà, mais je découvre ce blog !
Je suis absolument fan de cette saga, le tome 2 étant mon préféré. (J'adore Marion^^) Je passe ma vie à les lire et relire^^ Tellement fan, que cette année, je suis en Ecosse pour un an, j'étais ce weekend à Glencoe, et vraiment, les paysages sont magnifiques. Et c'est comme si je mettais des images sur les lieux décrits par Sonia Marmen.
Pour dire, que ces livres m'ont fait découvrir et aimer l'Ecosse. Alors bien sûr c'est pas du grand roman, mais les personnages vous embarquent et le fait d'avoir traverser la Manche pour un livre, ça en dit aussi beaucoup ! - Allie : J'ai quand même passé un bon moment. Je dois mal m'exprimer, mais ces personnages m'ont vraiment touchée. C'est juste que certaines choses ont un peu gêné ma lecture. Il est probable que j'en garderais un bon voire un très bon souvenir (et que je lirais le tome 2). J'en attendais peut-être trop...
Morwenna : c'est un peu la loi du genre ce côté romanesque, Sonia Marmen en a peut-être juste fait un peu trop
Lamousmé : c'est sûrement moins léger que les Harlequin (je n'en ai jamais lu...)
- Moi aussi j'ai ressenti ce côté cliché voir gnan-gnan. Mais j'ai dévoré cette série. He oui, mine de rien, on s'attache très vite à ces personnages. J'ai lu les 4 tomes de chez France loisirs dont les couvertures m'ont de suite plu. Pour tout te dire, mon préféré est le 4° tome. J'en suis ressortie toute triste à l'idée de les quitter. Je les ai lu en 2006. Il faudra aussi que j'en fasse une note.
- J'ai adoré!Pour ma part j,ai adoré la série coeur de gael. Le dernier m'a particulièrement touché. Je ne voulais pas que ca s'arrete j'en voulais encore. Et quand j'ai vue qu'elle avait écrit un autre livre (La fille du pasteur cullen) je l'ai acheté tout de suite et je l'ai grandement apprécié! Je vous le conseil! Elle a le don de mélanger histoire d'amour avec des faits historique et jadore ce mélange!









