17 février 2007

La confusion des sentiments ; Stefan Zweig

2253061433Édition Le Livre de Poche ; 126 pages.
3,50 euros.

Lettre "Z" Challenge ABC 2007 :

" Au soir de sa vie, un vieux professeur se souvient de l'aventure qui, plus que les honneurs et la réussite de sa carrière, a marqué sa vie. A dix-neuf ans, il a été fascine par la personnalité d'un de ses professeurs ; l'admiration et la recherche inconsciente d'un Père font alors naître en lui un sentiment mêlé d'idolâtrie, de soumission et d'un amour presque morbide. Freud a salué la finesse et la vérité avec laquelle l'auteur d'Amok et du Joueur d'Echecs restituait le trouble d'une passion et le malaise qu'elle engendre chez celui qui en est l'objet. Paru en 1927, ce récit bref et profond connut un succès fulgurant, en raison de la nouveauté audacieuse du sujet. Il demeure assurément l'un des chefs-d'œuvres du grand écrivain autrichien. "

Encore un très bon moment avec ce roman de Stefan Zweig. Ce livre fait tellement appel aux sentiments qu'il est difficile d'en parler.
Malgré un monologue presque continu, l'auteur parvient à captiver son lecteur. Tout au long du livre il y a une ambiance tendue à l'extrême, entre le lecteur et les personnages, entre le professeur et son élève (Roland), entre le professeur et sa femme, et entre la femme du professeur et l'élève. Très rapidement, je me suis doutée que le gouffre silencieux qui séparait les deux personnages principaux et qui faisait souffrir le jeune Roland, cachait un secret terrible (à l'époque de rédaction du livre). Le dénouement délivre autant qu'il est douloureux. Alors qu'il semblait être en position de force, avoir anéanti son élève, le professeur s'effondre. Mais là encore, bien qu'il parte, l'élève ne pourra jamais plus tenter d'ignorer ce qui s'est passé. C'est avec un sentiment d'amour mêlé de peur et de dégoût, toujours aussi fort, que Roland a vécu. Ce récit est pour lui un hommage autant qu'une confession.
Encore une fois, Stefan Zweig explore une zone qu'il maîtrise à merveille, la zone entre la passion et la folie humaine.

Autre titre que j'ai prévu de lire : Vingt-quatre heures dans la vie d'une femme, que je confonds tout le temps avec la nouvelle Lettre d'une inconnue que j'avais adorée.

Les avis de Papillon et de Lisa.

Posté par lillounette à 08:51 - - Commentaires [18] - Permalien [#]


Commentaires sur La confusion des sentiments ; Stefan Zweig

    Oeuvre très émouvante de Zweig, sur la fascination et une sorte d'initiation... J'ai beaucoup aimé ce livre sur le "transfert", comme disent les psys

    Posté par jo du livrophile, 17 février 2007 à 10:46 | | Répondre
  • J'avais beaucoup aimé ce roman. Il est subtil et émouvant, plein de sensibilité et en même temps cruel.

    Posté par Caroline, 17 février 2007 à 11:34 | | Répondre
  • C'est mon préféré de Stefan Zweig!

    Posté par Anne, 17 février 2007 à 15:28 | | Répondre
  • J'ai hésité entre ce titre et "Vingt-quatre heures de la vie d'une femme" qui est la lettre Z du challenge 2007. Ton commentaire me donne envie de lire "La confusion des sentiments"...il est dans ma PAL de la bibliothèque!

    Posté par katell bouali, 17 février 2007 à 16:30 | | Répondre
  • Jo : le quoi ?!?

    Caroline et Anne : je suis comme vous

    Katell : les critiques sont excellentes pour les deux livres. A ta guise... )

    Posté par Lilly, 17 février 2007 à 17:04 | | Répondre
  • J'ai beaucoup aimé moi aussi, contente que ça t'ait plu à toi aussi ! C'est d'ailleurs un des seuls livres que j'ai lu plusieurs fois.

    Posté par Marie, 17 février 2007 à 17:39 | | Répondre
  • Connais pas ce roman, mais je note sans hésiter !

    Posté par Florinette, 17 février 2007 à 18:52 | | Répondre
  • Un vrai chef d'oeuvre qui m'a fait découvrir le monde de Stefan Zweig...

    Posté par InColdBlog, 17 février 2007 à 21:51 | | Répondre
  • Marie : Je ne sais pas si je le relirais (moi aussi je fais peu de relectures), mais je suis ravie d'avoir lu ce roman )

    Florinette : Tu as bien raison

    InColdBlog : Je compte bien continuer moi aussi à découvrir Zweig

    Posté par Lilly, 17 février 2007 à 22:08 | | Répondre
  • Merveilleux Zweig : je n'en ai encore lu aucun qui m'ait déçue.
    Et merci pour le lien

    Posté par Papillon, 18 février 2007 à 09:28 | | Répondre
  • Papillon : c'est vrai que Zweig est une valeur sûre. Je t'en prie, j'aime beaucoup ton blog

    Posté par Lilly, 18 février 2007 à 12:11 | | Répondre
  • Je l'ai lu plusieurs fois. J'avoue avoir été gêné, mal à l'aise devant ce texte malsain quant à la relation entre le maître et le disciple. Mais c'est un texte sublime sur la passion, les sentiments subtiles, indicibles.
    Je te conseille Le Joueur d'échecs, un roman bref sur la liberté.

    Posté par Anne-Sophie, 18 février 2007 à 12:46 | | Répondre
  • Anne-Sophie : C'est vrai que cette relation a quelque chose de malsain, on est au bord de la folie. Sinon, j'ai déjà lu (et adoré) "Le joueur d'échecs".

    Posté par Lilly, 18 février 2007 à 13:08 | | Répondre
  • Moi aussi je l'ai relu plusieurs fois et j'ai adoré le joueur d'échec..c'est un auteur qui marque et qu'on oublie pas0

    Posté par beatrix, 18 février 2007 à 19:18 | | Répondre
  • Beatrix : Je suis tout à fait de ton avis. Zweig sait nous toucher en profondeur. C'est sans doute ce qui nous plaît tant...

    Posté par Lilly, 18 février 2007 à 19:32 | | Répondre
  • La pitié dangereuse, Amok, le confusion des sentiments, 24 heures de la vie d'une femme, Clarissa, la peur, le chandelier enterré...et les autres. Je les ai tous aimé !
    http://dlivresetdchamps.canalblog.com/archives/2007/02/15/4015181.html#comments

    Posté par Bellesahi, 21 février 2007 à 21:34 | | Répondre
  • aimés !!! Oups !

    Posté par Bellesahi, 21 février 2007 à 21:34 | | Répondre
  • Bellesahi : Je ne connais pas beaucoup de titres de Zweig. Merci pour les références

    Posté par Lilly, 21 février 2007 à 22:47 | | Répondre
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