2070428656Édition Folio 2 Euros ; 109 pages.
2 euros.

" Dans un bar enfumé à Londres, deux scénaristes s'escriment à peaufiner leur texte, tandis qu'à Hollywood les grosses machines du marketing éditorial s'affairent pour lancer sur le marché mondial le nouveau sonnet d'un poète anglais - un producteur songe même à en faire un remake !
Comment faire bonne figure lors d'une course à pied dans l'école huppée de son fils, lorsqu'on est un petit malfrat récemment divorcé et toujours amoureux de sa femme, bisexuel et qu'on s'est fait tabasser la veille ? Entre vision iconoclaste du milieu de l'édition et errements sexuels et sentimentaux de personnages pathétiques, Martin Amis dresse avec un comique décapant un portrait du monde anglo-saxon. "

Mouais. Voilà une lecture plutôt sympathique, mais dont je risque de ne pas me souvenir dans quelques temps. Ça se lit, mais "comique décapant"... il ne faut pas exagérer. Ou alors nous n'avons pas le même humour, l'éditeur et moi. C'est vrai qu'un homme qui téléphone à sa femme à qui il a demandé d'aller se cacher derrière un buisson pour la supplier de le reprendre, ça fait sourire.
Mais ces hommes, quand même, Martin Amis ne nous dresse pas d'eux un portrait flatteur, loin de là. Les femmes, quant à elles, servent davantage à décorer qu'à autre chose.
En fait, j'ai eu l'impression que ce n'était pas un monde réel que nous décrivait Martin Amis. L'histoire d'un poète qui écrit un sonnet qui se transforme en remake... j'ai trouvé ça un peu étrange. De même, la relation entre Mal et sa nouvelle compagne. En revanche, la relation du père avec son fils, et celle d'Eliza et de Mal prête à sourire.

S'il y a parmi vous des connaisseurs de Martin Amis, je serais ravie d'en apprendre un peu sur cet auteur. Peut-être pourrais-je apprendre à l'apprécier davantage.