Lanzarote et autres textes ; Michel Houellebecq
Édition J'ai Lu (Librio) ; 90 pages.
« Vous-avez passé une bonne journée ? attaquai-je avec déconcentration. J’ai supposé que vous aviez fait l’excursion pour Fuerteventura.
- C’est exact. » Il secoua la tête avec indécision avant de répondre :
- « C’était nul, complètement nul.
- Aucun intérêt, vraiment.
- Et maintenant, j’ai fait toutes les excursions proposées par l’hôtel.
- Vous restez une semaine ?
- Non, quinze jours », dit-il accablé.
Effectivement, il était dans de beaux draps. Je lui proposai un cocktail. »
Incisif, railleur, de cette même plume grinçante que nous lui connaissons, Michel Houellebecq s’épanche ici sur les affres du touristes, pauvre écorché des voyages organisés. Dans ce recueil, l’auteur nous livre sa vision, amère, de la fin d’un siècle, sur la littérature, le progrès, les rapports amoureux, le monde en général.
Tout ça pour ça. C'est un peu ce qui ressort de ma lecture de Lanzarote (et des ébauches qui complètent mon Librio). Certes, Michel Houellebecq traite de sujets actuels et de phénomènes réels sans mâcher ses mots. Mais j'ai quand même eu du mal à lire ces quelques pages. La première nouvelle m'a rappelé, au début, La fascination du pire de Florian Zeller. Cependant, au bout de deux ou trois chapitres, j'ai commencé à pas mal m'ennuyer. Après, mon livre a disparu quelques jours. J'ai rangé ma bibliothèque et l'ai embarqué dans un rayon où il n'avait rien à faire (je crois que mon côté bordélique est incurable...). Je l'ai repris et terminé sans vraiment être enthousiasmée. Mais comme je l'ai dit, ce livre n'est pas sans intérêt et je comprends qu'il puisse avoir des adeptes.
Les autres textes font la taille des esquisses de Virginia Woolf, mais ils n'ont absolument pas leur charme et leur finesse (c'est même tout le contraire). Là, je n'ai vraiment pas pris. Je suis peut-être une "chochotte" (n'est-ce pas Patch ? ), mais j'ai du mal avec la provocation et la vulgarité, même lorsqu'elles ont le mérite de poser de vraies questions.
Bref, un auteur que je suis contente de connaître un peu, mais que je ne pense pas relire (on ne sait jamais).
Commentaires sur Lanzarote et autres textes ; Michel Houellebecq
- Hum... le début semblait prometteur... mais moi non plus je ne raffole pas de la vulgarité... je passe mon tour... de toute façon je dois bien l'avouer, cet auteur ne m'attire franchement pas! :S
P.S.: je vois que tu lis Maria Chapdelaine! J'aime beaucoup ce livre ♥ Ça fait bien longtemps que je l'ai lu, à relire! - Allie : j'étais sûre que tu aimais ce livre si tu connaissais. J'ai tout de suite pensé à toi quand je l'ai commencé ;D
Beloved : euh... quel genre, roman français contemporain. Il est très connu, c'est un auteur très médiatique.
Choupynette : je n'ai pas vu beaucoup de ses apparitions médatiques, mais il est vrai qu'il ne me plaît pas des masses... - Bonjour à tous !
Je n'ai lu que "plateforme" de Michel houellebecq et cela parle également de tourisme et de voyages organisés... Il n'écrit que sur ce thème ? Sinon, moi, je l'ai découvert à force d'en entendre parler, je voulais me faire une idée et j'ai beaucoup aimé. Pourquoi je l'ai aimé ? Parce que je n'ai pas vu le temps passer pendant ma lecture,qu'il a su m'intéresser avec un sujet d'une banalité pourtant affligeante, que son histoire se tient et est bien ficelée. Je reconnais le côté provocateur de l'auteur, sexe et boyaux sont de bon aloi chez lui, mais cette personnalité m'amuse. Il écrit bien, on ne peut le nier et j'admire cette capacité qu'il a à mélanger les genres, il pond un paragraphe sérieux digne d'une étude commerciale poussée, puis hop ! on tombe dans le cul de basse fosse des plus ignobles et vulgaires à la page suivante. Comme quoi, en lecture, tous les goûts sont dans la nature. Il est certain, qu'à côté, Marc Lévy peut paraître mièvre... Oups ! Je vais me faire tuer, là !
Très bonne soirée à tous !
Francine - Patch : Malheureusement, je n'ai lu que ce titre de Houellebecq...
Caroline : Je comprends tes réticences...
Francine : au contraire, je trouve formidable de ne pas avoir tout le temps le même avis ;D Comme je le dis dans mon billet, cela ne me surprend pas du tout que Houellebecq ait ses défenseurs. J'avais pris avec Zeller (qui est quand même un peu moins "cru" dans le vocabulaire employé) mais pas cette fois. On sent que l'auteur s'amuse, et tant mieux. Ca explique sans doute l'intérêt qu'il suscite. Après, il est possible que le livre que tu cites me plairait davantage...
Pour Marc Lévy, j'aime bien, et j'assume. Après tout, n'est tu pas une amatrice de Barbara Cartland ? ;D (quoique j'avais bien ri en lisant "Fiancés sans amour", j'en garde un bon souvenir
)
- Oui, j'adore Houellebeck (enfin, au moins un ) et Barbara Cartland ! Cela peut sembler extraordinaire parce que tous deux sont vraiment des contraires, mais on ne se refait pas. En fait, j'admire les auteurs qui savent raconter sans m'ennuyer, je n'aime pas l'ennui quand je lis. Ce qui est génialissime dans un roman, c'est souvent qu'on découvre à la fin où l'auteur voulait en venir, et ça, j'adore ! Bon, évidemment, je mets à part Barbara Cartland, où il n'y a aucune surprise, mais je l'aime car sa représentation de la féminité démodée et délicieusement bridée me font frémir de plaisir. Au moins, je sais pourquoi et j'assume .
- Francine : heureusement que l'on n'est pas sectaire au point de n'aimer qu'un seul genre de livre ! Je pense que les lectures sont tellement une affaire de goût que l'on ne peut pas dire "c'est nul", mais plutôt "ça ne m'a pas plu". (sauf quelques trucs qui sont vraiment infects
j'aime beaucoup faire de la mauvaise foi)
- Je me suis obligée à lire un de ses livres, parce qu'il semblait être un incontournable... J'ai lu "Plateforme" et j'ai été très déçue! La vulgarité ne m'attire pas du tout, pas plus que le sujet du tourisme sexuel. Tâche accomplie, aucun autre livre de Monsieur H. ne prendra place sur mes tablettes! Le personnage me dégoûte, trop prétentieux.











Ce livre est l'un des pires que j'ai eu l'occasion de rencontrer. La vulgarité y semble être l'un des seul axe de conduite, l'histoire est dénué d'intérêt. Je me demande ce qui peut se séduire dans ce livre
Je n'apporte pas beaucoup par mon témoignage mais il faut que j'écoule un peu de dégoût avant de terminer ces 100 dernières pages.