17 avril 2007
Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran ; Eric-Emmanuel Schmitt
Edition Magnard ; 110 pages.
5 euros.
" Paris. Rue bleue. Dans les années 60. Moïse, onze ans, mal aimé, supporte comme il le peut de vivre avec seul avec son père. Monsieur Ibrahim, le vieux sage, tient l'épicerie arabe et contemple le monde de son tabouret. Un jour, le regard de monsieur Ibrahim rencontre ce lui de Momo et, de conversation en conversation, la vie devient plus souriante, les choses ordinaires extraordinaire... "
J'ai découvert il y a peu Eric-Emmanuel Schmitt. J'ai découvert il y a encore moins de temps que ces contes sur la religion que je cherchais à la bibliothèque, je les possédais déjà... (pour ma défense, je les ai reçus de mes proches, dans des cartons jamais vraiment explorés de mon appartement).
Eric-Emmanuel Schmitt a une conception de la religion qui me permettrait presque de devenir croyante. Il la voit comme un pont entre les gens, comme quelque chose dont il ne peut ressortir que de la solidarité et de l'amitié. C'est un peu pour une foi en l'être humain qu'il se prononce, et cette foi, j'aimerais la posséder...
Cette histoire est un peu tristounette, celle d'un garçon qui n'a pas vraiment d'enfance, et qui décide de faire l'apprentissage de la vie. Il (re)rencontre l'épicier du coin, Monsieur Ibrahim, qui va lui servir de guide.
Si vous recherchez un style d'écriture remarquable, une histoire vraisemblable, passez votre chemin. Mais si vous voulez rire un peu, aimer ce petit Momo, ce Monsieur Ibrahim, et ressortir de votre lecture avec le sourire de l'apaisement, jetez-vous dessus.
