Vingt-Quatre heures d'une femme sensibles ; Constance de Salm
Édition Phebus ; 189 pages.
10 euros.
" Véritable petit bijou, ce roman épistolaire publiée en 1824 se présente comme une variation sur la jalousie et ses affres. Confrontée à l'image obsédante de son amant disparaissant dans la calèche d'une autre beauté au sortir de l'opéra, notre héroïne tente de comprendre et de calmer les milles émotions qui l'assaillent. Au cours d'une nuit d'insomnie et d'une journée perdue à guetter un signe de celui qui -semble-t-il vient de la trahir, elle ne trouve d'autre consolation que de lui écrire. Quarante-quatre lettres pour dire vingt-quatre heures de fièvres, de doutes et de désespoir.
Cet unique roman de roman Constance de Salm bouleversera tous les amoureux de Stefan Zweig et de Marcelle Sauvageot. Poétesse et dramaturge, celle que l'on surnommait " la muse de la Raison " défendit ardemment la cause féminine et tint un brillant salon littéraire, ou se côtoyèrent Alexandre Dumas fils, Paul Louis Courier, Stendhal et Houdon. "
Comme le dit la quatrième de couverture, ce livre est absolument sublime. Le style est élégant, délicat, plein de sensibilité. Cela se retrouve dans l'histoire du livre. En fait, je n'ai pas grand chose à vous dire, sinon qu'il faut lire ce roman.
Cette femme qui écrit a les mêmes sentiments que n'importe quelle femme doutant de l'homme qu'elle aime. Son imagination déborde de pensées douloureuses tellement elle est tourmentée. Elle souffre, elle pleure, ne se contrôle plus. Dans une société où la dignité est fondamentale, c'est s'exposer à la réprobation générale. Mais lorsque l'on voit sa raison de vivre s'échapper, quelle que soit l'époque ou le lieu, il est difficile de se soucier d'autre chose que de sa douleur.
On suit cette héroïne dans ses pensées, on apprend à l'apprécier. Elle nous dépeint celui qu'elle aime et nous le fait aimer. C'est vraiment nous que l'on retrouve dans ces lignes. Sauf que cette femme a un talent épistolaire que nous n'avons pas (moi non en tout cas) ...
" n'as-tu donc jamais éprouvé que le dernier mot que l'on se dit en se quittant laisse dans l'âme une impression qui dure jusqu'à ce que l'on se revoie ? " (page 16)
" Que me parle t-on de déshonneur ! S'il fallait paraître devant le tribunal de l'honneur même, je dirais : Je l'aimais ; ce mot suffirait pour ma défense. Que dirais-tu pour la tienne ? " (page 131)
L'avis de Clarabel (je sais que j'ai vu ce livre sur un autre blog, mais impossible de me rappeler lequel).
Remarque : Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais je trouve qu'il y a une certaine ressemblance entre ces couvertures :



Commentaires sur Vingt-Quatre heures d'une femme sensibles ; Constance de Salm
- Chien errant : des femmes qui se mettent dans un état pareil, parfois pour rien, j'en connais un certain nombre. Elles ne l'écrivent peut-être pas aussi joliment, mais la souffrance est la même. D'ailleurs, si on se reconnait si facilement dans l'héroïne, c'est bien parce qu'elle nous ressemble, non ?
- Chien errant : je ne pense pas qu'il faille être capable de se suicider par amour pour prouver que l'on est sensible. Le suicide peut par ailleurs être vu comme un manque de sensibilité. Je ne vous raconterais pas ma vie, mais quand on est capable de faire autant de mal aux gens qui nous aiment, je crois qu'il est légitime de se demander qui manque le plus de coeur. La sensibilité est un trait de caractère qui peut s'exprimer d'un certain nombre de façon, et parfois qui reste totalement enfoui. Les gens qui restent de marbre en apparence peuvent aussi éclater quand plus personne ne les voit. Ou ne pas y arriver parce qu'ils n'en ont plus la force.
- Il est sublime ce livre, c'est vrai, tu fais bien de le souligner Lilly !!!! J'ai moi aussi adoré son style et je ne me sens bien incapable d'écrire de la sorte, d'ailleurs qui le pourrait encore de nos jours ? Tellement élégant, raffiné et follement romanesque .. ahlala !!! cet art de la plume, comme j'aime ça !
Je me doute que le stand Phébus doit être bien alléchant, hein Mam'zelle Lamousmé, moi j'ai craqué pour d'autres titres du catalogue, miam, je me pourlèche les babines !!!!
J'adore leurs publications, c'est tout.
Et pis c'est une très bonne idée de mettre en parallèle toutes ces couvertures avec des nuques, comme c'est sexy une nuque. C'est Aria qui me disait que la nuque était la partie qui ne vieillissait jamais !
) Oui, plus chic & sexy, on ne trouve pas mieux !!!
- Bill : on dirait bien
Allie : Je n'avais pas pensé à "Quand tu es parti". Mais la couverture est moins centrée sur la nuque. Ces trois là, on les confond facilement je trouve.
Choupynette : un jour il faudra que tu publies ta LAL. J'aimerais vraiment voir la taille qu'elle fait
)
Lamousmé : effectivement, tu n'avais aucune chance de t'en sortir
)
Maeve : Ce qui est étrange, c'est que ce sont trois éditions différentes...
Clarabel : Je suis aussi conquise que toi par le style. On devrait réapprendre à écrire comme ça à l'école
)
Il faudrait que je prenne une photo de ma nuque sinon, pour vérifier si dans quelques années, c'est toujours la même













